Le bateau ivre



 
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 SUR FOND D'ABEILLES

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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 2 Oct - 20:22

J'ai eu la même pensée que toi Nane.

Je suis désolé je viens de lire deux chapitres d'un coup, ces deux dernières journées furent un peu épique pour moi et je n'avais pas pu le faire avant.

Passionnant ton histoire Aristee, je suis toujours surprise, tu as une imagination incroyable, riche et beaucoup de talent, puis pas donné à tout le monde d'écrire ainsi....

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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Sam 3 Oct - 8:30

Après avoir enlevé la bande qui avait été posée un peu n’importe comment, Roxane vit que la blessure, profonde, avait été faite par un projectile qui était entré dans le gras du bras d’un côté et était ressorti de l’autre.

- Ce n’est pas un accident d’automobile que tu as eu. Cette blessure, en séton, a été faite par une balle, j’en ai la certitude.

Pierre qui était venu également voir la blessure, confirma le diagnostic de sa femme.

- Maintenant, Jean, dit-il à son beau frère, il va falloir que nous ayons une explication sérieuse. Nous t’hébergeons depuis plus d’un an, et nous ne voulons pas risquer d’être accusés de complicité. Il faut que tu nous dises ce que tu fais, car, il est inutile de nous dire que tu ne fais rien de spécial. Nous ne te donnons pas d’argent et tu fais des dépenses vestimentaires. Où trouves-tu l’argent ?
Et surtout, sois franc! Ne nous raconte pas des histoires !!

Jean hésita encore longuement, mais en définitive, il ne voulut rien dire.
Il prétendit qu’il n’était pas maitre d’un secret, qu’il ne pouvait rien révéler pour l’instant, mais qu’en tout état de cause, il n’y avait rien d’illicite dans son activité.

L’insistance de Pierre n’eut aucun effet, et devant le silence obstiné de Jean, malgré le risque de déplaire à Roxane, il posa un ultimatum.

- Jean, tu ne veux pas nous dire ce que sont tes activités, soit. Alors écoute-moi bien : Nous allons te ficher la paix durant quinze jours. Dans deux semaines, soit tu nous dis franchement ce que tu fais, soit tu pars. Ce ne sont pas des paroles en l’air. Il n’y aura pas de rémission. Tu as quinze jours, pas un de plus.

Maintenant, en ce qui concerne ta blessure, je comprends que tu ne veuilles pas faire appel à un médecin qui serait dans l’obligation de signaler qu’il avait du soigner une blessure par balle, ce qui t’apporterait pas mal de
désagréments. Roxane va donc te soigner d’une façon classique, en désinfectant ta plaie. Ensuite, je t’appliquerai un remède à moi. Tranquillise-toi. Il ne s’agit pas d’un truc de mon invention. C’est au contraire un très vieux remède.
Les légionnaires romains avaient dans leur paquetage un morceau de propolis, qu’ils mettaient sur leurs blessures, après les batailles. C’est un produit que les abeilles rapportent à la ruche, et grâce auquel, d’ailleurs, l’atmosphère d’une ruche est très saine, alors que dans un espace réduit, des dizaines de milliers d’insectes vivent
dans l’humidité et la chaleur, conditions normalement propices au développement des microbes de toutes sortes.

Je mettrai donc de la propolis sur ta plaie, ce produit est à la fois un analgésique et un antibiotique puissant, aussi, j’espère que nous n’aurons pas à regretter de ne pas avoir appelé un médecin.

Je te le répète, tu as quinze jours pour nous parler ou trouver un autre gîte.
D’accord ?

Jean acquiesça gravement de la tête, sans laisser deviner la solution à laquelle il allait s’arrêter.
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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 4 Oct - 8:26

Il y avait une semaine que cette explication avait eu lieu, Pierre, venait de partir dans un rucher, Jean, qui depuis sa blessure, n’était plus sorti en ville, était remonté dans sa chambre après le petit déjeuner, quand à Roxane, elle vaquait à des travaux ménagers.

