Le bateau ivre



 
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 SUR FOND D'ABEILLES

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aristee
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 16 Oct - 8:12

James pensa qu’après tout, il n’était pas à quelques heures près, l’important était d’avoir le document, et il donna son accord sur la façon de procéder.

A deux heures du matin, Jean se leva pour aller chercher le document à Condom. Il ne prit pas la voiture et partit silencieusement par l’arrière de la maison à bicyclette.

La nuit était à son premier quartier, un petit vent désagréable soufflait de côté, le ciel était complètement dégagé et, en ce mois de Juin, la température nocturne, exceptionnellement basse, ne devait pas dépasser les 4 ou 5°.

- Quel métier ! Bougonna Jean par plaisanterie, car il pensait exactement le contraire. Il aimait cette vie pleine de risques, mais jamais monotone, avec des phases d’activité intense et des plages d’oisiveté.

Il se demanda quelle décision il aurait prise s’il avait dû, soit livrer le véritable document, soit abandonner Pierre à son sort. Honnêtement, il ne pouvait répondre à cette question, mais arriva vite à la conclusion qu’il était
inutile de se mettre martel en tête, puisque Bob avait trouvé une solution intelligente. C’était heureux car Jean n’aurait vraiment pas su que faire.

Le document qu’il possédait, concernait donc un matériau extraordinaire découvert par un chercheur polonais de génie Kolosky. Il était parvenu à créer un alliage comprenant dans des proportions très précises, 7 minéraux et trois polymères.
Il possédait deux caractéristiques : Il avait une résistance deux fois supérieure à celle de l’acier, et surtout, sa densité n’était que de 0, 540

L’inventeur avait appelé son produit le Kolonium, mais les services français l’avaient débaptisé, et du fait de sa principale caractéristique, la légèreté, l’avaient appelé le Légérium

Les Américains avaient eu vent de cette découverte. Ils étaient allés voir Kolosky, lequel, malgré le paquet de dollars qui lui était offert, ne voulait traiter qu’avec son propre gouvernement. Les Américains ont donc un peu
bousculé le savant, qui, malheureusement, de santé fragile, mourut d’une crise cardiaque.

Ils cherchèrent la fameuse formule dans tous les coins où Kolosky était susceptible de l’avoir camouflée. Ils ne trouvèrent rien.

Bob, fut, Jean ne sait comment, au courant de l’existence de ce nouvel alliage, découvert en Pologne. Il lança ses propres agents et eut la chance dans un premier temps, d’avoir un petit aperçu de la formule, puis tout dernièrement d’avoir en totalité le compte rendu d’expérience, et la formule définitive. C’est ce compte rendu qui était en possession de Jean.

Le document tronqué expédié par Bob, arriva par avion spécial, et Jean, donc, le récupéra chez Boyer, un correspondant du service.

Tout comme l’aller, le retour s’effectua sans problème. James était persuadé avoir gagné la partie, et n’avait pas jugé opportun d’assurer la surveillance nocturne de Jean.

C’est avec un grand soupir de satisfaction qu’il retrouva son lit, au chaud, jusqu’à 6 heures 30.

Roxane s’était chargée de garder Claire. Elle savait qu’elle était la monnaie d’échange contre son mari, aussi prit-elle toutes les précautions pour que la jeune femme ne puisse pas s’enfuir, tout en la faisant bénéficier de sa gentillesse naturelle.

Jean avait apporté un matelas dans la chambre de Roxane sur lequel dûment ligotée, Claire fut couchée. Roxane veilla cependant à ce Claire puisse dormir assez confortablement.. Roxane ferma sa porte à clé, et mit cette dernière sous son oreiller.

Après le petit déjeuner, pris ensemble, Jean confia à Claire, libre de ses mouvements, le document, en l’invitant à en prendre connaissance.

- J’y tiens, lui dit-il parce que James doutera sans doute de son intérêt et je veux que tu puisses le rassurer afin que l’échange de ta liberté contre celle de Pierre, puisse s’effectuer convenablement.

- Je ne te le cache pas, je suis un peu surprise que tu nous donnes ce document dit Claire, après l’avoir parcouru. Ce
nouveau matériau va bouleverser toutes les économies, dans tous les domaines : l’aviation, la marine, l’automobile… . Je ne comprends pas. Et quand je ne comprends pas, je deviens très méfiante. Je sais que Pierre est ton beau frère, mais que pour le sauver, tu en viennes à nous donner ce document, c’est impensable. Il y a un truc.

