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 ALERTE A GOLFECH

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aristee
Sacrée Pipelette
Sacrée Pipelette


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Localisation : sud ouest
Date d'inscription : 30/09/2006

MessageSujet: ALERTE A GOLFECH   Lun 27 Juin - 8:46

NOTE
Ce livre a été édité une semaine avant la catastrophe atomique du Japon


ALERTE A GOLFECH


PREMIERE PARTIE


CHAPITRE 1


Le 2 Juillet, 10 heures


Je suis arrivé hier, et, ce matin, allongé sur une chaise longue dans mon jardin, abrité sous
un parasol, je croyais sommeiller, lorsqu’une envie me traversa l’esprit.
J’avais besoin d’écrire. Cette idée était d’autant plus farfelue, que je
n’avais jamais envisagé de me livrer à ce passe- temps, et que cette envie,
violente, exigeait d’être satisfaite immédiatement.


Que m’arrivait-il ? Sur l’instant, je n’en savais rien, mais quittant
subitement ma chaise longue, je suis entré chez moi, pour aller m’installer
devant mon ordinateur.


Maintenant que je me trouvais là, après avoir mis mon ordinateur sur Word, je n’avais aucune
idée sur ce que je pourrais bien écrire. Je l’avoue, j’ai eu un peu la frousse.
Je me demandais si je ne devenais pas fou. Cette envie d’écrire qui me prenait
subitement, sans aucune raison, et cette ignorance totale sur ce que voulais
écrire n’était pas normale. Pourtant,
je crois pouvoir dire, objectivement, que je suis plutôt un homme sensé,
équilibré, mais après tout, il est possible que l’aliénation mentale puisse se
déclarer subitement, sans préavis. Je n’en sais rien, je n’ai pas fait des
études de médecine, mais de droit, ce qui ne m’est d’aucune utilité, pour
analyser mon cas.


Je m’appelle Pierre Dumas, j’habite dans le Lot et Garonne, et, plus exactement, je suis
domicilié à Puymirol dans ce département, mais je m’y trouve rarement, du fait
de mes activités professionnelles, qui m’amènent à me promener, la plupart du
temps, à l’étranger, et particulièrement en Afrique noire.


En ce mois de Juillet, je suis en congé, et j’apprécie particulièrement mon séjour dans ce
petit village de 7 ou 800 habitants, qui pourrait presque vivre en autarcie,
puisqu’il y a une épicerie, un médecin, une pharmacie, un café restaurant, et
une table renommée dans le monde entier. Grâce à elle, il y a en permanence des
véhicules immatriculés de départements lointains, de Belgique, d’Espagne,
d’Italie. Je veux dire par là, que ma maison ne se situe pas dans un trou
perdu.


Je viens d’écrire toutes ces précisions, mais je n’en vois pas l’intérêt. Pourquoi vouloir écrire, quand
on n’a rien de spécial à dire? Bizarre, cette pulsion irrésistible !


Je viens d’être interrompu par la sonnerie de mon portable. C’est mon ami Jacques, qui me
demande d’aller le rejoindre immédiatement chez lui. Il habite Agen, et n’a rien
voulu me dire au téléphone, sinon que c’était urgent.


Cela m’intrigue, et je pars tout de suite. Je suppose qu’en revenant, j’aurai repris mon
équilibre et que j’effacerai ces quelques lignes écrites sans véritables raisons,
et sans aucun intérêt.





LE 3 JUILLET 2 heures du matin





Je suis crevé,
mais, ma curieuse envie d’écrire est toujours là, et je veux mettre par écrit
les évènements survenus durant les dernières heures, que je viens de vivre. Là,
oui ! Maintenant, j’ai matière à écrire.


Quelle journée !
Ce matin, j’ai ressenti cet incoercible besoin d’écrire, absolument inattendu, il
est maintenant devenu un fait secondaire, à côté de ma visite chez Jacques, et
cette histoire à dormir debout !


Jacques et moi,
avons le même âge, 32 ans. Nous nous sommes connus à l’école primaire de Puymirol où ses parents et les miens
habitaient. J’ai perdu mes parents dans un accident d’automobile il y a 8 ans,
ceux de Jacques sont partis à Paris, pour des raisons professionnelles, quand à
mon ami Jacques, il a créé une petite société de dépannage en informatique à
Agen.