Un véhicule entra dans la cour. Une jeune femme en sortit, et vint frapper à la porte d’entrée. Roxane vint lui ouvrir, et fut surprise de voir si tôt, cette femme inconnue qui demandait à voir Jean Arnaud.

Ce dernier avait du la voir par sa fenêtre, car il descendit rapidement les escaliers, dit à la jeune qu’il ne pouvait la recevoir, et, brutalement, referma la porte sur elle.

Roxane, furieuse de constater l’incivilité de son frère, ouvrit de nouveau la porte, et dit à l’inconnue :

- Veuillez excuser mon frère…. si vous le pouvez. Moi, je vais vous recevoir. Entrez !

- Je t’interdis…..commença Jean,

- Fiche moi la paix. Je suis chez moi et je reçois qui je veux !

- Mais tu ne sais pas…………….

- Justement, je veux savoir. Monte dans ta chambre. Suivez-moi madame.

Pendant que Jean remontait dans sa chambre, en secouant la tête, en marque de désapprobation, l’inconnue suivit Roxane vers le salon. Les deux jeunes femmes installées dans des fauteuils, Roxane questionna.

- Pouvez-vous me dire la raison pour laquelle vous vouliez voir mon frère. Je crois qu’il doit avoir des problèmes en ce moment, et je voudrais l’aider. Pouvez-vous m’éclairer ?

- Je m’appelle Claire Marion. Votre frère, madame Foulon, est un homme remarquable.
Oui, vraiment remarquable ajouta-t-elle pensivement. Mais je ne sais pas plus que vous, ce qui se passe. Jean est un ami…. et même un peu plus. Je vous avoue que je l’aime, et je pensais jusqu’à ces derniers jours qu’il m’aimait aussi.
Son attitude a radicalement changé ces derniers temps, je ne l’ai pas vu depuis une dizaine de jours, il ne m’a pas donné de ses nouvelles, et j’ai vu tout à l’heure qu’il était blessé au bras. C’est vous qui pouvez m’éclairer. Que s’est-il passé ?

- Je n’en sais rien. Il ne veut pas parler.
Mais comme vous le connaissez bien, dites-moi si vous savez ce que sont ses occupations. Que vous a-t-il dit ?

- En dehors du fait qu’il est représentant de produits diététiques, je ne crois pas qu’il ait d’autres activités. En tous cas, il ne m’a rien dit d’autre.

- Il vous a dit être représentant en produits diététiques ?

- Oui, pourquoi ? Ce n’est pas vrai ?

Roxane se demanda si elle devait répondre à cette question et préféra
finalement dire qu’elle savait qu’il sortait beaucoup mais qu’elle ignorait
totalement ce qu’il faisait.
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 4 Oct - 9:06

Et bien ! Fermer la porte de la la sorte à une jeune femme ! Quel manque de tact ! et encore, je modère mes "propos" boff
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 4 Oct - 16:50

Passionnant les vertus du Propolis, je ne savais pas tout ça.

Par contre la frangine parle trop, elle devrait être plus prudente....

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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 4 Oct - 21:35

Vous n'allez pas refaire le monde, les femmes parlent toujours trop !!! BAAAA

Pour le Propolis, je découvre aussi et si cela existe réellement il doit bien y avoir des médicaments dérivés de ce trésor.
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 4 Oct - 22:11

La propolis ( c'est du féminin) vient du grec et signifie devant la cité. Les abeilles à l'origine, se logeaient dans des trous d'arbres. Si l'entrée du trou, était trop large, les abeilles le retrécissait pour pouvoir mieux se défendre, en utilisant un produit qu'elles frabriquaient à base de résine de bourgeons: La propolis
Ce produit, assez exceptionnel n'est malheureusement pas utilisé comme il le faudrait dans notre pharmacopée.
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 5 Oct - 6:57

Merci pour ces précisions Aristee !
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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES ( espionnage)   Lun 5 Oct - 8:14

Un très long silence plana entre les deux jeunes femmes. S’il n’y avait eu le bruit des volets agités par le vent d’autan violent, qui soufflait depuis deux jours, on aurait pu entendre les respirations de Claire et Roxane, tant la
maison était calme..

