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 L'Aventure ou L'Amour

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nane
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Jeu 2 Juil - 10:30

Alors là, question aventures, nous sommes servi(e)s ! 2mains
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aristee
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Ven 3 Juil - 8:17

Grâce à la valise diplomatique, nous avions à notre disposition, une arme de chaque genre, avec les munitions, bien entendu, et les deux émissaires emmenèrent le lot d’armes pour qu’elles soient examinées et testées par les chefs de la rébellion.

Nous savions que c’était la partie épineuse de notre aventure.

Que les Talibans s’aperçoivent ou non de la particularité de ces armes émettant des rayonnements, nous étions persuadés qu’ils nous feraient venir à eux, soit, dans le meilleur cas, pour traiter avec nous, soit, dans le cas contraire, pour nous faire parler sous la torture, avant de nous éliminer.

Aussi, lorsque 10 jours plus tard, nous avons reçu un coup de téléphone nous donnant rendez vous pour le lendemain dans le même hôtel, nous n’avons pas crié victoire. Nous ignorions si c’était bon, ou extrêmement mauvais pour nous.


Même si, lors de l’entrevue, nos deux interlocuteurs semblaient très heureux d’amener à son terme des conversations fructueuses, nous ne savions toujours pas, si notre piège avait été ou non éventé.

Les conversations avaient lieu en Anglais, et celui qui maîtrisait le mieux cette langue, nous dit que « Le Chef suprême » lui-même, voulait nous voir pour concrétiser nos accords.

Malgré nos craintes, il n’était pas question de reculer. D’ailleurs nous étions venus en parfaite connaissance des risques encourus.

Le lendemain de notre entrevue, nous devions quitter l’hôtel de bonne heure. A 50 mètres à droite de la sortie de l’hôtel une Volkswagen serait en stationnement, avec nos deux Talibans à l’intérieur. Nous devions monter dans le véhicule qui nous emmènerait à environ 30 kilomètres de Kaboul, ou un petit avion Beechcraft nous attendrait.

Tout se déroula sans anicroche.

Le Beechcraft en question était un Beechjet 400 à turboréacteur. Mazette !! Ils ne se refusaient rien les Talibans ! Evidemment, lorsque l’on voyait les combattants, assez primitifs, on ne pouvait s’imaginer que derrière, se trouvait une organisation puissante, et Robert et moi, échangions de temps en temps, au cours du vol, de brefs regards pas très rassurés. Avec tous leurs moyens, l’utilisation de technologies avancées, n’avaient ils pas détecté la particularité de nos armes ? On nous avait assuré que c’était pratiquement impossible, mais……

Nos deux compagnons Talibans ne prononcèrent pas un mot, même entre eux, durant tout le voyage, et je suis persuadé que Robert, comme moi-même, devait se demander si c’était bon ou mauvais signe.

Ce n’est que lorsque nous nous sommes retrouvés sur le tarmac, d’ailleurs en excellent état, bien que situé en pleine brousse, que leur porte parole nous dit.

- La voiture qui doit nous emmener au camp, a un peu de retard. Mais elle ne va pas tarder.

De fait, il avait à peine terminé sa phrase, qu’un bruit de moteur annonçait l’arrivée d’un véhicule. C’était une vieille jeep qui laissait derrière elle un long panache de fumée. Après l’avion ultra moderne, l’automobile de collection.

Nous sommes montés dans le véhicule qui repartit en crachotant et cahotant.

Je n’ai pas une notion très précise de la distance parcourue dans cet engin antédiluvien. Entre 1 et 10 kilomètres.
Difficile de se faire une idée plus juste quand on roule, non pas sur des
pistes, mais sur des passages qui avaient du être empruntés deux ou trois fois seulement avant nous, depuis la création de la terre….

Brinqueballés d’un côté et de l’autre, nous étions (en tous cas, j’étais) tout
vermoulus en arrivant devant une grande tente érigée dans un endroit
désertique.