- Quel truc veux-tu qu’il y ait ? Tôt ou tard, vous auriez eu
connaissance de cette découverte, et nous aurons toujours l’avantage, d’avoir un peu d’avance sur vous. Alors pourquoi sacrifier des vies humaines, celle de Pierre, et la tienne.

Elle regarda Jean, visiblement surprise de ce souci avoué d’économiser des vies humaines. On sentait que la jeune femme ne parvenait pas à se faire une opinion : S’agissait-il d’une manœuvre, ou Jean était-il de bonne foi ?

A sept heures du matin, Jean, Claire et Roxane qui voulut à tout prix les accompagner, montaient dans l’automobile, pour se rendre à Agen.

Ils étaient encore dans la cour, lorsque James, accompagné d’un homme, l’arme au poing, surgirent par le portail. Ils furent suivis par un autre homme qui soutenait Pierre, lequel semblait bien mal en point.

En tenue d’apiculteur qu’il portait au moment du rapt, son visage était émacié, et du sang séché maculait ses joues. Il avait les mains liées derrière le dos. En le voyant, Roxane hurla et Pierre apostropha James.

- Salaud !!
Qu’est ce que vous lui avez fait ? Tu sais parfaitement qu’il n’est pas dans le coup.

- Du calme ! Riposta James, ce n’est pas grave. Mais tu sais ce que c’est, j’ai un jeune qui vient d’arriver, alors quand on débute, on fait de l’excès de zèle, et il a voulu le faire parler. Comme ton beau frère ne pouvait rien dire, parce qu’il ne savait rien, il l’a un peu bousculé, mais il s’en remettra.

A ce moment, se produisit un fait inattendu.

(A suivre)
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 16 Oct - 9:03

Ho la.. on termine sur un suspence, et comme à la télé pour les feuilletons ou les coupures pub, il va falloir attendre demain !!
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 16 Oct - 9:34

Et oui, pour savoir quel est ce fait nouveau.

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nane
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Ven 16 Oct - 9:51

Je trépigne !
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aristee
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Sam 17 Oct - 8:00

Durant la conversation entre Jean et James, Claire avait vu que, sur la plage arrière de la voiture, il y avait un soudogaz et un briquet dont Pierre se servait pour allumer son enfumoir. Elle s’en était emparée, avait allumé le
soudogaz, puis, après avoir sorti le document de son sac, elle se mit à crier à l’attention de James.

- Tu es un salaud. J’ai le document, et pour l’avoir lu, je peux te dire qu’il est d’une extrême importance. Il s’agit bien de ce nouveau matériau très résistant et extrêmement léger. Ils ont été très corrects avec moi, alors que toi, tu as agi comme un sauvage. Tu me dégoutes. Si tu ne
fiches pas le camp immédiatement toi et tes gars, en laissant Pierre ici, je brûle le document en moins de deux secondes. Tu veux courir le risque ?

Elle tenait le soudogaz et le document côte à côte, pour bien marquer qu’en une fraction de seconde, elle pouvait y mettre le feu.

Visiblement, James était pris de court par l’attitude de Claire, et il resta figé un instant, avant d’essayer de parlementer.

- Mais enfin, Claire, ne fais pas l’imbécile ! Que se passe-t-il ? Nous avons gagné. Nous allons libérer Pierre, ils vont te libérer et tout sera fini.

- Ils m’ont traité humainement, alors que vous avez brutalisé un homme qui n’y était pour rien. Ils m’ont confié le document et je ne suis même pas menottée. Je te jure que je brûlerai le document si tu fais un pas en avant, et je le brûlerai aussi si tu ne pars pas immédiatement.
Dépêche-toi !

James essaya de s’adresser à Jean :

- Je ne sais pas ce que tu lui as fait, mais peu importe. Ce document, tu me le donnes, oui ou non.

Mais c’est Claire qui répondit.

- Le document, c’est moi qui le possède, ce n’est plus lui. Je te jure que si tu ne pars pas immédiatement, je le brûle.

Comme James ne bougeait pas, elle approcha la flamme du document qui commença à brûler.

- Non, non, hurla James, nous partons ! Mais je te revaudrai ça. Les trois hommes sortirent de la cour, et Roxane jaillit de la voiture pour se précipiter vers Pierre qui tenait à peine debout.

Voyant la fuite de James, Claire avait éteint les flammes du document, sous son pied.