Soudain, Jean fit irruption dans la pièce, et demanda à Claire de partir. Il s’engageait à parler dans huit jours, à sa sœur, ainsi qu’à Claire, mais demandait instamment, que d’ici là, on ne lui pose aucune question.

Claire se leva et regardant Jean droit les yeux, lui dit qu’elle voulait croire en lui, et que pour sa part, elle attendrait les 8 jours demandés avant de savoir la vérité. Puis, elle prit congé sans parvenir, malgré ses efforts, à cacher quelques larmes.

Jean remonta dans sa chambre, et Roxane retourna à ses occupations.

Lorsque Pierre rentra, en fin de matinée, sa femme le mis au courant de la curieuse visite qu’elle avait reçue, ainsi que de la prétendue profession exercée par Jean.

- Chouette !
Essaya de plaisanter Pierre, avec un beau frère représentant en diététique, notre chiffre d’affaires va doubler en un rien de temps.

Cette plaisanterie ne dérida pas Roxane, et le déjeuner qui suivit ne se déroula pas dans une ambiance très gaie. Heureusement, Pierre ne manquait pas de sujet de discussion avec ses abeilles, et il raconta, comment dans la
matinée, il pensait avoir pu sauver une ruche orpheline, en la transportant hors du rucher, pour mettre sur l’ancien emplacement une ruche contenant un cadre de couvain frais, sur lequel les abeilles de vol, revenant à leur lieu habituel, allaient mettre en route un élevage royal.

Mais, ce jour là, Roxane avait la tête ailleurs, et ne contribua pas à alimenter la conversation qui s’éteignit, laissant planer un silence des plus désagréables.

Après s’être levé de table, et en sortant de la salle à manger, Jean confirma ce qu’il avait dit le matin aux deux jeunes femmes.

- Dans une semaine, donc, vendredi prochain, je vous expliquerai tout. D’ici là, ne vous mettez pas martel en tête : Mes activités ne sont pas illicites. Faites moi confiance pour quelques jours, et ne parlons plus de tout cela jusqu’à
vendredi.

Jean une fois sorti de la pièce, Pierre s’employa à rassurer Roxane.

- Je suis persuadé que Jean nous dit la vérité. Il n’a pas une activité inavouable, et il nous en parlera dans une semaine. Pour l’instant, donc, n’y pensons plus, et attachons nous à régler nos propres problèmes.

Pierre avait décidé de créer 30 ruches nouvelles. Pour cela, il allait dans les jours qui viennent, mettre en route un élevage de reines. C'est-à-dire, que dans une ruche, orphelinée pour l’occasion, il allait offrir aux abeilles, des cupules fixées sur des baguettes, et dans lesquelles, sur une mini-goutte de gelée royale, il grefferait des larves d’origines quelconques, mais âgées de moins de 18 heures.

12 jours plus tard, il disposerait d’une trentaine de cellules de reines prêtes à éclore qu’il n’aurait plus qu’à introduire dans des paquets d’abeilles provenant des ruches les plus fortes.

C’était un travail minutieux mais que Pierre adorait faire, car cette opération lui donnait l’impression de dominer son sujet, de gérer et maitriser intelligemment son exploitation.

Dans la semaine, Roxane faisait des courses chez Leclerc, lorsque son caddy fut très légèrement heurté par un autre, poussé par une jeune femme.
C’était Claire, et le hasard ne devait pas avoir une grande part dans cette rencontre.

Roxane en eu d’ailleurs très vite la confirmation, car Claire lui dit :

- Je voulais vous voir. J’ai accepté d’attendre 8 jours pour savoir ce que Jean me cachait, mais, je l’avoue, c’est plus dur pour moi que je ne l’aurais cru.
Savez-vous quelque chose de nouveau ?

