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 LA VOIX MYSTERIEUSE

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aristee
Sacrée Pipelette
Sacrée Pipelette


Nombre de messages : 1155
Localisation : sud ouest
Date d'inscription : 30/09/2006

MessageSujet: LA VOIX MYSTERIEUSE   Ven 10 Juin - 19:49

LA VOIX MYSTERIEUSE





Cela a commencé, il y a un mois.


Marie et moi, nous nous levons chaque matin
à 6 heures. Après le petit déjeuner, je vais faire ma toilette. En premier
lieu, je branche la radio qui est réglée sur France Inter.


Or, donc, il y a un mois, au lieu d’entendre
les voix connues de France Inter, j’entends une voix de femme me dire.


« Vous êtes chez moi. Oh bien sur,
votre maison n’existait pas à mon
époque, mais j’ai habité sur cet emplacement.


Prenez vos mesures »


J’étais , vous le pensez bien, interloqué
dans un premier temps. Puis, en réfléchissant, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un
canular. Quelqu’un s’amusait à émettre sur la longueur d’onde de France Inter,
par je ne sais quel procédé.


Un peu plus tard, j’allumais ma télévision.
Sur l’écran, une image fixe, très sombre.J’avais l’impression que cela
représentait un tunnel encombré d’appareils scientifiques divers.


Quelques secondes plus tard, une voix, la
même que celle qui avait parlé à la radio, me dit :


« Je vous l’ai déjà dit. Vous êtes chez
moi.


Prenez des mesures »


Cela commençait à faire beaucoup. Je me
demandais s’il s’agissait vraiment d’un canular. Mais quoi alors ?


Je n’ai pas voulu en parler à Marie. Elle
allait penser que le gatisme commençait ses ravages dans mes petites cellules
grises.


Je ne le cache pas. J’étais très perturbé.


Le même jour, dans l’après midi, j’ai ouvert
mon ordinateur pour aller relever ma boite.


Dés l’ouverture, un message, tenant tout l’écran,
me sauta aux yeux :


« Hé oui, vous êtes chez moi. C’est là
que j’ai vécu depuis des siècles.Je le répète, écoutez moi bien :


Prenez des mesures »


Cette fois, j’étais dans un état proche de
l’affolement. Plus question de canular, évidemment. Mais , il ne restait que
deux explications. Ou bien je sombrais dans la folie, dés que je touchais un
appareil moderne, ou bien, il s’agissait d’un phénomène paranormal ;


Mais les deux hypothèses me donnaient des
sueurs froides.


Et puis, que signifiait cette phrase, chaque
fois répétée : « Prenez des mesures »


Etait-ce une menace ? Une façon de
dire : Prenez des dispositions pour vous protéger ?


Ou bien devais je le prendre au premier
degré : Il fallait que je mesure….Mais quoi ? Des distances ? Des
poids ? Du temps ?....


¨Puis je pensais que je pouvais au moins
avoir une preuve de la réalité de ces messages.


J’enclenchais mon imprimante, et imprimais
ce que j’avais sous les yeux. Cette décision me rassurait un peu. J’allais
avoir du tangible.


Lorsque la feuille sortit de l’imprimante,
elle était blanche. Le message avait disparu de mon écran, qui reprenait son
aspect habituel..


Si la folie n’était pas l’explication au
départ, je sentais, qu’elle risquait de devenir un aboutissement……..


Toute la journée, je me posais la
question : « Prenez des mesures…..quelles mesures ? »


Durant quatre jours de suite, le même
phénomène, avec le même message, se reproduisit, a la radio, à la télévision,
sur mon ordinateur.


Et pendant ces quatre jours, et une très
grande partie des nuits, cette question tournait dans ma tête, sans recevoir le
commencement du début d’une amorce de réponse
Le quatrième jour j’en parlais à Marie. Qu’au moins je puisse avoir un
témoin !!!!


Le cinquième jour, donc, Marie vint avec
moi dans ma salle de bains et je branchais la radio. Les émissions de France
Inter se déroulaient normalement….Rien d’anormal.


Nous sommes descendus dans le salon pour
ouvrir la télévision : Les émissions étaient normales, là encore. De même
sur mon ordinateur : Pas de message particulier.


