Le bateau ivre



 
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 PELERINAGES

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MessageSujet: PELERINAGES   Hier à 7:00

Nous assistons depuis une vingtaine d’années à une reprise des pèlerinages ; notamment à Saint-Jacques de Compostelle ou de Lourdes. Mais il eiste des pèlerinages locaux qui se sont maintenus dans le temps comme celui du Mont Saint-Michel à travers les grèves, par exemple.

Wikipedia nous donne ces références :
Un pèlerinage (du latin peregrinus, « étranger »1) est un voyage effectué par un croyant, le pèlerin, vers un lieu de dévotion, vers un endroit circonscrit tenu pour sacré selon sa religion car supposé contenir une communication directe avec une divinité grâce à une relique, un légendaire (récit d'apparitions, de miracles), une source, un arbre.

Le déplacement des hommes et des femmes, généralement à pied, vers des lieux où ils entrent en contact avec le sacré est une pratique qui apparaît dans de très nombreuses cultures jusqu'à nos jours, est constaté dès 2400 av. J.-C. Le pèlerinage est un phénomène quasi universel de l'anthropologie religieuse. Le pèlerin rencontre le surnaturel en un lieu précis où il participe à une réalité autre que la réalité profane.
.. Ces voyages oscillent souvent entre le pèlerinage stricto sensu et le tourisme religieux.
En 2016, le nombre annuel de pèlerins est estimé à 500 millions, dont 90 à 100 millions de chrétiens, les 80 % restants se partageant entre l'islam, le bouddhisme et surtout l'hindouisme.

Les pèlerinages se développent au IIIe siècle sur les principaux lieux saints mentionnés dans les Évangiles et l'Ancien Testament et dont Origène en a recherché les traces, particulièrement sur les lieux de la Passion du Christ comme le site du Saint-Sépulcre. Ils se multiplient surtout à partir du IVe siècle qui voit la découverte légendaire de la Sainte Croix par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin Ier et le développement, de manière désordonnée, des tombeaux des martyrs. La plus ancienne description écrite de pèlerins chrétiens et de pèlerinage en Terre sainte est l'Anonyme de Bordeaux, récit qui raconte comment un habitant de Bordeaux s'est rendu en pèlerinage à Jérusalem en l'an 333. Les Pères de l'Église se méfient de ces premiers pèlerinages, sources de dissipation et d'abus tels que le péché de gourmandise, de la luxure ou du commerce des reliques et considèrent qu'ils ne sont pas nécessaires car le croyant peut honorer Dieu partout.

Les pèlerinages chrétiens au Moyen Âge, contrairement à une idée reçue développée au XIXe siècle, sont rarement des foules de personnes ne voyageant que par piété (pèlerinage pénitentiel ou lors de jubilés comme en attestent les archives de pénitencerie) sur des routes bien balisées, mais le plus souvent des voyages solitaires ou en petits groupes (essentiellement des hommes)
Ces petits groupes sont animés par des raisons pieuses ou moins pieuses : la foi, la repentance, le défi, , le « pèlerinage par procuration » …
Les sanctuaires lointains sont la destination pour ceux qui en ont les moyens (« pèlerinage au long cours »). C'est ainsi que le Moyen Âge n'est pas l'âge d'or mais l'âge mythique du pèlerinage, les foules pèlerines de cette époque appartenant à l'imaginaire populaire. C'est par contre à l'époque carolingienne que se développe la protection juridique du pèlerin et ainsi naît progressivement un ordre des pèlerins et une loi des pèlerins, constituant, ainsi, un statut du pèlerin.

C'est encore au Moyen Âge que s'organisent les grands sanctuaires de pèlerinage de la chrétienté qui jouent un rôle religieux, culturel mais répondent également à une nécessité économique. souvenirs, C'est aussi le moment où les pèlerins sont progressivement encadrés (gîte et couvert) en raison des dangers qui guettent les voyageurs mais aussi pour éviter que certains ne s'en servent comme alibi pour rompre avec leur milieu d'origine.