Jacques n’est pas
un simple camarade. C’est un ami, un véritable ami, et nous n’avons jamais
cessé d’être en contact. Même lorsque je me trouve au fin fond de l’Afrique, je
ne reste jamais plus d’une semaine sans lui téléphoner. C’est un garçon très
équilibré, je tiens à le souligner, et il nous arrive des choses curieuses,
sans aucun lien apparent, le même jour. Bizarre, non ? Mais il n’y a
aucune commune mesure entre elles. Mon besoin d’écrire ne concerne que moi,
alors que les évènements dont mon ami vient d’avoir connaissance, concernent
peut-être des centaines de milliers de personnes.


Donc, dès son
appel, Je me suis précipité chez lui, et j’ai trouvé un Jacques, pâle, nerveux,
dans un état inhabituel. Lorsque je lui ai demandé ce qui lui était arrivé, il
me répondit.


-
Je vais essayer de te parler calmement, afin d’avoir
une chance d’être cru.


-
Ne me fais pas languir. Tu sais que je te croirai
toujours. Ma confiance en toi, est totale.


-
Bon. Nous verrons. Tu connais ma passion pour
l’informatique. Je me balade très souvent sur la toile, et j’ai un
correspondant, avec lequel j’échange des mails depuis trois ans, et dont j’ai
pu apprécier le rationalisme et le sérieux. Nous ne nous étions jamais
rencontrés, je me demande pourquoi, car il habite à Valence d’Agen, donc tout à
côté de chez moi.


Il m’avait alerté une première fois
il y a une semaine, sur un évènement curieux. Mais son information n’étant pas
verrouillée à 100 pour cent, je ne voulais pas te parler d’un fait simplement
hypothétique. D’ailleurs, tu n’étais pas encore arrivé à Puymirol, et je ne
voulais pas t’en parler par téléphone. Ce matin, il m’a donné confirmation de
l’évènement qui se produira d’une façon quasi certaine dans une vingtaine de
jours environ.


-
Arrête ton bavardage !! Ne me fait pas languir. Si
tu en venais au fait ?


-
Les faits sont simples. Dans une vingtaine de
jours et peut-être même, avant, la
Centrale Atomique de Golfech va sauter.


-
Quoi ?


-
Tu as parfaitement compris ce que je t’ai dit. Mais,
comme je l’avais prévu, tu ne me crois pas.


-
Je n’ai pas dit que je ne te croyais pas, j’ai
seulement marqué ma surprise. Tu m’annonces une catastrophe, mais si l’on sait
à l’avance qu’il va se produire quelque chose, on peut toujours prendre des
mesures pour l’éviter, non ?


-
Justement, pas dans ce cas là. S’il s’agissait d’un
attentat perpétré par des humains, à la rigueur, mais, et c’est là que tu
risques de ne pas me croire. La destruction de Golfech, ne sera due ni à un
problème technique, ni à des problèmes climatiques, ni à des hommes. La
Centrale sera détruite à la suite d’une intervention d’êtres vivants, dont nous
ne connaissions pas l’existence, jusqu’à ces derniers jours.


Selon les dires de mon
correspondant, il existerait peut être tout autour de la terre, en tout cas en
France, des poches contenant sans doute un gaz dont on ne sait rien. Il ignore
le nombre de ces poches dans le monde, en revanche, il sait qu’elles se
trouvent entre 7 et 8 kilomètres sous terre. En France, il en a repéré 3. Dans
ces poches, vivent des êtres qui ne sortent jamais de leur bulle.


-
Hé, ho, Jacques, ça ne va pas la tête ? Pourquoi
me fais-tu venir en urgence pour me raconter cette histoire farfelue.


-
Ta réaction est
normale. Je savais que tu ne me croirais pas. Mais viens voir sur mon
ordinateur.


-
Je ne sais pas ce que tu vas me faire voir, en
revanche, ce que je sais d’une façon certaine, c’est que ton ami est un aliéné,
ou, dans le meilleur des cas, un rigolo.


Jacques est allé s’asseoir
devant son ordinateur, et après quelques manutentions, m’a demandé de m’asseoir
à sa place pour mieux voir.



Il y avait une vidéo, et une voix, certainement celle du correspondant
de Jacques, qui expliquait ce que l’on voyait.