Je voyais bien la mine inquiète de Marie,
et je lui demandais :


« En dehors de ce
phénomène dont je vous ai parlé, avez-vous remarqué chez moi, des choses
curieuses ? »


Non,
me dit-elle. Mais si l’on vous parle a la radio et à la télévision, et
si vous recevez sur l’ordinateur des messages identiques, c’est déjà une
curiosité suffisante…Dites-moi, si hors ma présence les phénomènes se
reproduisent.


Le sixième jour, alors que j’étais seul,
les messages se sont renouvelés se terminant toujours par « Prenez des
mesures ».


La voix m’avait dit avoir habité ici. Elle
m’avait précisé que la maison n’était pas la même….La maison, La maison….La
maison….Et si je mesurais la maison ? Cela n’amènerait certainement à
rien, mais j’aurais au moins l’impression de faire quelque chose.





Je mesurais la surface intérieure
habitable de la maison, puis la surface extérieure. Il y avait bien sûr une
différence qui provenait de l’épaisseur des murs et de l’isolation. Cependant
il me semblait que la différence était un peu trop importante.


Je recommençais à mesurer la surface
intérieure de la salle de séjour, dont la façade est plein sud, et le fond en
plein nord est presque contre un rocher d’une dizaine de mètres de haut. Entre
le rocher et la maison, il y a un passage d’environ un mètre.


Or, en tenant compte de l’épaisseur des
murs, la dimension extérieure dépassait d’au moins un mètre 20 ce qu’elle
aurait du être.


Entre le mur extérieur et le mur intérieur,
il y avait donc à peu prés surement un vide.


Je résolus, sans en parler à Marie, de
pratiquer à l’arrière de la maison, un trou dans le mur extérieur pour en avoir
le cœur net.


Compte tenu de la configuration des lieux,
personne ne pouvait me voir.


J’attendis que Marie parte faire des
courses, pour ménager un trou dans le mur de pierre.


Le lendemain du jour où j’avais commencé mes
travaux, alors que j’ouvrais la radio dans ma salle de bain, la voix
habituelle, me dit :


« Il fallait prendre des mesures. Elles
sont bonnes. A bientôt »


A bientôt ? Mais qui allais- je
rencontrer ? Est-ce un nouveau stade dans ma folie, ou alors….Quoi ?


Dés le deuxième jour, ayant percé le mur, je
pus en enfonçant un mètre rigide dans le petit trou pratiqué, me rendre compte,
qu’en effet, il y avait un espace vide d’environ 1 mètre 20 entre le mur
extérieur et le mur intérieur.


Le lendemain, le trou était assez grand pour
que je me glisse, avec une lampe électrique, entre les 2 murs.


Je
constatais d’abord qu’il n’y avait pas d’humidité particulière dans ce couloir,
ce qui me rassura sur les qualités sanitaires de ma maison.


Mais je ne vis rien de remarquable dans cet
espace de 1 mètre
20 de large et 12 mètres de long.


Et
puis, je vis, à peu prés au milieu de ce couloir, qu’il semblait y avoir
un carré sur le sol.


Il s’agissait d’une trappe à peine visible
car elle était en partie recouverte de terre.


J’eus vite fait de la dégager. Mais il me
fut impossible de la soulever. C’était en effet une pierre plate, et sans un
levier, il ne me serait pas possible de voir ce qu’il y avait dessous.


Ressortant à l’air libre, je me rendis dans
mon atelier- miellerie, ou je finis par trouver un vieux pic, tout rouillé,
mais solidement emmanché.


Je revins dans mon couloir, et pus
finalement sans trop d’effort, soulever la pierre d’entrée.


Ma lampe électrique éclaira un escalier en
pierre qui descendait d’environ 2 mètres cinquante.


Je ne vous le cache pas, avant de m’engager
sur l’escalier en pierre, j’ai longuement hésité. Ne serait- il pas plus
prudent de mettre au courant Marie,
avant de m’engager plus avant ?


Mais la curiosité fut plus forte que
l’appréhension, et je descendis.





Arrivé en bas de l’escalier, je me suis
trouvé dans une grande pièce, absolument vide d’environ 5 mètres sur 5. Un couloir
partait vers le nord. Je l’empruntais sur environ une quinzaine de mètres, et
je m’immobilisais, statufié de surprise. J’étais dans une immense salle
parfaitement éclairée à l’électricité, et pourvue d’une quantité extraordinaire
d’appareils divers. Je ne pense pas qu’il y ait au monde un laboratoire
possédant autant de matériels.





Je ne la vis pas tout de suite. Mais en
reprenant un peu mes esprits, j’ai fait quelques pas dans ce curieux domaine.
Elle était assise devant une table de travail, et me souriait gentiment.