Le premier jubilé formellement organisé par la papauté fut celui décrété en 1300 par le pape Boniface VIII, invitant les chrétiens à se rendre à Rome pour bénéficier de l'indulgence plénière accordée auparavant aux Croisés, la perte du royaume de Jérusalem rendant difficile le pèlerinage à Jérusalem et développant fortement celui de Rome. Le but premier du pèlerinage médiéval est la possibilité de
« toucher » les reliques qui lui assure, outre le sacrifice financier ou temporel qu'il suppose, une plus grande efficacité que la prière à distance du saint.

À partir du XIVe siècle, le pèlerinage décline en raison du mouvement de « devotio moderna » qui privilégie le pèlerinage spirituel, intérieur, de l'insécurité des routes pendant la guerre de Cent Ans et des guerres de religion. À partir du XVIe siècle (époque où le protestantisme condamne les pèlerinages, prétexte au vagabondage, au loisir ou à l'idolâtrie et où les États qui se centralisent veulent contrôler le déplacement de personnes), le pèlerinage régional ou local, contrôlé par les clercs, est privilégié : « pèlerinage de recours » favorisé par les récits de miracles liés à des sanctuaires locaux, pèlerinage expiatoire et judiciaire.

Au XVIIIe siècle, la philosophie des Lumières qui critique le commerce des reliques et le trafic d'indulgences dont le pèlerin peut bénéficier (notamment des prières ou mortifications réalisées dans son diocèse plutôt qu'effectuer un long pèlerinage) contribue en partie au fléchissement du
« pèlerinage au long cours », celui de proximité se maintenant.

Au XIXe siècle se redéveloppe le pèlerinage grâce à des modes de transport plus rapides tels les char-à-bancs pour le pèlerinage de proximité dont le renouveau est attesté par le processus de « recharge sacrale » de leurs sanctuaires (restauration de saints déjà existants, invention de nouveaux saints ou de nouvelles reliques), et les chemins de fer pour le « pèlerinage au long cours ». La réouverture du pèlerinage de Jérusalem favorise ce phénomène. Le culte marial se développe particulièrement au milieu de ce siècle, avec les pèlerinages pour Notre-Dame-de-Lourdes, Notre-Dame de La Salette ou Notre-Dame de Pontmain.

Beaucoup de pèlerinages actuels ne sont plus le fait de fervents pratiquants menant une démarche religieuse rigoureuse, mais sont entrepris pour obtenir une faveur divine (pèlerinage propitiatoire, notamment par la pratique de « déposer un ex-voto », pèlerinage de guérison), remercier d’une grâce obtenue (pèlerinage gratulatoire), ou faire du tourisme religieux au cours de vacances thématiques, de retraite spirituelle ou de visites de destinations culturelles. Il n'en reste pas moins qu'il y a un renouveau du pèlerinage au long cours depuis les années 1980, en lien avec la mode de la randonnée pédestre en liberté ou accompagnée.


L’islam et le judaïsme ont, aussi, leurs pèlerinages et l’hindouisme, surtout, est une religion qui donne beaucoup d'importance aux pèlerinages. Le plus vieux pèlerinage du monde encore pratiqué est un
pèlerinage hindou. Dans l’ouest de la France subsistent les pèlerinages à Sainte-Anne d’Auray, à Pontmain, au Mont-Saint-Michel, à la Chapelle sur Vire, Notre-dame du Crann.
Continuent à vivre, aussi, les processions et fêtes votives comme à Sainte-Anne –la –Palud ou dédiées à Saint-Guirec et à tous/toutes  les autres Saint(e)s breton(ne)s auxquels est rendu un culte particulier.
Chaque pèlerin a sa propre motivation pour effectuer son pèlerinage et dit, lors de son retour, qu’il en revient changé ; changement intérieur et/ou spirituel lié au fait que l’individu dépasse ses limites pour arriver au bout de son chemin. Les rencontres et échanges avec les autres pèlerins, le cheminement intérieur amènent ceux qui font un pèlerinage à sortir de leurs habitudes, à percevoir le monde et l’humanité autrement, et à poser sur l’homme et la création un regard plus lumineux.
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