Jean, aidé par Roxane, soutinrent Pierre pour entrer dans la maison.
Jusqu’à ce que les trois jeunes gens soient à l’intérieur, Claire avait gardé le soudogaz allumé, prête à remettre le feu au document, en cas de retour de la bande. Cette précaution s’avéra inutile.

Pierre fut allongé sur son lit, et Roxane, aidée par Claire, nettoyèrent les plaies sur le crâne, qui à vrai dire
étaient plus spectaculaires que profondes ; En revanche, elles virent avec horreur, que le torse de Pierre était constellé de brulures de cigarettes, et il souffrait le martyr. Malgré l’opposition de Pierre, et l’attitude gênée mais neutre de Jean, qui, par profession n’aimait pas faire appel aux autorités légales (les médecins étant tenus de signaler les blessures suspectes qu’ils avaient eues à soigner) Roxane appela un médecin.

Le médecin arriva peu après, désinfecta les plaies, et fit une piqure antalgique.

Lorsqu’il partit, Jean l’accompagna, et eut une longue conversation avec lui. En revenant, il avait l’air soulagé et dit que le médecin ne signalerait pas les curieuses blessures de Pierre. Ce dernier commençait à moins souffrir
après la piqûre et s’endormit très rapidement. Il n’avait pas fermé l’oeil durant les 24 dernières heures.

Ayant barricadé la maison, l’arme toujours prête à l’emploi, il téléphona à Bob, pour le tenir au courant du développement de la situation.

(A suivre)
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Sam 17 Oct - 9:16

Et voilà, encore un retournement de situation, tu es passé maître en la matière Aristée !
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aristee
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 18 Oct - 9:27

CHAPITRE 8

Les problèmes qui se présentaient étaient multiples. Tout d’abord, James certainement doublement furieux, de son échec d’une part, et de la trahison de Claire d’autre part, n’était pas homme à passer à autre chose. Il allait mettre
au point une contre attaque, pour récupérer le document.

Autre problème : Pierre était momentanément hors service, or c’est lui qui savait dans quelle ruche il avait mis le véritable document.

Enfin, il fallait éclaircir le problème de Claire. Avait-elle agit sous le coup de la fureur en constatant la sauvagerie de James, mais allait-elle revenir à sa place naturelle, ou plus exactement la place qu’elle avait choisie, auprès de James ? Ou avait-elle l’intention de changer du tout au tout, soit en se ralliant à Jean, soit en se retirant purement et
simplement de toute cette histoire ?

Roxane, lorsque Pierre fut endormi, dit à son frère qu’elle devait absolument aller récolter le pollen pour le faire sécher rapidement et assurer sa conservation.

Jean poussa de hauts cris. Pas question que Roxane sorte alors que les autres pourraient la capturer de nouveau, mais, entêtée, la jeune femme ne céda pas, et après avoir confié la maison à Claire, à laquelle il avait décidé de
faire confiance, Jean dut accompagner sa sœur, en lui prêtant un révolver. Avec deux armes, ils avaient de quoi se défendre.

Les abeilles ramassent le pollen des fleurs, c'est-à-dire l’élément mâle des plantes, qui leur sert à préparer la bouillie destinée à la nourriture des larves. Elles les stockent dans de petites cavités, sur leurs pattes arrières,
et lorsqu’elles rentrent à la ruche, on dit qu’elles ont des culottes de pollen.

Pour récupérer une partie de ce pollen rapporté, on oblige les abeilles à entrer par une grille dont les trous font 4 millimètres et demi de diamètre.
C’est en passant par ces trous, qu’elles accrochent et perdent environ le dixième de leurs culottes, qui tombe dans un tiroir aéré. Ce sont ces tiroirs qu’il faut vider
tous les deux jours, trois au grand maximum, car il importe de faire sécher le pollen rapidement dans une étuve thermostatée à 40°, afin d’éviter que le pollen ne moisisse.

La tournée des divers ruchers (seuls, ceux qui sont à proximité sont dotés de trappes à pollen, les ruches éloignées, comme celles dans les Landes
entraineraient des frais de transport trop importants) cette tournée dura deux heures, et il ne se passa rien de particulier.

La seule chose vraiment nouvelle pour Roxane, c’était de voir son frère, qu’elle avait considéré durant des années comme un paresseux pathologique, travailler vite et bien.

A la maison non plus, il ne s’était rien passé. Pierre dormait encore, et Claire avait commencé à préparer un repas.

