Le bateau ivre



 
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 LA PIERRE PENSANTE

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aristee
Sacrée Pipelette
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MessageSujet: LA PIERRE PENSANTE   Jeu 17 Fév - 8:38

Il pédalait gaiement sur une route provençale.
Il venait de dépasser Sérignan et arrivait sur la Nationale 7, lorsqu’il
se rendit compte que la chaleur montait, et qu’il avait eu tort de venir si
loin. Le retour, en pleine chaleur allait être pénible.


Il fit demi tour, et d’avoir pensé à la
chaleur, la lui fit trouver insupportable.


Il lui fallait une bonne heure pour
retourner chez lui, à Grillon.


Il venait de dépasser Tulette, lorsque sur
la droite de la route, un bel arbre, sembla lui faire signe pour qu’il s’arrête
sous son ombrage. Il n’hésita pas, descendit de sa bicyclette et s’étendit sur
l’herbe déjà sèche, mais dans l’ombre agréable du grand arbre.


Il resta un long moment les yeux fermés,
goûtant une fraîcheur vraiment exceptionnelle, et pour tout dire, difficilement
explicable par ce temps de canicule.


Mais Pierre ne s’attarda pas trop à
réfléchir. Il était bien, cela lui suffisait.


Lorsqu’il s’assit, il lui sembla voir à
une vingtaine de mètres, sur le revers du fossé quelque chose qui brillait. Un
morceau de verre sans doute. Il tacha de l’oublier pour jouir pleinement de son
bien être. Mais ses yeux étaient attirés par cette brillance, qui avait quelque
chose de spécial, et en regardant attentivement, il vit que l’objet avait des
reflets rouges.


Bon. C’est un morceau de verre rouge pensa
Pierre, qui cependant sans s’en rendre compte, s’était levé pour aller voir
l’objet de plus près.


Arrivé tout à côté, il vit comme une
pierre rouge, à moitié enterrée. Il la prit en main, et constata que cet objet
était vraiment étrange.


De la grosseur et approximativement de la
forme d’un œuf, il était bicolore. Une moitié rouge, et une moitié verte. Quand
à la matière, il était difficile de se prononcer. Ce n’était pas du verre. Ce
n’était pas une pierre. La matière était translucide, la forme ovoïde n’était
pas parfaite, il y avait quelques méplats, mais si l’aspect était curieux, il y
avait quelque chose d’encore plus stupéfiant. Dès qu’il eut l’objet en main,
Pierre ressentit un merveilleux bien être.


Plus de chaleur, alors qu’il était en plein
soleil, plus aucune douleur, alors que ses mollets quelques secondes auparavant
le faisaient souffrir.





Il fut tellement surpris par ces anomalies,
que par un réflexe de peur que l’on subi
lorsque l’on se trouve en présence de quelque chose d’inexplicable, il faillit
jeter la pierre. Mais il parvint à surmonter ses craintes, et l’objet à la
main, il revint s’asseoir dans l’ombre de l’arbre.


Il examina longuement sa trouvaille, sous
tous ses angles, et ne put rien voir de spécial.


Il était tellement bien, que craignant la
disparition de cet état agréable s’il partait, il resta plus d’une heure sous
son arbre.


Lorsqu’il décida de rentrer, il mit
l’objet dans sa poche, et enfourcha sa bicyclette. Normalement, le soleil étant
déjà haut, la chaleur devrait être épouvantable, pourtant, il n’en ressentit
pas les effets. Il continuait à évoluer dans une température agréable et se
sentait profondément heureux.


Cette pierre avait elle donc des effets
magiques ? Tout en pédalant, il éclata de rire. Parce qu’il avait trouvé
un objet bizarre, il lui prêtait des vertus surnaturelles Ses pseudo effets
bénéfiques étaient certainement comparables aux effets placebo dont on parle en
médecine.


Croyance d’un autre âge ou pas, Pierre
cependant conserva l’objet dans sa poche les jours suivants, même si son volume
et son poids déformaient complètement son pantalon.