Roxane lui raconta les brefs propos tenus par Jean à ce sujet. Ils étaient rassurants, puisque il était formel : Il n’exerçait aucune activité illicite. Il suffisait donc d’attendre, et comme l’on était déjà mardi, il n’y avait plus que trois jours, pour savoir.

Lorsque les deux femmes se séparèrent, Roxane put constater que ses paroles apaisantes n’avaient pas eu beaucoup d’effet, car, à bout de nerfs, Claire s’était mise à pleurer.

CHAPITRE 5

La veille de la grande explication, le jeudi, donc, Jean partit de bonne heure. Il avait toujours le bras en écharpe, et sa sœur, craignant qu’il n’ait des difficultés pour diriger sa bicyclette, avec le vent toujours extrêmement violent, lui proposa de l’amener en voiture où il le désirait.

Jean remercia mais préféra y aller seul. Il rassura sa sœur en lui disant avec un grand sourire, qu’il lui restait un très
bon bras qui saurait maintenir fermement le guidon. Il est incontestable, et Roxane le remarqua, que le sourire n’avait pas duré très longtemps, et que malgré ses efforts pour ne pas le laisser paraitre, le jeune homme était très tendu.

A midi, Roxane avait préparé le repas pour deux puisque Jean avait prévenu qu’il ne rentrerait que le soir. A midi,
contrairement à son habitude, Pierre n’était pas là. Elle regretta amèrement d’être une des rares personnes à ne pas posséder de téléphone portable, et elle se jura de remédier à cette véritable infirmité, très rapidement.

A partir de midi et demi, Roxane fut très inquiète, et comme elle savait que Pierre devait aller au rucher de Marinier, elle prit sa voiture pour aller le rejoindre.

(A suivre)
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 5 Oct - 9:55

Nous allons de rebondissement en rebondissement... Cela devient niaque !
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 5 Oct - 11:57

Oui merci Aristee, mais pourquoi utilises-t-on si peu La propolis dans la pharmacopée ?

Demain peut-être saurons-nous ce qu'il en ait de Jean....

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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 6 Oct - 8:09

A 100 mètres du rucher, elle aperçut la camionnette de son mari, et son cœur se mit à battre violemment. Il était
anormal que Pierre soir resté au rucher à cette heure avancée.

La camionnette était vide.

Elle appela Pierre, mais personne ne répondit. En arrivant à proximité des ruches, elle vit Pierre couché sur le sol, face contre terre, et de nombreuses abeilles qui tournaient
autour, émettaient un son aigu, preuve qu'elles étaient en colère.. Affolée, elle se précipita vers son mari. Insensible aux quelques piqures qu’elle reçut, elle tourna Pierre sur le dos, et se rendit compte qu’il était en vie, et avait gardé son voile d’apiculteur. Il battait des paupières, et finit par ouvrir franchement les yeux. Voyant Roxane, il fit un sourire et prononça les mots classiques : « Où suis-je ? »

- Au rucher, mon chéri, mais il faut partir, il y a beaucoup d’abeilles furieuses.

Pierre se releva avec peine, s’appuyant sur sa femme, et ils s’éloignèrent du rucher.

Débarrassés des abeilles, les deux jeunes gens s’assirent sous un pin, et Roxane demanda ce qui s’était passé.

- Je venais d’ouvrir une ruche, dit-il, lorsque j’ai eu la sensation d’une présence.
Je me suis retourné, et j’ai vu un homme derrière moi, un bras en l’air, tenant un gourdin qu’il s’apprêtait à m’asséner sur le crâne. D’un pas de côté, j’ai pu échapper au coup, et je suis parti en courant.

J’ai immédiatement pensé que mes abeilles pouvaient me défendre. J’ai donc volontairement renversé une ruche, tout en courant, et aussitôt les abeilles, furieuses, se sont attaquées à nous. Moi, j’étais protégé par mon voile et habitué aux piqures. Mais l’homme complètement
affolé, est parti en courant et en criant. Cependant, il n’avait pas lâché sa matraque, et, passant à côté de moi, il parvint à m’administrer un coup sur le crâne. Je ne me souviens de rien, depuis ce moment là, et je viens juste de me réveiller. A propos : Quelle heure est-il ?

