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 J'AIME MON MARI

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aristee
Sacrée Pipelette
Sacrée Pipelette


Nombre de messages : 1155
Localisation : sud ouest
Date d'inscription : 30/09/2006

MessageSujet: J'AIME MON MARI   Dim 12 Juin - 8:54

J’AIME MON MARI








Oui, j’aime mon
mari. Et je suis une femme droite. Pourquoi me dit-on le contraire ? C’est
injuste. Personne ne veut me comprendre. Alors, je vais m’expliquer devant
vous. Vous serez juge. Et si vous êtes juste….. vous me rendrez justice.


Je suis mariée
avec Denis depuis 8 ans. Nous avons deux
enfants adorables, Marc et Lise. Nous sommes, je crois pouvoir le dire, une
famille qui était heureuse, unie, pleine d’amour.


Bien sûr les
sentiments qui m’unissent à mon mari, se sont un peu modifiés. Mais ce qu’ils
ont perdu en passion, ils l’ont gagnés en profondeur. Oui. J’aime mon mari.


Il y a un mois,
presque jour pour jour, ma sœur avait gardé les enfants, et, Denis et moi,
sommes allés à un bal donné à la salle des fêtes par une association sportive.


J’ai dansé les
premières danses avec mon mari. Et puis, un homme est venu m’inviter. Je ne
l’avais jamais vu. On ne peut dire qu’il était vraiment beau. Mais il dégageait
une impression de force de caractère. Il émanait de lui, quelque chose de
sécurisant, de serein..

Dés qu’il me prit dans ses bras pour un tango, j’ai
senti que rien ne pouvait m’arriver. J’étais dans une sécurité absolue. Il
avait de temps en temps, surtout quand il me regardait, un petit sourire, à la
fois tendre et dominateur qui me faisait
fondre.


J’ai entrepris un
récit sincère. Je veux donc le dire très simplement. Je n’avais jamais ressenti
ce sentiment de sécurité entière. Même avec Denis. C’est un fait. Il est
indéniable, je ne vous le cache pas, mais, au risque de me répéter, je vous le
dit : j’aime mon mari. Et même lorsque dans les bras de celui qui était
encore pour moi un inconnu, j’avais conscience, pleine conscience de vivre
quelque chose de parallèle à mon amour pour mon mari. C’était fort, mais
c’était autre chose. Et mon amour pour mon mari, n’était pas en cause.


Après 4 ou 5 danses
au cours desquelles, nous n’avions pratiquement pas parlé, je m’étais contenté
pour ma part de ressentir, Denis gagna l’inconnu de vitesse et m’invita à
danser.

-
Qui c’est ce type avec lequel tu as dansé plusieurs
fois ?

-
Ma foi, je n’en sais rien. Je ne l’avais jamais vu, il
ne m’a pas dit son nom, et il n’est pas bavard. Mais il danse très bien.

-
Je trouve qu’il a un regard curieux quand ses yeux se
posent sur toi.

-
Ah ? Tu crois ? Je ne m’en suis pas rendue
compte.


Bon. Puisque j’ai décidé d’être
sincère, là, je ne disais pas tout à fait la vérité. Mais c’était peu
important.


J’ai encore été invitée 3 fois par
l’inconnu. C’est au cours de la troisième et dernière danse ( c’était un slow)
qu’il me parla vraiment.

-
Mon nom est Pierre
Delmont. Dés mon entrée dans cette salle, en regardant les personnes
présentes, mes yeux se sont arrêtés sur
vous et je n’ai plus vu que vous. L’homme avec lequel vous dansiez tout à
l’heure, est votre mari, je suppose ?

-
C’est mon mari en effet
Je ne sais pourquoi j’ai
éprouvé le besoin de dire tout de suite

-
Nous sommes mariés depuis 8 ans et nous nous aimons
comme au premier jour

-
Que vous vous aimiez, c’est possible, mais comme au
premier jour, permettez moi d’en douter…Vous ne m’avez pas dit votre nom

-
Roxane Banc. Je
suis mariée et j’ai deux enfants

-
Le couple classique français en somme.