Très grande, cette tente, de l’extérieur, semblait ancienne, mais les Talibans semblent aimer la coexistence de l’ancien et du moderne, car l’intérieur était magnifique.

Dès l’entrée, le sol était recouvert de tapis haute laine.

En dehors de la porte d’entrée que nous venions de franchir, 3 portes donnaient sur cette entrée.

- Attendez là ! Nous demanda le porte parole de nos deux accompagnateurs, et il alla frapper avec uns certaine obséquiosité à la porte du centre.

C’est curieux comme son attitude avait changé. C’est plein de respect que nous le vîmes entrer dans une pièce.

Il revint quelques minutes plus tard, et nous demanda de le suivre. Ce que nous avons fait Robert et moi.

Je pense que mon camarade pensait comme moi : Nous arrivions au moment le plus délicat de notre mission. Nous étions entre les mains des Talibans. Ou, ils étaient persuadés qu’ils avaient besoin de nous, et tout irait bien, ou, ils s’étaient aperçu du piège que nous leur tendions, et mieux valait ne pas aller plus loin pour essayer d’imaginer ce qui allait nous arriver.

Nous sommes entrés dans un somptueux bureau.

Un homme entre deux âges, habillé à l’européenne (c’était le premier Taliban que nous voyions vêtu de la sorte) était assis derrière un magnifique bureau en bois sculpté. Des fauteuils et des poufs étaient répartis dans la pièce.
Certes, les murs étaient en toile, mais quatre ou cinq tableaux de Maître les garnissaient, et je suis certain qu’il ne s’agissait pas de copies.

En nous voyant entrer, le seigneur des lieux, se leva, vint vers nous en souriant. D’un geste, il nous invita à nous asseoir dans des fauteuils, et en prit un à son tour, sans se mettre derrière son bureau, montrant par là, qu’il nous accueillait en invités.

- Messieurs, merci d’avoir bien voulu venir jusqu’ici. Je sais que la toute dernière partie de votre voyage n’a pas du être très confortable. Mais comme vous le dîtes, je crois : « A la guerre, comme à la guerre »

Il nous avait parlé en anglais, et comme Robert possédait cette langue, mieux que moi, c’est lui qui répondit.

- Nous préférons avoir fait la partie aérienne dans un avion moderne, et la partie terrestre dans un véhicule plus ancien, plutôt que le contraire……

- Vous êtes un sage, Monsieur Durancy. Je suis heureux de vous recevoir, ainsi que votre ami, monsieur Duclos. Je connais vos noms, vous ne connaissez pas le mien. Je m’appelle Moulay Idriss, et je m’occupe, entre autres choses, de l’armement de nos troupes.

Je voudrais vous poser une question immédiatement. Vous nous avez confié quelques armes individuelles dont nous reparlerons. Mais auriez vous la possibilité de nous proposer un armement, plus… sophistiqué ?. Je veux parler de chars, d’avions de combat, de missiles.

Je décidais de prendre la parole :

- A vrai dire, nous pensions que dans la guerre que vous menez, c’est surtout d’un armement léger dont vous aviez besoin pour organiser une bataille de guérilla. Pour le reste, qu’en penses tu demandais je à Robert en me tournant vers lui.


- Je pense, que tout est question de délais, mais que bien sûr, nous pourrions fournir toutes sortes d’armement.

- Pourriez vous être plus précis, par exemple, s’il s’agissait de missiles sol-sol ou sol-air ?

- Je ne peux m’engager formellement, mais le délai devrait être compter en mois. 5 à 6, je pense.

- Les armes que vous nous avez confié, sont de fabrication française, n’est ce pas ?

- Vous avez pu remarquer que nos armes ne portent aucune indication. Notre consortium a un principe absolu, auquel il ne saurait être dérogé : Nos fournisseurs ne doivent pas connaître le nom de nos clients, et nos clients doivent ignorer l’origine de notre marchandise.

- C’est une précaution que je peux comprendre..

Voici la liste de… « La marchandise » selon votre propre expression
que nous désirons acquérir. A quelle date (Et là, je vous demande d’être
précis) pourrions nous connaître vos prix, et la date de votre livraison ?