- 1 heure 30 lui répondit Roxane.

- Cela fait donc plus de deux heures que cela s’est passé.

- Il faut absolument que tu ailles te faire examiner à l’hôpital. Tu es resté longtemps sans connaissance.

Avant de quitter le rucher, ils examinèrent les abords pour recueillir éventuellement des indices qui permettraient d’identifier l’agresseur de Pierre. Ils ne trouvèrent qu’une corde, solide et longue, qui semblait prouver que le, ou les agresseurs, voulaient seulement assommer Pierre, pour le ligoter, et sans doute l’emmener. Mais pourquoi ? Il était impossible de donner une réponse à cette question, quoique, l’un et l’autre, sans vouloir en parler, pensèrent aux activités encore inconnues de Jean.

Pierre était sans force, et c’est Roxane qui mit un voile et alla fermer la ruche sur laquelle travaillait Pierre lors de son agression, puis elle replaça la ruche renversée par Pierre sur son support. Ils laissèrent la camionnette au rucher, et Roxane, avec son véhicule, emmena directement Pierre
à l’hôpital.

Il avait un violent mal de tête, mais ses idées étaient claires. Le médecin qui l’examina estima plus prudent, cependant, de le garder en observation jusqu’au lendemain.

En fin d’après midi, avant qu’elle ne quitte l’hôpital, Pierre dit à Roxane de ne pas aller déposer une plainte à la gendarmerie avant d’avoir vu Jean.

Elle ne répondit pas mais le regard qu’ils échangèrent, prouvait qu’ils avaient les mêmes arrières- pensées.

(A suivre)
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 6 Oct - 8:45

Erreur de personne et secours des abeilles .. qu'elle aventure !
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 6 Oct - 9:07

Oui erreur de personne, mais qui est Jean ????? Que fais-t-il pour avoir de tels ennemis ?

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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 6 Oct - 9:51

Et bien ! Encore plus de suspense de jour en jour !
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aristee
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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 7 Oct - 8:35

De fait, lorsque Jean rentra et fut mis au courant par sa sœur de ce qui s’était passé, il pâlit et murmura : « Les salauds ! C’est de ma faute »

- Maintenant, tu ne peux plus te taire ! Tu dois nous dire ce qui se passe. Qui sont ces gens qui ont attaqué Pierre, et pourquoi ?

- Je ne peux pas tout te dire, mais tu sauras les grandes lignes.

Depuis 9 ans, je travaille pour les services spéciaux français. Je dois donc être disponible à tous moments. Pour cela, bien que cela m’ait été très difficile, surtout au début, j’ai du laisser s’accréditer l’idée que j’étais un incurable paresseux. J’ai du mentir à tout le monde, et passer pour un pauvre type, mais, c’est un désagrément que j’avais implicitement accepté en entrant dans les services secrets.

Je ne peux te parler de l‘affaire sur laquelle je me trouve
actuellement, mais sache que je détiens un document, et qu’un service étranger fait tous ses efforts pour me le reprendre.

Ils ont cru que Pierre devait être fatalement au courant de l’endroit où j’avais mis ce document, puisque j’habite chez lui, et ils ont voulu le kidnapper pour le faire parler. Nous allons nous enfermer dans la maison, et demain, il faudra
que j’aille voir Pierre à l’hôpital pour le mettre au courant. Pendant ce temps, jusqu’à midi, je te demande de ne pas sortir, et de rester barricadée dans la maison. En fin de matinée je reviendrai, et nous aviserons. Je te demande pardon pour tous ces désagréments que je vous apporte, mais une fois cette affaire réglée, je te promets de partir, et vous n’aurez plus d’ennuis venant de moi.

Roxane était partagée entre la crainte de savoir que son frère exerçait une activité dangereuse, et l’immense joie de savoir que loin d’être un paresseux, il avait des occupations nobles, dont il pouvait être fier.