Pierre souffrait un peu moins. Mais il se faisait du mauvais sang pour son exploitation. On se trouvait dans une période de l’année que l’on appelle la haute saison, et qui détermine en grande partie les revenus annuels.

Rassuré de savoir que la récolte de pollen avait été faite, il demanda de participer aux discussions concernant l’affaire de Jean.

Ce dernier avait pris à part Claire pour essayer de déterminer dans quel camp elle se trouvait.

Après l’avoir remerciée pour son intervention efficace, il lui posa carrément la question. Elle lui répondit d’une façon aussi directe.

- Je ne sais si tu es au courant, mais j’ai été la femme de Bob, ton chef direct. Nous avons divorcé il y a 5 ans. J’ai fait la connaissance d’un membre important des Services de renseignements français, Max. J’ai été sa maitresse pendant
quelques mois. Après notre rupture, Bob, que je continuais à voir, m’a dit exactement « qu’il n’avait pas confiance à 100 pour cent en Max »

- Mais James, comment l’as-tu connu ?

- Oh ! Il y a longtemps. Pas 10 ans comme tu l’avais suggéré souviens-toi, mais 5 ou 6 certainement. J’étais encore avec Bob, et nous nous sommes rencontrés dans une
réception mondaine. C’est assez amusant, mais c’est Bob qui m’a présentée James
Par la suite nous nous sommes revus…

- Et tu es devenue sa maitresse et sa collaboratrice ?

- Pas sa maitresse. Mais il m’avait demandé un petit service. Comme il connaissait Bob, et après avoir demandé conseil à mon ancien mari, je le lui ai rendu. Par la
suite, comme je lui avais refusé un second service, il m’a dit que maintenant j’étais mouillée dans une affaire d’espionnage, et que j’étais obligée de continuer. C’est ce que j’ai fait. Il me tient toujours, mais je m’en fiche. Il arrivera ce qui arrivera, mais je vais arrêter.

James m’avait beaucoup parlé de toi, et m’avait dit combien tu étais un homme peu intéressant, sans scrupule, soucieux seulement d’obtenir des résultats professionnels qui te serviraient pour obtenir des promotions. Il a fait tant et si bien, que j’ai accepté de travailler pour lui, contre toi.

Je dois dire que lorsque j’ai fait ta connaissance, j’ai failli refuser, car il me semblait que tu n’étais pas celui que m’avait décrit James, et puisque c’est l’heure de vérité, je ne te cache pas que tu ne m’étais pas indifférent. Sur ce point, je ne t’ai pas joué la comédie

(A suivre)
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 18 Oct - 9:44

Quel milieu ! Un vrai panier de crabes !

Enfin j'attends demain pour connaître la suite, ça devient sérieux là !
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Dim 18 Oct - 23:01

Je rattrape le train en marche comme ça se dit, très occupée ces deux derniers jours je n'ai pas eu le temps de venir suivre les aventures de nos héros.

Claire sincère ? Il semble bien....

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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 8:14

Claire sincère pfff je n'en crois pas un mot ! après toutes des aventures amoureux et autre ...
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aristee
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 8:45

J’ai passé des journées très pénibles, me demandant toujours si j’avais raison de continuer à me battre contre toi.

Quand j’ai vu l’attitude sauvage, cruelle, de James, et que je l’ai comparée avec ta méthode professionnelle, mais humaine, j’ai compris en une seconde que j’avais fait fausse route, et je suis heureuse d’avoir pu t’aider.

Je vais continuer à te parler sincèrement. Avec James, ma collaboration est terminée, mais je n’ai pas l’intention de travailler pour toi. Je veux rester en dehors de toutes ces activités parallèles, pour lesquelles d’ailleurs, je ne suis pas faite.

Je me propose, d’avoir avec James, la même conversation franche qu’avec toi. Puis-je m’en aller ?

- Bien sûr, tu peux partir. Mais je pense que pour l’instant, il vaudrait mieux que tu ne coupes pas les ponts avec James. Tu risquerais de le rendre fou de rage. Je ne te demande pas de m’aider, mais simplement de rester neutre. J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir. A toi de décider.

- Je te ferai certainement signe un de ces jours.

Claire, alla embrasser Pierre et Roxane, puis partit

Deux jours se passèrent avant que Pierre ne puisse reprendre une partie de ses activités.

La grande miellée arrivait à grands pas et il était temps de mettre des hausses supplémentaires sur les ruches. Pourtant, il était difficile de sortir de la maison, sans courir le risque de rencontrer James et sa bande, qui certainement
devaient préparer quelque chose.