Il ne parla à personne de sa trouvaille.
Pourtant il mourrait d’envie de la faire voir. Elle était tellement magnifique.
C’est un peu comme si un énorme rubis avait été accolé à une non moins grosse
émeraude. Mais il savait que s’il la montrait à quelqu’un, il ne pourrait se
retenir de parler de ses vertus bénéfiques.


Bien sûr, il avait fait l’expérience à
laquelle tout le monde aurait pensé à sa place. Il avait caché La Chose (c’est ainsi que faute
de mieux il l’appelait) dans un endroit camouflé, au fond du jardin, et il
était parti faire un tour à bicyclette.


Il lui avait semblé qu’il était en moins
bonne forme, qu’il avait un très léger mal de tête, mais n’avait pu tirer
aucune certitude de cette expérience.


Il pensa que placebo ou non, du moment
qu’il se sentait bien avec la
Chose dans la poche, il aurait été bien bête de s’en séparer.


Il y avait un mois environ que sa
trouvaille avait eu lieu, lorsque Pierre, crut se rendre compte d’un autre
phénomène.


Lorsqu’il réfléchissait à un problème et
qu’il devait prendre une décision, il examinait des éléments contradictoires.
Mais il était seul, et ces éléments étaient présentés par lui-même. Or, il
avait l’impression qu’à côté d’éléments apportés par lui, d’autres éléments
paraissaient être apportés par une autre personne. Il était toujours seul, incontestablement,
pourtant, il lui arrivait de ne pas reconnaître sa manière de penser.


La
Chose, La
Chose, la
Chose !!! Il lui attribuait tout ce qu’il ne comprenait
pas, et Pierre se rendait bien compte que rationnellement, c’était idiot.





Rationnellement, bien sûr. Mais quelque
chose en lui, murmurait que la raison avait tort, quelque chose en lui, mais
peut être, est ce La Chose
elle-même qui lui soufflait qu’il fallait se défier de la raison.


Il n’en sortait pas. C’était inextricable.
S’il y avait une preuve, une seule preuve….


Elle vint.


Il y avait un mois et demi qu’il avait
fait sa trouvaille, et que Pierre promenait partout sa Chose. Et il se trouvait
toujours en pleine forme. Pas le moindre mal de tête qu’il avait parfois quand
il fumait trop. Hasard sans doute.


Pierre avait été invité au mariage de son
cousin. C’était un « grand mariage » avec plus de 300 invités. Dont,
beaucoup, du côté de la jeune mariée lui étaient inconnus.


En arrivant à la mairie, il vit tout de
suite une jeune femme qui pourtant ne se signalait ni par une originalité
vestimentaire, ni par une beauté exceptionnelle. Mais son charme, lui, était
indéniable, et envoûta immédiatement Pierre


Assez curieusement, elle se tenait un peu à
l’écart des groupes qui s’étaient formés. Elle semblait un peu perdue dans une
assistance où elle ne paraissait pas connaître grand monde. A moins qu’elle ne soit tout simplement d’une extrême
timidité.


Pierre se dirigea vers elle et engagea la
conversation.


-
Je suis seul,
vous êtes seule, savez vous qu’il peut y avoir une solution pour mettre fin à
cet état désagréable ?


-
Désagréable ? ce n’est pas mon avis. Si
je ne voulais pas être seule, j’aurais l’embarras du choix, et d’un geste
circulaire du bras, elle montra la foule autour d’elle.


-
Je suppose donc
que je n’ai plus qu’à vous demander de bien vouloir m’excuser pour être venu
troubler votre tête à tête avec vous-même.


-
Vous parlez toujours de cette façon ?


-
Heu…Que voulez
vous dire. ?


-
Pardonnez moi, mais il me semble que vous
parlez comme on écrit.


-
Ou comme l’on parlait il y a deux ou trois
siècles dans les milieux qui se piquaient de beaux usages ?


-
Vous définissez parfaitement votre langage.
Mais votre lucidité prouve que ce n’est pas naturel, et que votre façon de vous
exprimer était volontaire.