Le lendemain matin, après s’être assuré que sa sœur refermait bien la porte derrière lui, Jean se rendit à l’hôpital, où il eut du mal à voir Pierre, car les visites n’étaient autorisées que l’après-midi.

Il obtint un passe - droit de 10 minutes, et révéla à son beau frère ce qu’il avait dit, la veille à Roxane, puis demanda :

- As-tu pu voir celui qui t’avait attaqué ? Peux-tu le décrire ?

- J’étais penché sur une ruche, lorsque j’ai senti une présence. Je me suis retourné, et comme j’avais la tête baissée, je ne sais même pas s’il était grand ou petit.
Le seul petit détail que je peux te donner, c’est qu’il était blond, très blond, et c’est pourquoi j’ai pu voir cette caractéristique, mais je ne peux rien te dire d’autre, et je crains de ne pouvoir t’aider.

- Détrompe-toi. Je vois parfaitement de qui il s’agit. Merci. Si tu peux sortir dans l’après midi, téléphone-nous, et je viendrai te chercher. Je ne veux pas que tu coures d’autres risques.

- Sans te questionner sur ta mission elle-même, peux-tu me dire au moins si tu vas garder longtemps ce document, qui nous met tous trois en péril.

- Ta question est bien normale. Ce soir, à 18 heures, deux envoyés de Paris viendront en prendre livraison.

- Et d’ici là, pas de risque ?

- Si, bien sûr, mais je vais les assumer seul. Ne crains rien. D’ailleurs, le document n’est pas vraiment chez toi.

- Qu’est ce que ça veut dire : " Pas vraiment chez toi "

Je ne peux pas t’en dire d’avantage. Excuse- moi !

A ce moment une infirmière entra pour dire à Jean qu’il ne pouvait rester plus longtemps, car le médecin allait passer, et Jean s’en alla.

Au moment où il s’apprêtait à franchir la sortie principale de l’hôpital, il s’immobilisa brusquement. Appuyé contre le capot d’une voiture, fumant une cigarette, un homme blond qui ne semblait pas se cacher, paraissait attendre quelqu’un.

( A suivre)
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 7 Oct - 9:27

Le suspens est toujours présent, ce type il l'attend lui, ou il attend quelqu'un d'autre pour aller faire une petite visite à Pierre ?

Merci Aristee pour ces supers moments de lecture, ils sont une bouffée d'aventure dans nos journée à tous.

Je te souhaite une belle journée.

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Dernière édition par Anne le Mer 7 Oct - 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 7 Oct - 10:01

Il n'y a pas à dire... c'est palpitant !


Dernière édition par nane le Mer 7 Oct - 14:50, édité 1 fois
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 7 Oct - 13:07

Oui palpitant mais dangereux ! Le héros va t il s'en sortir !
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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Jeu 8 Oct - 7:33

Jean vérifia que son pistolet était bien en place, enleva le cran de sécurité et se dirigea d’un pas ferme vers l’homme blond.

- James, dit-il lorsqu’il arriva auprès de lui, mon beau frère et ma sœur ignoraient tout de mes activités jusqu’à hier soir. Ils ne savent rien de notre affaire, je t’en donne ma parole d’honneur, et il est donc inutile que tu t’attaques à
eux.

Le dénommé James, malgré un visage rougi et enflé par des piqures d’abeilles, éclata de rire, et en un français correct mais un accent américain nasillard prononcé, répondit, que la parole d’honneur d’un espion en mission n’avait bien sûr aucune valeur ; Puis, il lui dit que son beau-frère lui avait joué un vilain tour avec ses sales bestioles qui s’étaient précipitées sur lui, l’avaient abondamment piqué, et qu’il avait un compte à régler avec lui.

- Je te conseille de lui ficher la paix, parce que je n’accepterai pas que tu t’attaques à quelqu’un de ma famille.