Il devenait urgent de se débarrasser du document, mais assez curieusement, Bob ne semblait pas pressé de le récupérer. Lorsque Jean lui demandait de terminer rapidement cette affaire, il répondait :


- Il faut laisser passer un peu de temps. James et sa bande vont se lasser, ils vont baisser leur garde, et nous pourrons
faire venir ce document sans courir le risque d’être intercepté. Rien ne presse !

Le document que tu possèdes, est d’une telle importance, que nous devons accepter de perdre quelques jours, pour atteindre une sécurité complète.

- Tu en parles à ton aise ! Je suis chez ma sœur et mon beau frère, or, à cause de nous, ils sont condamnés à l’inaction alors que c’est le moment des gros travaux dans leur exploitation apicole.

- Ce sont de bons français. Ils comprendront.

Un matin, alors que Bob ne voulait toujours pas bouger dans l’immédiat, Jean se mis en colère et lui dit.

- Je regrette, il est impossible de continuer comme ça ! Puisque tu ne veux rien faire, je vais me débrouiller tout seul, et c’est moi qui vais te l’amener à Paris.

- Je t’interdis de faire ça !! Il faut que nous soyons assurés à 100 pour 100 que le document arrivera à Paris. Tu sais ce
qu’il représente pour nous. Si tu venais seul, malgré toutes les précautions que tu prendrais, tu risquerais d’être intercepté. Il n’en est pas question.

- Comme il n’est pas question que j’oblige mon beau frère à ne pas faire son travail, nous sommes dans une impasse.

- Mais non, ce n’est pas une impasse ! Tu attends quelques jours, et c’est tout.

- 24 heures. Je te donne 24 heures pour que tu mettes sur pied une opération pour récupérer ce document. Si tu ne fais rien, je monterai seul à Paris, et je te remettrai à la fois le document et ma démission. Je te rappelle demain à la même heure.

Puis ne voulant pas entendre les récriminations de Bob, Jean coupa la communication.

Deux minutes plus tard, Bob le rappelait.

- Je t’interdis, tu m’entends bien, je t’interdis de m’apporter ce document, sans prendre les précautions indispensables. Je suis ton chef, ne l’oublie pas.

- C’est parce que je ne l’oublie pas que je te remettrai ma démission.

- Je la refuserai.

Allons, que se passe-t-il ? Nous nous connaissons depuis longtemps. Que t’arrive-t-il ?

- Ce qui m’arrive ne te regarde plus.

Et Jean, de nouveau, coupa la communication

(A suivre)
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 9:21

Encore une taupe sous roche ? perplexe
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 10:51

Étrange Bob.... On dirait qu'il est tenu par quelque chose qui fait qu'il n'a plus les mains libre d'agir.

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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 18:38

Bonsoir

En attendant la suite du feuilleton, voici ce que j'ai trouvé sur la Propolis dont nous parlait notre écrivain apiculteur. Pationnant bea


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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 20:08

Cette petite étude sur la propolis est excellente, même si je regrette que ce produit assez exceptionnel, ne soit pas assez utilisé comme il le mérite.
L'hiver, des souris des champs, des campagnols viennent dans les ruches, où elles sont à l'abri, et profitent de la chaleur( même en hiver, au centre de la colonie qui s'est mise en boule, il fait plus de 30 degrés)
Au printemps, lorsque les abeilles commencent à sortir, elles ne peuvent accepter ces squatters, elles les piquent, pour les tuer. Mais bien évidement les souris sont trop lourdes pour être portées dehors, et les laisser là, serait dangereux au moment de la décomposition. Prévoyantes, donc, immédiatement, les abeilles recouvrent les victimes de propolis.
J'ai trouvé très souvent des souris lors de mes visites de printemps. Elles étaient parfaitement momifiées, et ne faisaient courir aucun danger à la colonie.
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 20:44

C'est un exemple type de ce que la nature sait faire.. et il y en a bien d'autres !

Merci Artistee de ces précisions
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Anne
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Lun 19 Oct - 21:29

Étonnant et très instructif tout cela. C'est incroyable ainsi confits dans la propolis il n'y a pas de décomposition. Tu sais je n'en ais jamais pris, il faudra que je me penche un peu plus sur ses vertus.

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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 20 Oct - 8:37

CHAPITRE 9

JEAN

Deux fois de suite, je viens de raccrocher au nez de Bob. Nous nous connaissons depuis longtemps et nous avons rempli ensemble des missions périlleuses. Mais il y a de vilaines pensées qui me tournent dans la tête.