-
Vous êtes très perspicace Mademoiselle.


C’est
alors que se produisit un évènement extraordinaire. Il ne connaissait pas cette
jeune fille, il ne l’avait jamais vue, pourtant il recevait dans son cerveau
des informations venant de l’extérieur. Et c’est inconsciemment qu’il dit


-
J’adore votre
prénom. Béatrice, et il vous va si bien ! Je crois savoir que vous habitez
à Valence, dans la Drôme.
Que comptez vous faire plus tard lorsque vous aurez terminé
votre maîtrise de Droit ? Envisagez vous de vous associer avec votre père,
dans sa société de recouvrement ?


Béatrice était complètement
stupéfaite devant ce déballage de son curriculum vitae.


-
Que signifie
cela, Monsieur ? Vous avez fait une enquête à mon sujet ? Et pour
quelle raison ?


-
Je sais que cela va vous sembler extraordinaire,
mais je vous vois pour la première fois et je n’avais jamais entendu parler de
vous. Je sais bien, ce qui m’arrive va vous sembler fou, mais croyez moi, j’en
suis au même point que vous. Je ne comprends pas. Tout s’est passé comme si par
transmission de pensées j’ai eu connaissance des détails qui vous concernent.


-
Je suppose que vous vous moquez de moi, et je
n’apprécie pas beaucoup


Ils restèrent silencieux un
moment. Pierre était en train de peser le pour et le contre, avant de prendre
une décision, puis il finit par dire.


-
Mademoiselle, il
m’est arrivé quelque chose d’assez curieux il y a un mois et demi. Je n’en ai
parlé à personne. Absolument à personne. Vous m’inspirez confiance et c’est
vous, la première à qui je vais en parler.





Et Pierre raconta comment il avait
trouvé La Chose. Les
effets bénéfiques qu’elle avait sur lui, son impression qu’elle lui livrait des
informations, sans avoir pu établir ce fait par une preuve, Jusqu’à ce jour,
car il est évident que ne connaissant pas la jeune fille, si les renseignements
qu’il avait reçu étaient vrais, cela ne pouvait venir que d’une transmission de
pensée.


Au début de son explication, Béatrice se
montra très sceptique, elle était persuadée que Pierre était un dragueur
astucieux qui avait obtenu des renseignements sur elle et voulait » lui en
mettre plein la vue ». Puis elle douta et finit par demander :


-
Cet objet que
vous avez trouvé, vous me dites le porter constamment sur vous. C’est
exact ?


-
Exact !


-
Pouvez vous me le
faire voir ?


-
Vous serez la
première, mais oui, je vais vous montrer La Chose. Voulez vous
que nous marchions un peu pour nous éloigner. Je ne veux pas que d’autres que
vous puisse l’apercevoir.
( A suivre)
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MessageSujet: Re: LA PIERRE PENSANTE   Jeu 17 Fév - 12:54

Le pouvoir de la pierre, je sens que je vais aimer, en ce moment tout ce qui est un peu fantastique me fait rêver. (sourire).

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MessageSujet: LA PIERRE PENSANTE ( FIN)   Ven 18 Fév - 8:47

Ils s’éloignèrent sans prononcer une
seule parole, et arrivés dans une petite
ruelle du village absolument déserte, Pierre sortit La Chose et la tendit à
Béatrice. Celle-ci la prit en main, éblouie par la beauté, de ce qu’elle
considéra tout de suite comme un bijou, puis elle dit :


-
Elle est
merveilleuse ! ce rouge profond, ce vert sans aucun défaut, aucune bulle
ou autres impuretés….Et puis, c’est curieux depuis que je la tiens dans ma
main, je ressens un bien être extraordinaire.


-
Vous ne savez pas le bien que vous me faites.
Je commençais à me demander si je ne devenais pas fou. Puisque nous sommes deux à ressentir les mêmes
effets, c’est que je ne rêvais pas, je ne prenais pas mes désirs pour des
réalités.