-
Vous semblez mettre une nuance péjorative dans
l’expression « couple classique ?


Il réfléchit un moment

-
Vous êtes très observatrice. Péjorative, peut être pas,
mais…peut être….y a-t-il en moi… un
regret….un regret que vous soyez comme beaucoup d’autres

-
Ah ? Et
comment faudrait il que je sois, d’après vous ?

-
Une femme libre.
Je veux dire foncièrement libre. Libre dans votre esprit, libre dans vos actes

-
Et bien entendu, vous êtes certain qu’il n’en
est rien ?

-
Ce n’est pas une
certitude. C’est une crainte

-
J’aime mon mari

-
Vous vous répétez. Pour moi, c’est un bon signe. Cela
ressemble beaucoup à la méthode Coué.


La danse se terminait, je ne lui ai
pas répondu. Il m’a remercié de lui avoir accordé cette danse et je suis
revenue vers mon mari.


Le lendemain, en fin de matinée, je m’apprêtais
à aller faire des courses lorsque la sonnette d’entrée retentit .


Je suis allée ouvrir. C’était un jeune
garçonnet d’une dizaine d’années qui disparaissait derrière une magnifique
gerbe. Je donnais un petit paquet de bonbons à l’enfant et me mis à la
recherche d’un vase assez grand pour accueillir la gerbe. J’avais vu qu’il y
avait une carte de visite. Je n’osais pas la prendre, mais je savais de qui
elle émanait.


Lorsque les fleurs furent en place, je
pris l’enveloppe, dans laquelle se trouvait comme je l’avais pensé la carte
de Pierre Delmont. J’appris qu’il était
Avocat, et il avait tracé ces simples lignes.


« Ce n’était pas une banale rencontre.
Tel 06 62 44 02 11 à n’importe quelle heure »


Je restais un moment interdite.
« Mon » inconnu ( j’ai continué à l’appeler de cette façon à chacune
des mille fois ou j’ai pensé à lui depuis hier) me donnait pratiquement rendez
vous.. Et moi, qu’allais je faire ?


Toujours sincère dans ce récit, je dois
dire que mon incertitude n’a pas durée plus de 2 ou 3 minutes.


Je lui téléphonais aussitôt, et nous avons
pris rendez vous, le jour même dans l’après midi à 16 heures, à la sortie du
Tribunal.



Quand je suis rentrée à la maison, il était 20 heures. J’ai trouvé un
mari dans tous ses états, prêt à téléphoner au commissariat de police, à la
gendarmerie, dans les hôpitaux, que sais je encore. Les enfants n’avaient fait
ni leur toilette ni les devoirs. Bref c’était la révolution. Je n’ai pu m’empêcher
de rire en disant

-
Quand je suis un peu en retard, tout est sens dessus
dessous !!



Et Pierre m’a répondu :

-
On s’est fait un mauvais sang d’encre ! et toi, tu
ris !!! Ou étais tu ?

-
Oh , « ON » s’est fait un mauvais sang
d’encre, c’est beaucoup dire. Les gosses en ont profité pour ne pas faire ce
qui, leur déplait.

-
Tu n’as pas
répondu à ma question. Ou étais tu ?



Sa question m’a mise hors de moi.

-
Dis donc ! Est ce que je te demande ce que tu
faisais ce matin à 10heures et quart ou dans l’après midi à 16 heures
trente ? Est-ce que je te le demande ?

-
Mais ça n’a rien
à voir, j’étais au bureau, mais toi, à 20 heures …..

-
Hé bien je ne faisais rien de mal. Ca doit te suffire
comme explication, non ?


Il est sorti du salon en claquant
la porte, et j’ai préparé le dîner.



Ce n’est que trois jours plus tard que je suis devenue la maîtresse de
Pierre. Sa maîtresse, mais rien de plus. Ca n’enlevait rien à mon mari que
j’aime toujours, ni à mes enfants chéris.