Il est évident que je détiens un document d’une valeur incommensurable, et il faut absolument que notre service puisse le posséder. Je ne peux pas tout laisser tomber, et je n’en ai d’ailleurs pas l’intention.

En menaçant de donner ma démission, je voulais enregistrer la réaction de Bob. Il n’est pas revenu sur sa position. Il ne veut pas que le document arrive à Paris trop vite. Pourquoi ?

Oui, pourquoi ? Un petit travail s’est fait dans mes cellules grises.

Tout d’abord, Bob m’a dit qu’il soupçonnait quelqu’un de nos services, de jouer le double jeu. D’après ce que m’a dit Claire, il doit s’agir du dénommé Max. Si c’est exact, pourquoi est-il encore en fonction ? Dans notre métier, il n’y a pas de place pour le doute. On ne garde pas un agent douteux.

Ensuite, Bob lui-même m’a dit que notre premier rendez vous, n’était connu que de lui, de moi, et des deux envoyés…….. qui ont eu un accident automobile.
Si nous avons été trahis, ce ne peut être que par l’un de nous quatre.

Enfin, notre adversaire est James, dont l’alliée était Claire. James a été mis au courant du rendez vous. Or Claire m’a dit que c’était par Bob qu’elle avait fait la connaissance de James, au cours d’une réception. Ne peut-on penser à une connivence entre Bob et James ? Je commence à le croire.

Il faut avouer que tous ces éléments réunis sont troublants.

Pourtant, je veux remplir ma mission, et non seulement je suis seul, contre nos adversaires, mais il faut de plus, que je me méfie de mon chef direct.

Si j’ai vu juste, je sais que Bob ne fera pas de sentiment. Il va essayer de m’éliminer.

Je vais donc, dans un premier temps, faire un rapport concernant mes doutes. Je vais le confier à Pierre, avec pour mission, si je devais disparaitre d’une façon brutale, de le transmettre au général Janot, le grand patron de mon service.

Après quoi, je prendrai le risque de monter seul à Paris, pour remettre le document au général. Avec James et sa bande, plus Bob, contre moi, je suis réaliste : j’ai peu de chance de réussir, mais je ne peux pas faire autrement, je dois tenter ma chance. Je vais demander à Pierre de récupérer le document, et je vais partir immédiatement à Paris, avec la voiture de Roxane.

Après en avoir discuté pendant une heure, Roxane, Pierre et moi, nous avons décidé de faire les choses de la façon suivante.

Je ne voulais pas au départ que Roxane intervienne, mais elle a tant insisté, que Pierre et moi avons cédé.

Pierre et Roxane, partiront donc en camion au rucher. Ils auront chacun un pistolet. C’est Roxane qui récupérera le document dans la ruche, pendant que Pierre assurera sa
protection avec son arme.

10 minutes après le départ du camion, je partirai avec le véhicule de Roxane. Au rucher, je prendrai le document au vol. Si James épiait dans les alentours, Pierre et Roxane, le temps qu’il rejoigne son véhicule j’aurais un peu d’avance, et partirais aussitôt sur Paris.

Pierre aurait voulu m’accompagner dans la capitale, mais j’ai tenu ferme. Ils avaient, lui et ma sœur couru assez de risques, il fallait que cela se termine et qu’ils reprennent leurs activités normales.

Dans une heure, Roxane et Pierre partiront au rucher, et peu après, pour leur laisser le temps d’allumer l’enfumoir et de récupérer le document, j’irai les rejoindre. D’ici là, je vais me vider l’esprit et penser à autre chose que mon travail.

Lorsque la dernière fois, Claire et moi, nous nous sommes quittés, j’ai eu une sensation nouvelle pour moi. J’étais malheureux de la voir partir. Il est certain, que j’avais particulièrement apprécié son attitude, lorsqu’elle nous avait défendu contre James, en menaçant de brûler le document. Elle m’avait impressionné par son calme, son cran, sa détermination, qui en a imposé à trois hommes armés. J’ai donc pour elle, respect et admiration.

Est-ce suffisant pour expliquer ce trouble ressenti lors de notre séparation ? J’ai trop l’habitude de regarder les faits en face, pour le croire.

Je n’ai jamais eu de vie sentimentale. Tout simplement parce que je savais que je n’y avais pas droit. Un homme qui mène une vie aventureuse, instable, dangereuse, ne peut demander à une femme d’avoir un tel mari.

