Le bateau ivre



 
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06072016


Il est petit. C'est dans un couloir d'institution, à Esquermes, Lille. Il est au sein de la foule comme dans le courant d'une marée. Il est petit, entre deux rives, comme le fugitif dans le feuilleton du samedi soir : traqué pour un crime qu'il n'a pas commis. Absorbé par la fébrilité ambiante. Les enfants ralentissent le rythme. On ne veut pas ne pas les aimer. Ils gardent en eux la part la plus secrète. Ils font naître le plus profond mystère, celui qui s'est estompé de notre conscience adulte. Il est...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 200
16062016



8 h 00… Le nez dans le premier café du matin, j’écoute d’une oreille endormie, le bulletin des nouvelles… Le ronron habituel d’une radio périphérique aussi débile et complaisante que ses homologues, la Voix de son maître quoi… Le commentateur ouvre le journal par ses mots : « Les établissements scolaires de Lens seront fermés le jeudi 16 juin, jour où débarqueront en ville des milliers de Britanniques pour le match Angleterre - Pays de Galles de l’Euro de football. Une décision prise pour permettre...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 165
14062016


Aux voyageuses et voyageurs des oasis d’humanité,
           Aux marcheuses et marcheurs des déserts ignorés.

Les chaises étaient dures aux derrières contrits et les sourires figés. Le café était sombre, juste un peu moins sombre que la rue noyée de pluie.
           C’était un jour comme le précédent, comme celui d’avant et celui de la semaine précédente et celui  de l’année d’avant… Il ne se disait aucune parole. On avait la bizarre impression que l’humanité était déjà au purgatoire....
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 156
14062016



“En parlant du langage utilisé au sein de l’entreprise :Cette langue obéit à cinq règles de base :L'entreprise fait «compliqué » quand on peut faire simple. Elle utilise « initialiser » à la place de commencer, verbe qui fait beaucoup trop trivial, « finaliser» au lieu du très ordinaire finir, et « positionner » pour le terre-à-terre placer. Elle choisit son vocabulaire de façon à se donner plus d'importance qu'elle n'en a réellement. «Coordonner », « optimiser », sont plus porteurs qu'«...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 163
24042016


Chaque saison, elle se réveillait nimbée dans ses secrets prometteurs. Tout le cercle l'attendait. Toute la confrérie en rêvait, de l'aïeul silencieux aux apprentis tapageurs. Elle était la révélation absolue, la manifestation de l'éternité en matière de nature (la source), de cycles (les crues), de sensations (les courants), les successions de mascarets et de passages à guet et le bouillonnement  du peuple de la rivière.
Pour les adeptes, les initiés, le réveil de la Rivière de tous les Présages était...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 169
15042016



Je suis resté le même
Inchangé… Comme un cap…
Le cap de bonne désespérance…
Plus sable que granit.
Mais toujours là…
Contre vents et marées
La moustache bien trop moustachue
Le poil bien trop poilu
Et surtout la gueule bien trop grande…
Ce rivage est bien trop lisse
Ces berges bien trop polies, sans aspérités, sans inspirations…
Terres mortes et langues de bois
Paniers de crabes et requins avides.
Contre vents et marées
Je suis resté...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 165
14042016



Les souvenirs, ce sont d’abord des odeurs… On me le faisait encore remarquer pas plus tard qu’hier. L’école, ce sont d’abord des senteurs de craie maintes fois  décrites, jamais égalées, de la poussière de soleil en été ou de la neige fondue en hiver. D’encre violette également… Oui, je ne suis plus jeune... Le stylo bille n’arrivera qu’au collège. Notre jardin secret recèle des sentiers bien souvent empruntés par des condisciples arrivés à l’étape le même jour que nous. Les repères de la route sont...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 172
12042016


“Deux barbaries sont plus que jamais alliées. La barbarie venue du fond des âges historiques qui mutile, détruit, torture, massacre, et la barbarie froide et glacée de l’hégémonie du calcul, du quantitatif, de la technique sur les sociétés et les vies humaines.” Edgar Morin.