Vous devrez vous charger de la livraison de la marchandise (Décidemment ce terme lui avait plu) jusqu’à Quetta, au Pakistan. Nous nous chargerons de l’acheminement ultérieur.

- En ce qui concerne le prix des armes, vous aurez le renseignement dans la semaine, si nous avons la possibilité de vous contacter par un moyen sûr.

En ce qui concerne la livraison, nous n’avons pas de problème d’approvisionnement. En revanche, nous allons devoir mettre au
point la livraison dans un pays étranger au votre et cela risque de nous
demander un peu plus de temps, vous devez le comprendre.

Moulay Idriss, comprenait. Il était charmant cet homme !! Difficile à imaginer, que de lui, dépendait la vie de milliers de vies humaines.

Lorsque nous sommes repartis, Robert et moi étions relativement optimistes.

Nous étions parvenus à des accords sur plusieurs points.

Tout d’abord, pour transmettre nos prix aux Talibans, il avait été décidé qu’un Taliban, très européanisé dans sa présentation, viendrait dans le jardin du Luxembourg, exactement dans une semaine, à 15 heures près du rucher école.. Il aurait un chien en laisse, moi aussi. Nous discuterons comme deux propriétaires de chien parlent de leurs animaux et je lui glisserai une enveloppe contenant nos offres.

Ensuite, nous étions conviés à une réunion à l’ambassade du Pakistan qui devait avoir lieu trois jours après la rencontre du jardin du Luxembourg. La même personne rencontrée en ce lieu, devait me dire brièvement oui ou non. En cas d’accord, je devais être en mesure de fixer une date pour la livraison des armes à Quetta.

Quand à la dernière phase de l’opération, elle avait été décidée lors de notre première entrevue. Nous avions ouvert en Suisse un compte numéroté sur lequel les Talibans verseront les fonds.

Toutes ces dispositions ne présentaient pas de difficulté, sauf l’acheminement des armes vers Quetta, car la commande était
volumineuse, et que le lieu de livraison était situé, nous seulement en pays étranger, mais dans une zone non pacifiée.

Sur le problème des missiles, et autres matériels lourds, nous avions exigé de ne commencer des discussions sur ce sujet, que lorsque la première opération aura été menée à bien, à la satisfaction de tous.

Nous avions décidé que le marché se réglerait en dollars (monnaie internationale) et non en euros, ceci, afin de ne pas donner d’indications sur l’origine des armes.

Après de longues discussions avec la défense Nationale, Robert, son ami responsable de l’armement et moi-même, nous sommes arrivés à une conclusion.

Les armes ne pouvaient être livrées par voie de terre. La lenteur de la progression permettrait à des clans non identifiés d’attaquer le convoi.

La meilleure, pour ne pas dire la seule solution, était de procéder par parachutage de caissons sur une droping zone déterminée d’un commun accord avec les Talibans

Trois mois après notre premier contact, Robert et moi sommes revenus à Kaboul pour y rencontrer nos deux Talibans habituels.

Les Talibans se faisaient forts de nous emmener sans aucun problème à Quetta pour choisir sur place la zone la plus facile pour opérer nos parachutages.

Tout se passa au mieux si l’on veut bien négliger l’inconfort de voyage au cours duquel par des chemins invraisemblables nous avons été cahotés durant plus de 15 heures.

La droping zone fut choisie d’un commun accord à 20 kilomètres
à l’est de Quetta. Le sol serait balisé par les Talibans. Nous devions
parachuter la marchandise à l’intérieur d’une aire de 300 mètres sur 500 mètres de long.
Après quoi notre mission serait terminée.

Pour le règlement, après
d’âpres discussions, nous avons obtenu que notre compte suisse soit crédité immédiatement, du tiers de la somme totale, le solde étant versé 3 jours après notre parachutage, lorsque les armes seraient à l’abri.