C’est aujourd’hui que je me rends compte, combien la raison derrière laquelle je m’abritais, était ridicule. Si je n’ai jamais eu de vie sentimentale, c’est tout simplement parce que je n’avais jamais rencontré une femme qui m’attire suffisamment pour que je me pose la question :

Suis-je prêt à abandonner ma vie actuelle pour mener une existence normale avec femme et enfants ?

Je l’ai dit, j’adore mon activité, mais, si Claire me demandait de l’abandonner, que ferais-je ? Le seul fait de me poser la question, est déjà extraordinaire. Mais il faut que je reste lucide : la question ne se poserait que si, de son côté, Claire se sentait vraiment attirée par moi. Je ne veux pas perdre de vue que, travaillant avec James, elle était dans son rôle en jouant à la femme amoureuse,
pour essayer de recueillir des renseignements sur mon activité. Alors, je ne peux tenir compte des déclarations d’amour dont elle m’a abreuvé.

Bon. La petite séance sentimentale est terminée. Il faut maintenant que je finalise cette affaire en cours, et la conclusion n’interviendra, que lorsque j’aurais remis en main propre, ce foutu document au général.

Une seule chose est certaine. James ne restera pas inactif. Je ne peux me contenter de prendre le document au rucher, et tranquillement d’emprunter l’autoroute pour aller à Paris. Je ne me fais pas d’illusion. Le véhicule de Roxane est connu, et je serais vite intercepté par les correspondants de James.
Il va falloir jouer serré. Je vais devoir changer plusieurs fois de véhicule.
Par les sociétés de location de voiture, ils auront assez vite les caractéristiques du véhicule que je conduis, aussi, faudra-t-il que j’en change, avant qu’ils n’aient la possibilité de m’intercepter. J’envisage également de parcourir éventuellement des tronçons en train, pour les déstabiliser.

Il y a encore un autre élément, sur lequel je n’ai pas de certitude, mais……

Si Bob joue le double jeu, il aura senti mes réticences à son égard, quand j’ai donné ma démission. Alors, comme il me connait bien, il sait que je tenterai d’aller seul, porter le document à Paris, et James et lui vont peut être mettre
leurs moyens en commun.

La situation est compliquée, mais je ne peux pas reculer.

Je vais prendre une carte, faire mon plan, et puis, le départ de Roxane et Pierre marquera le début de la fin de l’opération…..

(A suivre)
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 20 Oct - 8:51

Ça commence à stesser dans l'affaire ! mais attendons !
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 20 Oct - 9:44

Et oui, attendons, on n'a pas le choix hein ! Mais vivement demain quand même !
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 20 Oct - 10:36

Bob le traitre ? Je ne crois toujours pas Claire hors le coup, peut-être je me trompe.....

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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mar 20 Oct - 12:59

N'allez pas influencer l'auteur, surtout si tout n'est pas encore écrit !.. pourvu qu'il n'y ai pas une grève des trains et des barrages sur les routes !! grandrire
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MessageSujet: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 21 Oct - 8:02

CHAPITRE 10

Une dernière fois, Pierre tenta de dissuader Roxane de venir au rucher avec lui. Il avait employé tous les arguments possibles, mais elle était restée inflexible : Attendre, seule, à la maison, pendant que son mari et son frère courraient des risques, était une épreuve qu’elle ne pourrait supporter.

En dernier ressort, Pierre avait bien essayé de lui dire, que s’il fallait fuir, ce serait beaucoup plus facile pour lui, s’il était seul, plutôt qu’accompagné d’une femme enceinte. Rien n’y fit. Elle demanda seulement que Pierre lui explique bien le fonctionnement du pistolet.

Comme convenu, Pierre et Roxane partirent au rucher où se trouvait le document, et peu après, Jean, au volant du véhicule de Roxane, prit la même direction.

Arrivé près du rucher, il constata en souriant, que sa sœur, et son beau frère, tels de vrais pros, assis par terre, dos à dos, pour ne pouvoir être pris à l’improviste, le pistolet à la main, l’attendaient.

Jean ne descendit pas de la voiture, prit le document que lui tendait Pierre, et avant de redémarrer leur dit :

- Je laisserai le véhicule de Roxane sur le parking de la gare à Agen. Je mettrai dans le parcmètre ce qu’il faudra pour 4 ou 5 heures de stationnement. A plus tard.