Que peut-il manquer de fondamental à notre société tumultueuse? Vouloir écrire une chronique, c’est s’intéresser d’abord à l’humain et même si l’acidité des propos est parfois provocante, on ne peut écrire sur ses contemporains...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 173
06022016





Moi, de Georges, je ne possède que la moustache et le goût de l’irrévérence. Mais mes paradoxes septentrionaux se sont toujours bien trouvés de sa méridionale sérénité.
Je me souviens d'une promenade l'année dernière avec une amie de la famille sur le site superbe de L'abbaye de St-Michel de Frigolet si chère au cœur de Frédéric Mistral. Cette fine mouche me charriait doucement sur mes questionnements. J'avais conclu cette agréable conversation sur le fait qu'au...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 218
06022016


Une pause... Un temps...
« Lorsque l'oralité et l'écriture seront complices en ce voyage, je m'incarnerai en griot blanc. » Marc Roger
   Porter la parole… Transmettre une correspondance aux autres. N’est-ce pas une tentative un peu vaine de partager un regard, une émotion fugace ? La difficulté de l’exercice est de ne pas succomber à cette propension présomptueuse de verser dans le prosélytisme de salon. C’est un des effets déplorables de l’abus de mauvaises lectures faites  un peu dans la confusion chronique qui caractérise cette époque de palabres inutiles.
   J’ai longtemps cru, par...
 
par Pascal - Commentaires: 0 - Vues: 203
11112009

In Memoriam.




Sur les Hauts de Meuse au Sud de Verdun
Ton grand Meaulnes est couché dans la fosse commune.
In Memoriam…
4 avril à la Woëvre, Grand Gibus à bien froid
Tes boutons, cher Louis, luisent sur ta capote… Ensanglantée…
In Memoriam…
1916 est là, sur la ligne de front…
Le cheval Bleu de Franz l’emporte vers les brumes.
In Memoriam…
Comme ton ami Franz Marc, August tu préférais
Au fracas des canon, le soyeux des pinceaux…
In Memoriam…
 
par Pascal - Commentaires: 1 - Vues: 1066
23102010

Lumière rasante.
Nous nous parlons souvent de cette rivière du Cantal un soir d’été 1975.
Des vieilles femmes en fichus bleus inévitables devisent à bâtons rompus d’une rive à l’autre. Les conversations jamais ne se terminent ni ne commencent véritablement.
La lumière rasante des sursauts crépusculaires sur les gravières impénétrables donne à nos pensées un peu de cette mélancolie bienveillante qui aujourd’hui nous semble puérile.
Beaucoup d’étés se sont-ils véritablement noyés depuis les gorges de la Cère, les odeurs minérales dans...
 
par Pascal - Commentaires: 1 - Vues: 563
25102010

Les Stigmates du Pérégrin
Massif de l’Akakus.

Une ride de quartz dans un néant inconnu. Il est toujours midi ou minuit. Dans les pauses éphémères, de minuscules insectes font éclore la turbulence, un éclat métallique balayé d’insolentes buées. Une pierre brasille, unique et sans pareille, le repentir du désert est futile. La dune est brune sur l’une de ses facettes ; recherchant quelques extravagances, elle donne le rythme des cycles par sa métamorphose. Les hommes buvaient le thé sous son aile à l’ère des grands monarques, un souffle rare et puissant vibre d’un horizon à l’autre....
 
par Pascal - Commentaires: 1 - Vues: 493
03022011




L'hiver est là... Dans les esprits aussi, malheureusement... Casse-cou de pratiquer l’utopie à plus de cinquante ans, c’est presque grotesque... La vie du moment ressemble à une sortie en apnée, on touche le fond, on remonte… On coule à nouveau… Revoilà déjà la surface... Je commence un peu à fatiguer, l'âge sans doute? Je commence à ME fatiguer et également, à faire tartir les autres, enfin, je crois... Pourtant, malgré la brume, je perçois un îlot, une faible lueur vacillante qui tremblote...
 
par Pascal - Commentaires: 3 - Vues: 581
26102010

Les Stigmates du Pérégrin.
Délivrance.


Le maillage serré des néons emprisonne la cité. Suppurants, abcès béants et ulcères fumants, ils surgissent de l’ombre puis caricaturent la figure des passants, grimace grotesque des faces passives.
Depuis le périphérique Nord jusqu’à la frontière subjective du ghetto, en Occident, ils amarrent l’infime fringale de rêve aux trottoirs du réel. La pluie délave de son côté la masse des utopies.
La ville, les murs mêmes avalent les expressions, les rires et les cris,...
 
par Pascal - Commentaires: 1 - Vues: 512
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