(A suivre)
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Ven 3 Juil - 9:14

C'est très technique mais passionnant.. mais ou il va chercher tout ça notre écrivain !!!! mais attendons la suite
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nane
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Ven 3 Juil - 10:20

Alors là, on ne peut pas dire que ça manque d'action ! J'en ai presque le souffle coupé !
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Anne
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Ven 3 Juil - 13:30

Très bien écrit, tu nous prends et nous tien avec cette histoire.

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aristee
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MessageSujet: L'Aventure ou L'Amour FIN   Sam 4 Juil - 8:06

Nous revenions de Quetta, et venions de refranchir (sans nous en rendre compte) la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan, nous nous sentions en parfaite sécurité.

Soudain, le conducteur de la jeep, obliqua brusquement sur la gauche, s’arrêta sous un bouquet d’arbres sauta de la voiture et partit en courant. Il avait baragouiné quelques mots et les deux Talibans nous dirent que des avions avaient du nous repérer, et que nous devions nous planquer.

Nous n’avions rien entendu, et il se passa encore une bonne minute avant que nous n’entendions en effet des bruits de moteurs. Les Talibans avaient une ouïe fine.. Robert et moi, avec l’un des Taliban, avions trouvé un repli de terrain où nous pouvions espérer être à l’abri. L’autre Taliban et le chauffeur étaient je ne sais où.

Bien que nous soyons venus rapidement nous mettre à l’abri, les deux avions américains nous avaient aperçu, et durant un quart d’heure ( et un quart d’heure c’est très long dans ces circonstances), nous avons été mitraillés au cours d’une dizaine de passages au dessus de nos têtes.

Robert me murmura à l’oreille :« Se faire tuer pas des amis, ce serait trop con » !!! Ce à quoi je répondis : « Regarde le côté positif. Les Talibans ont
maintenant la certitude que nous ne sommes pas des amis de leurs ennemis »

Le Taliban s’étant rapproché de nous, je dis à plus haute voix : « Ces Amerlocks ne prennent pas de risque pour nous canarder. Quand nous vous fournirons des missiles sol-air, ils feront moins les malins »


Le Taliban fit un sourire qui me fit penser que ma remarque avait été bien appréciée

Lorsque les avions repartirent vers leur base, nous nous sommes relevés tous les trois absolument indemnes. En revanche l’autre Taliban revint seul. Le chauffeur (qui avait été pourtant le plus prudent, le premier en alerte) avait été tué..

Notre Taliban raconta sans doute à son copain la remarque que j’avais faite, car il me dit en souriant : « Vous le voyez bien, il est urgent que vous nous fournissiez des missiles. Nous pouvons compter sur vous ? »

Robert et moi, avec un ensemble parfait leur avons dit que nous ferions tout notre possible, et même l’impossible pour qu’ils puissent se battre à armes égales avec ces chiens d’américains.

Les deux Talibans sont allés chercher le corps du chauffeur qu’ils balancèrent à l’arrière de la jeep, laquelle, heureusement n’avait subi aucun
dommage.

Et nous sommes rentrés sur Kaboul.

Robert et moi avons pris le lendemain, un avion pour Athènes afin de ne pas donner d’indication sur notre destination définitive.

15 jours plus tard, Robert et moi étions à Zurich. Notre compte avait été parfaitement crédité de la somme convenue, et, c’est avec chacun 20 millions de dollars que nous sommes revenus en France.

Robert avait décidé de rester en France pour l’instant, quand à moi, j’ai préféré retourner au Cameroun.

Hé bien oui ! Nicole me manquait.

Nos retrouvailles ont été merveilleuses.
Elle s’était mise en tête, que plus jamais elle ne me reverrait, et pour
connaître de nouveaux des jours aussi magnifiques, j’aurais été d’accord pour retourner voir les Talibans.

Pourtant, ils devaient se poser des questions à notre sujet, ces Talibans !!

A tout le moins, ils devaient penser que nous avions le mauvais œil !!!!

En quelques semaines, toutes les armes qu’ils nous avaient achetées étaient détruites, sans compter celles qu’ils possédaient déjà et se trouvaient dans le même dépôt d’armes.