Il va m’être difficile de vous la décrire.
Je vais essayer.





A première vue c’était une femme relativement
jeune Elle paraissait avoir environ 40 ans. Son visage ne portait aucune trace
de ride, et pourtant…..et pourtant, je ne sais quoi, me faisait penser qu’elle
était très vieille.


Il n’y avait aucun signe physique de
vieillesse. D’où venait cette certitude qu’elle était d’une autre époque ?
Pas de son habillement qui ne différait pas des vêtements portés par les jeunes femmes de nos
jours….alors ?.....


Elle se leva et vint vers moi. Sa démarche
aussi était jeune.


« Je conçois que vous
soyez un peu surpris. Vous vous demandez qui je pourrais bien être.


Je ne pense pas que vous connaissiez mon nom,
mais celui de mon mari est beaucoup plus connu. Je suis la femme de Nicolas
Flamel »


- Nicolas Flamel ? l’Alchimiste ?


-
Oui. L’alchimiste !


- Alors, vous êtes Dame Pernelle ?


-
Exact. Je suis très flattée que vous connaissiez mon prénom.


- Mais alors….l’élixir de longue vie, c’était
donc bien vrai ?


- Vous en avez la preuve sous les yeux





- Mais….Oh j’aurais tant de questions à vous
poser….je ne sais par ou commencer…..


- Je vais vous faciliter les choses. Nicolas
et moi sommes immortels. Il s’est fixé aux Indes, et moi, j’ai voulu rester
ici. Nous continuons des recherches, sans arrêt.


Bien avant les mortels, nous avons découvert
l’électricité et ses usages, les ondes magnétiques, la radio, la télévision, les
ordinateurs, et je puis vous dire que nous avons en permanence une centaine
d’années d’avance sur tout ce qui se découvre sur terre.


En une fraction de seconde, ( et pourtant le
temps ne compte pas beaucoup pour nous) je peux me rendre aux Indes, ou Nicolas
peut venir ici. Nous avons visité toutes les planètes du système solaire et
entreprenons la visite d’autres galaxies.


J’ai déjà répondu à beaucoup de vos
questions, non ?


- Mais il en reste tellement !!!


En premier lieu, puisque vous aviez découvert
l’élixir de longue vie, pourquoi ne pas en avoir fait bénéficier l’humanité
toute entière ?


- C’est très simple. Lorsque l’on accompli le
Grand Oeuvre, la personnalité elle-même se modifie. Une fois le résultat
atteint, l’alchimiste n’abusera jamais de ses pouvoirs. Il ne présentera pas de
danger.


En revanche, si l’on donne le secret à des
humains qui ne se sont pas transformés de l’intérieur, les risques de voir
certains abuser de leurs pouvoirs sont imparables.


-
Oui, je comprends.La recherche n'a pas comme seul but de trouver, mais de transformer le chercheur de l'intérieur.
- Exact.



Une autre question : vous vivez
complètement isolée. Pourquoi avoir voulu, maintenant, prendre contact avec un
mortel. Et pourquoi moi ?


- Je vais d’abord répondre à votre deuxième
question. Vous, c’est parce que vous habitez où j’ai vécu dans ma jeunesse de
mortelle. C’est donc très simple .Et j’en viens à votre première question.


Pourquoi prendre contact avec un
mortel ?


Parce que Nicolas et moi, pensons que nous
avons le devoir d’intervenir. Nous devons sauver l’humanité. Nous savons que si
nous ne faisons rien, non seulement la race humaine aura disparu de la terre,
mais la totalité des animaux et la plus grande partie de végétaux n’existeront
plus, très rapidement.


Le drame, c’est que pratiquement personne
ne se rend compte du danger qui menace l’humanité. Et surtout, peu de gens
savent ou se trouve le danger.


Tenez, si je vous dis : La race humaine
va disparaître d’ici 50 ans. D’après vous, quelle en serait la cause ?


- Un changement rapide des températures, à cause
de la diminution de la couche d’ozone ?


- Non. Je ne vais pas vous laisser chercher
plus longtemps.


Il existe un petit insecte qui tient à lui
tout seul les destinées de la vie sur terre.


Cet insecte, c’est l’abeille.


