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 Vingt ans depuis cinquante ans...

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Pascal
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MessageSujet: Vingt ans depuis cinquante ans...   Dim 8 Nov - 17:58

2006.
Vingt ans depuis cinquante ans…
Mon si cher et indispensable Julos,

Voilà que les chardonnerets d’Ecaussines se marrent et voici que les merles en bérets de Tourinnes-La-Grosse font du bruit dans le landerneau de la Wallonie, dans cette Belgique si proche et qui m’est si nécessaire… Parce que mon cher Julos, fidèle à tes habitudes, tu vas avoir 20 ans depuis 50 ans cette année… Et que tes paroles me bercent depuis longtemps, moi qui n’est que 20 ans depuis 26 ans… Tu dois inquiéter nos fourbes technocrates, lisseurs d’avenir et de chimères, n’as-tu pas soulever la révolte ? Avec ton front de Libération des arbres et n’as-tu pas obligé, les pauvres sourds que nous somme à écouter tomber les feuilles de nos arbres intérieurs en instaurant le Front de Libération de l’Oreille ? Souvent, bien souvent… Quand je doute et que j’ai bien mal aux autres, tu m’envoies un de tes communiqués colombophiles, en bon navigateur solitaire sur la mer des mots, tu m’as appris que même si « le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir »
Grand voyageur, tu m’as appris à écouter le poète du Burundi, du Mexique ou de la Chine, la complainte d’Algérie, la mélopée du griot Zaïrois, le conte du Rwanda… En Inde ou au Maroc sur ton petit vélo volant, tu m’as donné le goût et la curiosité des autres… le chanteur du silence de l’ère vidéo-chrétienne, celui qui fait contribuer son public en le faisant pédaler pour alimenter les projecteurs, ta Centrale Electrique Musculaire… Tes instruments inventés l’epace d’un concert et tes pulls enchantés qui empruntent les couleurs de l’arc en ciel que l’on ne regarde plus…. Lorsque je suis en colère… Très souvent, selon mes proches, je me souviens de tes paroles, écrites en cette terrible année 1975, où l’on a pris ton amour, toi qui a su démonté ton chagrin et ta rage pour pouvoir rester toi-même … Tu me donnes une leçon, bien malgré toi, une leçon de vie…
« Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor, un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa douce peau. C'est la société qui est malade, il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre par l'amour et l'amitié et la persuasion.
C'est l'histoire de mon petit amour à moi arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous, ni moi. Je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes deux chéris qui lui ressemblent.

Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches ; le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir,Il faut reboiser l'âme humaine.
Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien aimée ; il n'est de vrai que l'amitié et l'amour.
Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses.
On doit manger, chacun, dit-on un sac de charbon pour aller au paradis, ah comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles. En attendant, à vous autres, mes amis d'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire à quoi je pense aujourd'hui :
Je pense de toute mes forces qu'il faut aimer à tort et à travers ».
Ecoutez ces mots, je pense de toutes mes forces qu’il faut aimer à tort et à travers… Gravez-le au fronton des écoles et des mairies, chantez le dans les rues, les casernes et les maisons de retraites…
L’énergie d’aimer, le moteur du monde…
Ton terroir, c’est les galaxies, j’ai moi aussi des filles qui veulent vider la mer… Chaque fois que je t’écoute et chaque fois que je te lis, je me sens plus humain…
Alors, mon cher Beaucarne, à l’ombre de tes tours, temples et Pagodes Post-industriels, nous resterons ensemble, toutes et tous, épaules contre épaules et attendront gaiement le jour où tu auras 20 ans depuis 60 ans…

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