Par ailleurs, ils se rendirent compte assez vite que lorsqu’ils préparaient une embuscade, leurs troupes étaient attaqués par mortiers ou missiles de courtes portées, comme si les alliés pouvaient deviner toute présence de leurs troupes.

Robert, avec lequel j’étais resté en contact par téléphone, était bien d’accord avec moi sur ce point : Nous n’avions pas intérêt à nous pointer dans la région des Talibans, qui, certainement même s’ils n’avaient pas découvert notre système, devaient bien se douter qu’il y avait quelque chose. Le hasard seul ne pouvait expliquer leurs pertes systématiques.

En faisant l’inventaire de ma petite fortune, j’étais arrivé à la conclusion que matériellement, ma vie était assurée….. Jusqu’à son terme.

Nicole était pour un mois chez son oncle à Douala.

Lorsqu’elle est rentrée en France pour reprendre ses cours, je suis revenu quelques jours plus tard.

Il y a 6 mois que je suis de retour dans ma Provence natale, où après une activité d’aventurier, j’exerce celle, opposée, de rat de bibliothèque. Je fais des recherches sur la vie au moyen âge dans les Etats du Pape à Avignon.

En fait ces activités sont finalement assez proches, puisque partir à la recherche des documents inédits qui sont pour moi des trésors, c’est aussi une aventure.

Je savais, que si j’avais besoin de temps en temps de ce petit frisson dans le dos que procure l’aventure dangereuse, j’aurais toujours la possibilité de reprendre contact avec l’oncle Jacques qui aurait toujours une petite mission à me confier.

Robert m’avait dit de son côté qu’il allait abandonner sa vie aventureuse, et cela faisait bien trois mois que je n’avais pas de ses nouvelles.

Et Nicole, me direz- vous ? Hé bien Nicole fut pour moi, de longues semaines une énigme.

Elle était, je vous l’ai dit, toujours à ma disposition, quand je voulais la voir et ne me faisait jamais de scène quand j’avais décidé de partir.

Certes, elle ne me faisait toujours pas de scène, mais, comme elle professait à Avignon, c'est-à-dire à 80 kilomètres de chez moi, je lui ai demandé à plusieurs reprises, de venir me voir à Grillon. Elle est venue une fois, il y a 5 mois, et depuis, elle a toujours une bonne raison pour ne pas venir.

Pourquoi ? Je n’en connaissais pas la raison et ne le lui ai jamais demandé, bien que j’en sois très malheureux.
Amour propre ? Ou peur d’apprendre la vérité ?

J’avais acheté une maison dans mon village, pour vivre indépendant de mes parents, chez lesquels, cependant, par commodité, je prenais presque tous mes repas.


A mon retour d’Afrique, mon père m’avait demandé d’écrire les aventures que j’avais pu traverser durant mon absence de Grillon

- « Tu comprends, m’avait il dit, par écrit, un récit est plus cohérent et plus complet que lorsqu’on le raconte oralement ».


Et c’est pour lui que je me décide à écrire mes petites aventures.

Pourquoi ai-je commencé cette relation aujourd’hui seulement, alors que mon père me l’avait demandée dès mon retour ?

Parce qu’à vrai dire, je n’avais pas l’intention de donner suite à sa demande. Et puis, ce matin, j’ai reçu une lettre qui m’a fait mal, et pour une raison que, là encore, je ne tente même pas de comprendre, j’ai
ressenti le besoin de faire revivre par écrit ces quelques mois de ma vie.

La lettre était de Nicole. A vrai dire, ce n’était pas une lettre. Un simple faire part de mariage. Elle se remariait avec Robert. Elle l’avait toujours aimé, et comme il avait décidé d’avoir une vie plus calme, qu’il avait du s’engager je suppose à ne plus partir à l’aventure sur un coup de tête comme auparavant, l’obstacle qui les avait séparé n’existait plus.