La nature est ainsi faite que la
pollinisation des végétaux est en très grande partie liée à l’action des
abeilles. Plus d’abeilles, plus de pollinisation de la majorité des végétaux,
donc, plus de fruits, plus de graines, plus de reproduction, donc disparition
des végétaux qui entraîne la disparition des animaux herbivores…..dont se
nourrissent les carnivores qui disparaissent aussi….ainsi que l’homme omnivore.


Or
les abeilles disparaissent à une rapidité effrayante. Il n’y a plus d’abeilles
sauvages dans nos contrées, les abeilles soignées par les apiculteurs meurent
aussi, victimes des traitements insecticides, et d’autres pratiques génétiques.


- Mais, Dame Pernelle, c’est un sujet que je
connais bien. Apiculteur moi-même, j’ai voulu tirer la sonnette d’alarme et
j’ai traité de ce problème à plusieurs reprises. Malheureusement, si
intellectuellement, j’ai convaincu pas mal de personnes, aucune n’y croit
vraiment. Lorsque quelque chose fait peur, même si l’on sait intellectuellement
qu’elle va arriver, on se dit que c’est trop affreux pour que cela arrive.


En 1938, tous les Français savaient qu’une
guerre avec l’Allemagne était inévitable, mais personne n’y croyait vraiment,
et l’on agissait comme si elle n’aurait pas lieu.


Comment voulez vous que moi, pauvre Français
moyen, je puisse alerter l’opinion publique avec quelques chances de succès ?





- Nous le savons bien, Nicolas Flamel et moi.
Aussi, n’avons-nous pensé à vous que comme un vecteur.


Il y a actuellement en France, deux
personnalités qui ont un certain poids. Nicolas Sarkozy et Martine Aubry. Il
faut, sans ébruiter la chose que vous les fassiez venir tous les deux. Je leur
parlerai, et après, ce sera à eux de jouer.


Mais je précise bien que je ne veux aucune
autre personne que Martine Aubry, Nicolas Sarkozy, Marie et vous. S’il y a une
autre personne qui essaie de venir je partirais immédiatement.




J’ai eu beaucoup de difficultés pour pouvoir
parler à Nicolas Sarkozy, très occupé par ses fonctions présidentielles, et Martine Aubry en personne. Je ne raconterai pas toutes ces difficultés. Ce serait
fastidieux….





L’entrevue a eu lieu ce matin. Dame
Pernelle a répété devant nous 4 ce qu’elle m’avait dit. Elle a insisté sur le
fait que ce n’était pas un danger hypothétique, mais que la catastrophe était
inéluctable, si aucune mesure n’était prise pour sauver les abeilles en interdisant
immédiatement les pesticides.


Maintenant, mon rôle est terminé. C’est à Martine Aubry et Nicolas Sarkozy d’agir.
J’ai l’intime conviction qu’ils le feront.


A la
fin de notre entrevue, Dame Pernelle nous a dit que les hommes à l’origine
possédaient certains secrets, par exemple la force incommensurable des sons( Au
début, était le Verbe……c'est-à-dire des vibrations). Ces secrets perdus, qui
expliquent par exemple la construction de Baalbek dans la plaine de la Bekka au Liban ( des blocs
de pierre énormes sont posés les uns sur les autres avec une précision millimétrique)
ces secrets, Nicolas Flamel et elle les ont retrouvés, et ils peuvent
instantanément déplacer des objets et se déplacer eux-mêmes.


Dame Pernelle a alors pris un instrument
ressemblant à un diapason. Elle l’a mis en vibration, et instantanément, tout
le matériel scientifique qui se trouvait dans le laboratoire a disparu, sous
nos yeux ébahis. Puis, elle nous dit :


- « Je vais disparaître à mon
tour .Je vous en supplie, sauvez la vie sur terre. Adieu. »


Elle fit vibrer un autre appareil, et nous
nous sommes retrouvés tous les quatre, seuls, dans l’immense pièce vide.


J’aurais
voulu pouvoir discuter encore avec Dame Pernelle. Elle a tant et tant de
choses à nous apprendre. Mais si elle est partie, c’est qu’elle devait le
faire, après avoir tenté de sauver
l’humanité.


Ma rencontre avec Dame Pernelle est une
histoire merveilleuse, extraordinaire.


Mais, je m’attends à ne pas être cru.


Et si je ne suis pas cru, nous sommes cuits.






FIN
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MessageSujet: Re: LA VOIX MYSTERIEUSE   Jeu 16 Juin - 10:06

Dame Pernelle, tu m'as tenu scotché à ton histoire Aristee.

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