Jean était à l’entrée de Condom, lorsqu’il vit Claire, au bord de la route qui lui faisait signe de s’arrêter. Il hésita un seconde, puis s’arrêta prenant vivement son pistolet à la main.

- Je te guettais. James a su, je ne sais pas comment, ton départ pour Paris aujourd’hui, et tu as un comité d’accueil, qui t’attend, à la sortie de Condom. Il faut que tu contournes la ville. Ne parle à personne de l’itinéraire que tu veux prendre.
Même à ton service. Pars vite, Je t’aime. Bonne chance.

Jean n’avait aucune raison de mettre en doute les renseignements fournis par Claire, et fit un détour d’une dizaine de kilomètres, pour éviter la sortie de Condom.

Tout en conduisant, les sujets de réflexion ne manquaient pas. Entre la déclaration d’amour de Claire, et sa difficile mission en cours, il y avait de quoi alimenter ses cellules grises. Puis il se dit que les problèmes sentimentaux
n’avaient aucune raisons de se développer s’il se faisait descendre avant son arrivée à Paris. Il concentra donc tous ses efforts sur la nécessité d’échapper aux pièges que James et sa bande allaient lui tendre.

Dans les quelques mots prononcés par Claire, quatre avaient particulièrement frappé Jean. « Même à ton service » avait elle dit en lui conseillant de ne parler à personne de son itinéraire. Aurait-elle aussi des doutes en ce qui concerne Bob ?

Jean ne fit jamais plus de 100 kilomètres dans le même véhicule, qu’il rendait à une agence de la société à laquelle il l’avait loué, pour ensuite, en louer un autre dans une société différente. Il ne prit jamais l’autoroute, et n’hésitait pas à négliger les itinéraires les plus directs, pour prendre le chemin des écoliers, et déjouer d’éventuels pièges de James.

Jean avait à Paris un camarade, Jacques, avec lequel il avait fait son service militaire, et il décida de descendre chez lui, s’il n’y avait pas d’impossibilité. Il lui téléphona, et entendit une voix féminine lui dire que son mari, Jacques, n’était pas encore rentré, mais qu’il serait certainement très heureux de revoir un vieux copain. Il était donc attendu, et le fait qu’il
n’arriverait que vers 10 heures du soir n’était pas grave, puisqu’eux-mêmes se couchaient toujours assez tard.

Décidément, les choses s’avéraient plus faciles qu’il ne l’avait craint, et il décida de s’arrêter dans un café pour boire une bonne bière fraiche.

Il prit une précaution, dont il avait l’habitude, puis appela le garçon pour lui passer commande.

Il calcula que dans une quinzaine d’heures, très tôt le lendemain, il pourrait mettre un point final à cette affaire, en remettant le dossier du Légerium au général, et il pourrait alors tourner ses pensées vers des horizons plus
agréables, et plus pacifiques.

Il venait d’appeler le garçon pour lui régler sa consommation, lorsque derrière lui, James surgit, fit le tour de la table, et vint s’installer devant lui.

Il avait un large sourire, et après avoir, de son mouchoir, essuyé la sueur qui perlait sur son front, il lui dit :

- Mon salaud ! Tu m’en as donné du mal. ! Je croyais bien que tu allais m’échapper, et je m’en serais voulu toute ma vie.

Comme le garçon venait pour encaisser, James lui dit :

- Deux autres bières. Tout sera pour moi.

Lorsque le garçon se fut éloigné, James reprit

- Bon. Tu as perdu. Tu vas me remettre ce fameux document. Ne fais pas cette tête, la prochaine fois, c’est peut être toi qui gagnera. Il faut être beau joueur. Vois-tu,
j’ai toujours pensé que tu étais très fort, mais qu’en définitive, je le suis plus que toi. Et aujourd’hui, j’en apporte la preuve. Je reconnais que tu m’as donné du fil à retordre, mais ce qui compte, c’est le résultat final, tu es
bien d’accord ?

Pendant que James, tout heureux de l’avoir retrouvé, et d’avoir gagné la partie se laissait aller à une logorrhée
joyeuse, Jean de son côté, avait eu le temps de réfléchir.

(A suivre)
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 21 Oct - 8:11

ouai ! Il faut s'accrocher !
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nane
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MessageSujet: Re: SUR FOND D'ABEILLES   Mer 21 Oct - 9:58

... Il prit une précaution dont il avait l'habitude... ai-je lu...

Cela va-t-il changer les choses ?
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