Il est 8 heures du soir. Demain matin, je vais aller chez mes parents. Je remettrai ce petit manuscrit à mon père, et après leur avoir confié les clés de ma maison pour qu’ils puissent aller voir de temps en temps si tout est en ordre, et après les avoir embrassé, je partirai à Douala, pour vivre quelques aventures avec l’oncle Jacques. Ce sera pour moi, une façon de rétablir un petit lien, ténu hélas, avec Nicole, qui décidément avait marqué ma vie, beaucoup plus que je ne le croyais.

Dans quelques années, peut être, reviendrai-je me plonger dans l’histoire du moyen âge, mais pour l’instant, j’ai besoin d’action pour oublier.

En finissant ce récit, j’essaie de voir clair en moi. J’ai la certitude que jamais, jamais je ne rencontrerai une autre Nicole.
Je crois fermement que nous avons tous un bon pour vivre un grand
amour. Il n'est pas forcément utilisé au premier amour, s'il n'est pas très grand.Mais nous n'avons qu'un seul bon. Je n’ai pas su utiliser le mien. Si j’avais renoncé à l’aventure, j’aurais peut être gagné Nicole. J’ai perdu.
Amour ou Aventure. Pas les deux.

FIN
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Sam 4 Juil - 10:31

C'est une de tes histoires que j'ai préférée Aristée, bravo !
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Anne
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Dim 5 Juil - 10:56

Elle m'a plu aussi beaucoup, elle est riche, vivante, très documenté, nous amène d'un pays à l'autre.

Ce sont de vraies aventures que nous fait vivre le héros.

Je n'ai pas le temps de faire la mise en page, je m'en occuperais soit ce soir ce demain après midi.

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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Sam 18 Juil - 11:04

Aristée, aurais-tu posé ta plume et pris un repos bien mérité ?

J'ai beau passer ici tous les matins, point d'Aristée...

Reviens vite nous poser quelques savoureuses histoires, je suis impatiente de te lire.

écrivain
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Dim 19 Juil - 20:41

Tu es très gentille, Nane, mais les faits sont là, et même si on le regrette, ils s'imposent.
Il est possible de passer sur des forums des textes très courts. ils seront lus, et éventuellement donneront lieu à des discussions
Mais pour les textes plus longs, qu'ils soient des nouvelles ou des romans, si on les passe in extenso ( ce qui n'est pas toujours possible, d'ailleurs) il ne sont pas lus, parce que trop longs.
Et si on les saucissonne, il y aura de nombreux passages sans intérêt parce qu'il n'y a pas de vue d'ensemble.
Ceci dit, je n'ai bien sûr pas posé ma plume et m'amuse énormément en ce moment à écrire mon 35 ème livre, un roman fiction.
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Dim 19 Juil - 21:06


Essaie toujours... saint
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Dim 19 Juil - 22:14

En fait c'est surtout que nous sommes en été, beaucoup sont absents, ce passage à vide ne durera pas, tu verras en septembre tout redeviendra comme avant.

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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Lun 20 Juil - 8:56

Ho même à la rentrée je pense que ce que dit Aristee est très réaliste, les textes trop longs ne passent pas bien sur les forum, donc je suis d'avis de continuer ainsi, et les personnages sont toujours très particuliers et parfois attachants.

Donc Aristee, rendez vous en septembre pour de nouvelles aventures.
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Anne
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MessageSujet: Re: L'Aventure ou L'Amour   Lun 20 Juil - 11:31

J'aime le coté feuilleton, mais en ce moment il faut l'avouer, nous sommes tous plus ou moins absents, moi je suis avec mes enfants, je m'occupe beaucoup d'eux, du coup je suis moins présente sur le navire, je continue mes ateliers en association, fermeture en aout, et aussi le premier aout je pars pour deux semaines, changer d'air, et d'horizon ça va faire du bien. Tous les étés se ressemblent, depuis la création du bateau nous passons par deux mois de calme, c'est pareil sur tous les forums.

Il ne faut pas s'inquiéter ce n'est que passager ce calme.

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