Tout de même, il y avait un truc qui me turlupinait. Je cachais quelque
chose à mon mari. Et comme je suis une fille droite, franche, honnête, ce fait
de cacher quelque chose à Denis m’était désagréable. J’ai tenu un mois



Et puis, hier, je me suis
dit : Ce n’est pas bien de faire des cachotteries à son mari, alors le soir,
je me suis confiée à mon mari.

-
« Il faut
que je te dise quelque chose mon chéri. Je sais que tu vas peut être m’en
vouloir, parce que cela fait prés d’un mois que je te mens. Et te mentir, cela
m’est insupportable. Alors voilà. Tu sais le jour ou nous sommes allés danser à
la salle des fêtes ? Il y a un Monsieur qui est venu m’inviter à danser.
Il s’appelle Pierre, il est avocat. Je l’ai revu. Je suis devenue sa maîtresse,
mais tu le sais, c’est toi que j’aime. Et
puis, maintenant, c’est terminé. Mais je
comprends parfaitement que tu m’en veuilles de t’avoir caché la chose durant
plusieurs jours. Tu me connais. Je suis franche, très droite. Il fallait que je
te le dise !


-
Mais….Mais ce n’est pas possible ! Tu me
trompes, et tu viens me le dire, comme ça, calmement


-
Tu es de mauvaise foi !! Pas
calmement !! Je te l’ai dit, cette petite cachotterie de plusieurs jours me rendait malade


-
Cette petite cachotterie !!!!!!Mais tu te
fous de moi ! Tu viens me dire : J’ai un amant, et tu appelles ça une
petite cachotterie !


-
Alors là ! je ne te comprends pas. Je
suis sincère, je suis franche, je viens te dire, voilà , je suis très
malheureuse parce que je t’ai caché quelque chose durant un petit mois. Ca me
rongeait, parce que je t’aime, et voilà le réconfort que tu me donnes !!
Si je ne t’avais rien dit, là je t’aurais trompé, mais je n’ai pas pu te
tromper. Il a fallu que je te le dise


-
- En couchant
avec un autre, tu ne m’as pas trompé ?


-
Mais enfin puisque je te le dis, je ne te
trompe pas ! tu as de la chance d’avoir une femme qui t’aime trop pour te
mentir


-
Alors, je suis cocu et je devrais être content ?
Mais tu es folle !!!!!!!


-
Denis, tu vois que je suis très calme.
Raisonne un peu. Je suis mariée avec toi. Je t’aime. Nous avons des enfants
adorables. Bien. J’ai eu une aventure ( elle est terminée) avec un Monsieur, et
comme je suis franche, honnête, je ne veux pas te le cacher, je te le dis c’est
tout. »



Voilà. Je vous ai rapporté la
conversation que nous avons eu Denis et moi, hier soir. Avec tout mon amour,
toute ma tendresse, je viens lui dire que je suis malheureuse parce que durant un mois, je ne lui ai pas dit la
vérité. Et au lieu de me consoler, il est furieux contre moi. Il a même dit des
mots affreux. Il m’a dit :



« Tu es doublement dégueulasse »( parfaitement, il a employé
ce mot) » non seulement tu me trompes, mais comme cela t’embête un peu, tu
viens te débarrasser de ton fardeau sur moi.
Quand je ne savais pas que tu avais un amant, c’était pour moi comme si
tu n’en avais pas eu.



Maintenant, tu continues à penser que tu es une fille bien «
droite et sincère » comme tu dis. Tu es bien dans ta peau et c’est moi qui
suis malheureux comme les pierres »



J’ai voulu vous faire juge. Il devrait être fier d’avoir une petite femme
qui ne peut avoir un secret pour lui. J’en connais beaucoup qui n’auraient rien
dit…elles auraient trompé leur mari. C’est ça qui aurait été dégueulasse. Vous
êtes bien d’accord avec moi ? Oui, bien sûr ! Je sais que je suis une
Femme bien.

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Anne
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MessageSujet: Re: J'AIME MON MARI   Jeu 16 Juin - 9:59

Elle ne doute pas d'elle. bea

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