Bien
que vous ne me l’ayez pas encore confirmé, je suis certain que les
renseignements qui m’ont été communiqués sur vous sont rigoureusement exacts.
C’est juste ?


-
C’est juste.


Après
un moment de silence, Pierre reprit


-
Il va falloir que
je trouve un autre nom à la Chose. Ce
n’est pas un simple objet. Puisqu’elle est capable (j’utilise le féminin je ne
sais pourquoi) de recueillir et de transmettre des renseignements, puisqu’elle
peut participer à des réflexions, ce n’est pas une simple chose.


-
Monsieur. Pouvez vous me la prêter un
moment ?


Après avoir l’avoir prise en main,
Béatrice dit :


-
Votre prénom est
Pierre, vous avez 23 ans, Vous venez de sortir d’une école Supérieure de
commerce, vous êtes en phase de recherche d’une situation. A mon tour de vous
demander : Est-ce exact ?


-
Parfaitement !


-
Attendez,
attendez…….


Béatrice rosit un peu mais ne dit
rien


-
Je suppose que
« l’on » vous a dit quelque chose que vous ne voulez pas répéter.


-
C’est diabolique votre Chose !


-
Nous ne pouvons pas continuer à l’appeler la Chose. Elle renseigne, transmet
par la pensée et va même jusqu’à conseiller. Dans ce corps inerte et chatoyant,
il y a un esprit, et des plus fins. J’en suis convaincu


-
Moi aussi j’en
suis convaincue, Pierre. Tenez, je vous la rends. Peut être vous dira t elle
certaines choses…. privées.


Dès
qu’il eut la pierre pensante en main, il eut la conviction que sa vie allait
désormais se dérouler en compagnie de Béatrice, et Pierre comprit alors
pourquoi Béatrice tout à l’heure avait légèrement rougi. Elle avait
certainement reçu le même message.


-
Ainsi donc,
Béatrice, il est inutile de chercher des chemins alambiqués. Les choses sont très
claires. Nous sommes voués l’un à l’autre. Cela peu sembler
incompréhensible : Il y a deux heures, nous ne nous connaissions
absolument pas, et sans nous poser aucune question, nous avons la certitude que
nous allons nous aimer et vivre ensemble.


Timidement, car tout cela l’effrayait
quelque peu, Béatrice ajouta :


-
Je crois que nous
aurons trois enfants.





-
Avez-vous remarqué une chose ? En nous
prédisant l’avenir, cette Pierre- Esprit pourrait être redoutable. Mais elle ne
nous dévoile que les aspects agréables de notre avenir. C’est merveilleux.


Pierre et Béatrice se marièrent 3
mois plus tard. Ils eurent en effet 3 enfants.


Pierre qui au moment de sa trouvaille
était en phase de recherche de situation, vit subitement toutes les difficultés
disparaître. Lorsqu’il était convoqué pour un entretien, une voix lui disait que
le poste proposé était sans intérêt, et cela se reproduisit 4 fois.


Au cinquième entretien d’embauche, il savait
qu’il fallait qu’il soit accepté dans cette société, et il n’eut aucune
difficulté, car lorsque des questions lui étaient posées, il n’avait même pas
besoin de réfléchir, les réponses étaient là, en lui toutes prêtes, et il
n’avait qu’à les énoncer.


Il intégra cette Société sans difficulté, comme
conseiller commercial, et trois ans plus tard, alors qu’il était le plus jeune
de l’équipe, lorsque le Directeur commercial partit à la retraite, c’est à lui
que le poste fut offert.


Pierre et Béatrice formaient un couple
très fusionnel. Ils s’aimaient profondément et la venue de trois enfants avait
sanctifié cette union. L’importante situation matérielle de Pierre leur
permettait une vie très aisée avec vacances aux sports d’hiver, et voyages dans
des lieux enchanteurs, durant les vacances d’été.