La voix précisait que les images étaient relativement claires, quoique
prises à plus de 7000 mètres sous terre, et sans électricité, parce qu’il avait
lui-même mis au point des rayons qu’il avait baptisés I.T. (pour intra-terrestre)
Ces rayons avaient la particularité, outre de traverser les couches terrestres,
terre et rochers, de pouvoir utiliser des longueurs variables, selon la volonté
de l’opérateur. Par un phénomène de réflexion, ces rayons se rendaient à une
distance donnée, puis revenaient au
point de départ, comme un rayon de radar et impressionnaient des plaques à leur
retour.


Par la variation ultra rapide des longueurs
des rayons, et des balayages horizontaux et verticaux, également très rapides,
il était parvenu à obtenir une reconstitution des images, pour ainsi dire
« filmées ».



Je voyais sur l’écran, assez vaguement je dois le dire, évoluer des
êtres bizarres qui se déformaient sans arrêt. Ils ressemblaient à de grosses
amibes, en constante déformation, sauf une partie d’eux mêmes, qui, elle,
restait fixe, semblait dure, et
constituer comme une tête. Ces curieuses choses
se déplaçaient dans une immense
cavité dont on ne voyait pas les limites.


Je fis remarquer à Jacques, que ce montage
était très amusant, mais que je ne comprenais pas pourquoi, il tentait de me
faire prendre au sérieux, cette petite prouesse technique.


-
Je te jure, Pierre, qu’il ne s’agit pas d’un montage.
Tu penses bien, qu’avant de prendre la chose au sérieux, je suis finalement allé
voir mon correspondant, Luc Arène, j’ai vu l’appareillage qu’il a mis au point.
Il m’en a expliqué tout le mécanisme, et tu sais que je suis polytechnicien,
tout comme lui. Il est incontestable que tout cela est sérieux, et j’en ai
parfaitement compris le fonctionnement..


-
J’ai du mal à te
croire, mais admettons. Admettons un instant, qu’il y ait des êtres vivants qui
vivent dans les profondeurs de la terre. Je dis bien : admettons. Si cela
dure depuis des millénaires, je ne vois pas en quoi, cela présenterait subitement
un danger pour nous.


-
Tu ne vois pas,
parce que tu ne m’as pas laissé terminer.


Jacques m’expliqua que
dans la poche qui se trouve sous notre région, son ami Luc avait décelé il y a
un peu plus d’un mois, que ces curieux animaux (on ne sait pourquoi), semblaient
avoir décidé de remonter vers la surface de la terre. Il me fit voir en effet
que ces bêtes, se servant principalement de la partie fixe, sans doute, extrêmement
dure de leur corps, et de membres que l’on ne peut bien distinguer, percent un
tunnel vers le haut. Ces animaux inconnus de nous, vivent, partout où Luc les a repérés, à plus de 7 km dans le sous- sol. Or, d’après
les mesures de Luc, ce tunnel vers le haut, en est arrivé à moins de 3 kilomètres
de la surface terrestre. A moins d’infléchir la direction du creusement, ce
qu’ils n’ont jamais fait jusqu’à ce jour, le tunnel aboutira exactement sous la
centrale de Golfech, avec
mathématiquement comme conséquence, une effroyable explosion atomique.


Par ailleurs, la vitesse de creusement,
calculée par Luc, et si elle est constante, laisse présager une arrivée sous la
centrale dans une vingtaine de jours environ.


En écoutant mon ami Jacques, je commençais
à croire, moi aussi, à cet effroyable danger, que nul n’aurait pu prévoir. La
découverte de ces animaux vivants à 7 ou 8 kilomètres sous terre, était déjà
une énorme découverte en soi, mais les risques qu’ils nous faisaient courir,
nous empêchaient ne nous attarder sur cette découverte.

Comment nous prémunir contre
ce danger imminent qui nous menace ?
( A suivre)
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http://bon.livre.free.fr/romans/romans_livres.htm
Anne
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MessageSujet: Re: ALERTE A GOLFECH   Lun 27 Juin - 10:16

Étrange histoire que celle qui nous invite à lire Aristee, des bêtes particulière, une centrale....

Terrible quand tout va mal le nucléaire... extrêmement dangereux, mais tout le monde n'est pas de cet avis.

Je te souhaite une belle journée.

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