- Arrête de me faire rire ! répondit James. Depuis quand fait-on des sentiments dans notre métier ? Ma parole, si je ne te connaissais pas depuis des années, je pourrais penser que tu es un débutant. La partie n’est pas terminée et je la gagnerai, peu importe les moyens. Tu n’as pas hésité, toi, à faire des choses pas très jolies pour arriver à tes fins. Souviens-toi de l’affaire Brown. Alors pour les leçons de morale, tu t’adresseras à un autre.

Jean s’éloignait déjà lorsque James lui cria qu’il avait un scoop pour lui : Le rendez-vous de 18 heures était annulé.

Comment James avait-il eu connaissance de ce rendez vous ? Etait-il exact que ce rendez vous avait été annulé ? Et dans ce cas, pourquoi avoir prévenu son adversaire ? Manœuvre psychologique volontaire pour montrer qu’il était le plus fort, à moins que James ait simplement commis une erreur humaine en voulant se venger de ne pas avoir réussi à capturer Pierre.

En tout état de cause, il fallait que Jean sache, si vraiment son rendez-vous était annulé, et il appela de son portable, son chef direct. Ce dernier lui dit qu’il allait justement l’appeler pour lui dire que le rendez vous de 18 heures
n’aurait pas lieu, les deux envoyés spéciaux ayant eu un accident de la route, certainement provoqué.

Jean lui raconta qu’il venait d’être mis au courant par James, qui semblait diriger la mission adverse. Comment ce James avait-il pu être mis au courant de cette rencontre et de son annulation ? Il y avait sans doute une taupe dans le service et cette suggestion de Jean sembla recevoir l’approbation de son chef.

Il était normal qu’il soit au courant de l’accident automobile, s’il en était l’instigateur. En revanche, pour avoir eu connaissance de l’entrevue, de son heure précise, et des personnes qui devaient y assister, il fallait en effet que quelqu’un du service ait pu les renseigner.

- Il y a quelque temps déjà que j’ai des soupçons à ce sujet dit-il. Sur une autre affaire dont tu ne t’es pas occupé,
Jean, il y a eu des choses très curieuses qui prouvaient que nos adversaires étaient au courant de nos plans. Pour notre affaire en cours, je t’envoie deux autres camarades, mais il faut que jusqu’à demain midi, tu trouves une cachette
sûre, pour ce que tu possèdes.

- O.K. J’ai une petite idée. Demain 12 heures devant la mairie.

- J’espère qu’ils y seront… et toi aussi, avec…. le témoin à passer.

- Ça ira, Bob. Je suis sur mes gardes.

En arrivant à environ 200 mètres de la maison de Pierre, Jean aperçut un véhicule en stationnement immatriculé dans le 75. Ce fait n’était pas absolument exceptionnel, mais assez rare, même dans cette période de l’année, et Jean vérifia une nouvelle fois que son arme était prête au service. Au lieu d’entrer normalement par la cour devant la maison, il fit le tour, afin d’aborder la maison par derrière, en passant devant la miellerie.

Il ne vit rien de suspect, et comme la porte de la buanderie, la seule qui se trouvait à l’arrière de la maison, était fermée, il revint par devant et appela Roxane. Il n’eut aucune réponse, malgré de nombreux appels. La porte d’entrée était fermée, et il était certain que quelque chose s’était passé.

Au pas de gymnastique, il revint vers le véhicule immatriculé en 75. Elle était partie.

Il retourna à la maison, et constata que sur le côté droit, une échelle posée contre le mur, avait du servir à pénétrer dans la maison en passant par la fenêtre d’un ancien
grenier.

(A suivre)
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Jeu 8 Oct - 10:37

Ça chauffe ! Roxane enlevé ?

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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Jeu 8 Oct - 10:51

Quand je pense qu'il va falloir attendre jusqu'à demain pour lire la suite... ordigrr
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Jeu 8 Oct - 11:30

James a donc des complices !