De temps en temps, Pierre disait :
J’ai un peu honte d’être si heureux, parce que je sais que je ne suis pas le
seul artisan de ce bonheur. C’est à la Pierre Pensante (c’est ainsi
qu’il l’avait baptisée après avoir abandonné « La Chose ») que nous le
devons. Béni soit le jour ou je l’ai trouvée sur le rebord d’un fossé.


La Pierre Pensante était portée
soit pas Pierre soit par Béatrice, en fonction des activités prévues pour la
journée. Pierre la mettait dans sa poche et Béatrice dans son sac à main.


Un matin, comme chaque jour, ils se
communiquaient le programme de leur journée à venir.


Béatrice, en accord avec son mari, avait
décidé de chercher un travail a mi temps dans un service contentieux, et elle
était convoquée par une compagnie d’assurances. Pour cette visite d’embauche,
il était normal que ce soit Béatrice qui, ce jour là, porte la Pierre Pensante et elle la mit
dans son sac.








L’entrevue avec un chef de contentieux se
déroula merveilleusement, et toute heureuse, Béatrice entrait chez elle, a peu
près assurée d’obtenir le poste. Il faisait beau, la température était agréable,
le Rhône à quelques mètres d’elle coulait paisiblement.


Soudain, un jeune garçon sur sa moto,
frôla Béatrice et lui arracha son sac. Elle se mit à hurler, pensant
immédiatement que dans son sac se trouvait La Pierre Pensante, le talisman de
leur couple. Une voiture de police qui passait par là se lança à la poursuite
du jeune voleur, qui coincé entre deux voitures fut capturé. Mais avant d’être
saisi par les policiers, il lança le sac dans le Rhône, pensant faire
disparaître la seule preuve de son forfait.


Lorsque le soir, Pierre entra chez lui,
il trouva sa femme en pleurs. Affolé, il lui demanda ce qui s’était passé et
elle raconta l’agression dont elle avait été victime, et sa conséquence
principale, le Pierre Pensante était perdue quelque part au fond du Rhône.


Le coup fut rude pour Pierre qui cependant
s’efforça de remonter le moral de sa femme, allant jusqu’à lui dire qu’au fond
il ne s’agissait que d’une jolie pierre à laquelle ils avaient l’un et l’autre
attribué des vertus magiques qu’elle n’avait certainement pas.


C’était possible.


Mais pourquoi, Béatrice, finalement n’obtint
pas le poste qu’elle avait considéré comme acquis ?


Pourquoi, deux mois plus tard, à la suite
d’une erreur de jugement de Pierre dans une affaire extrêmement importante, la
société dans laquelle il travaillait perdit un marché ?


Pourquoi, une autre erreur s’étant produite,
trois mois après le vol de la Pierre
Pensante, Pierre perdit son poste, et ne put se recaser que
dans des fonctions subalternes ?


Pourquoi, enfin, un an après la disparition
du talisman, Béatrice tomba follement amoureuse d’un Représentant de produits
ménagers, et quitta Pierre. ?


Hasard ? Coïncidences ? Même la
loi des grands nombres ne pouvait donner une explication satisfaisante.


Et Pierre, qui était un sage pensait :


«
La Pierre
pensante qui connaissait toute ma vie, a fait un tri. Elle m’a donné tout ce
qui était bon au début, et maintenant, j’ai le reste. J’avais tort d’être
honteux de tout mon bonheur, je recevais ma part tout d’un coup, et maintenant,
je dois payer. C’est juste. »





FIN
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Anne
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MessageSujet: Re: LA PIERRE PENSANTE   Ven 18 Fév - 11:26

Comme quoi tout se paie un jour, ce serais la morale de cette histoire.... IL faut quelque part mériter par son évolution, ses progrès le bonheur qui nous ait donné. Disons que parfois le chemin de la vie est bien sinueux.

Merci Aristee pour cette histoire un peu magique.

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MessageSujet: Re: LA PIERRE PENSANTE   Ven 18 Fév - 15:05


Et la pierre un jour ressurgira pour une autre personne, à charge pour elle de ne pas en tirer profit juste pour son intérêt ;)...
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MessageSujet: Re: LA PIERRE PENSANTE   

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