Allons Nane, un peu de patience, ça met du piquant !
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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 9 Oct - 8:22

Jean monta à son tour, appelant toujours sa sœur par acquis de conscience, mais il savait déjà qu’elle avait été enlevée. Pourquoi dans ces conditions n’étaient-ils pas repartis par la porte normale ? Sans doute pour ne pas risquer de se retrouver face à lui, Jean, ce qui effectivement
aurait bien pu arriver. Dans la salle à manger, quelques chaises étaient renversées, prouvant que Roxane avait essayé de se défendre, et sur la table, la feuille d’un cahier avait été arrachée, sur laquelle, des mots en français
avaient été tracés avec quelques fautes.

« On la tien, mon pote, et tu la revera vivante que si tu nous donne le papié, ce soir a 18 heures a l’endroi prévu . Fais attention, on ri pas. »

CHAPITRE 6

Jean qui normalement était assez sûr de lui, se sentit désarmé devant ses adversaires. Ils tenaient sa sœur, et cela inhibait non seulement ses facultés d’action, mais même de réflexion. De plus, Roxane étant enceinte, il
craignait des conséquences graves sur sa grossesse.

Il s’exhorta au calme, et tenta de se mettre à la place de ses adversaires. Il savait qu’ils ne feraient pas de mal à Roxane pour le plaisir. Tout comme lui, ils n’étaient pas sadiques, mais ils avaient une mission à accomplir, et ils
feraient tout pour qu’elle soit couronnée de succès.

Lorsque Pierre avait dit que son assaillant était blond, il avait immédiatement reconnu James. Or Il y avait dans le village voisin un couple d’anglais, chez lequel James allait souvent, et Jean sentait, que c’est chez gens là que James avait du emmener Roxane.

Il se demanda s’il devait en premier lieu prévenir Pierre du kidnapping de sa femme, et réflexion faite, il préféra tenter quelque chose avant. S’il parvenait à la libérer, cette histoire se bornerait à une aventure dont Pierre connaitrait tout de suite l’heureuse issue.

Jean sauta dans le véhicule de Roxane, dont la clé de contact était toujours astucieusement (???) cachée sous le tapis de sol. Et il se rendit dans le village voisin, où habitaient les anglais. Il laissa son véhicule à 4 ou 500
mètres de la maison, et fit un grand détour pour aborder la maison par derrière. C’était une villa de construction récente, entourée d’un jardin bien entretenu. Au nord de la maison, une haie de grands ifs, permit à Jean de s’installer un long moment pour épier les éventuels va et vient des occupants, sans risquer d’être aperçu. Une télévision était en marche, et au bout d’un quart d’heure, Jean vit passer deux personnes devant la petite fenêtre du premier. C’était la seule ouverture sur le mur nord, et Jean pensa que c’était
de ce côté qu’il pouvait pénétrer dans le jardin, avec le minimum de risques d’être aperçu.

Entre les troncs de deux ifs, il parvint avec beaucoup de difficultés à traverser la haie, et il se trouva dans le jardin, où, à découvert, le risque était le plus grand de se faire voir. Aussi, d’un pas vif et souple, il se dirigea vers le mur, où collé contre lui, il ne pouvait être vu depuis la petite fenêtre. Il longea le mur vers le côté ouest, et du s’arrêter à l’angle.

Une dame, qu’il reconnut être l’Anglaise, étendait du linge sur des fils.

Il retourna alors vers le côté est. Après un moment d’observation en restant à l’angle, il longea le mur Est, jusqu’au niveau d’une baie, au rez de chaussée. Par bonheur, elle était ouverte.

Jean écouta un moment pour savoir si des personnes étaient dans la pièce. Il n’y avait aucun bruit de voix, mais des sortes de raclement, et Jean se demanda s’il n’avait pas la chance de tomber sur la pièce où était « entreposée » sa sœur. Il risqua un œil par la fenêtre. Roxane était bien là, couchée sur le sol, ligotée solidement, et elle essayait par des mouvements inutiles de détacher ses liens. Elle ne risquait pas de se libérer, et c’est pourquoi ses geôliers n’avaient pas jugé nécessaire de fermer la fenêtre
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 9 Oct - 12:02

Et hop ! pas une minute pour s'ennuyer à la lecture de cette nouvelle ! Le rythme est effréné !
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