Le bateau ivre



 
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 La Grenouillère

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aristee
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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Lun 15 Fév - 8:19

- Vous savez qu’en ayant obéi à votre tante, vous risquez gros : Des poursuites pour tentative de meurtre.
Alors si Madame la Directrice et Pierre sont d’accord, vous allez nous écrire tout ce que vous nous avez dit, et nous tâcherons de vous éviter des ennuis. A une condition.

- Laquelle ?

- Vous ne parlez pas à Lise de cette entrevue.
Si vous le faites, je déposerai immédiatement une plainte contre vous pour tentative d’assassinat et peut être même d’assassinat de mon père, puisqu’il en est mort. Nous sommes bien d’accord : Vous reconnaissez les faits, et si
vous ne prévenez pas votre tante, nous ne vous chercherons pas des ennuis.

Il opina de la tête, Madame Lacroix, laissa son fauteuil pour qu’il puisse écrire, et après vérification par chacun de nous, nous avons estimé que Louis Dufour, avait correctement reconnu tous les faits.

Pierre lui demanda, pourquoi il était venu à plusieurs reprises devant chez madame Lacroix pour la surveiller et la suivre.

Il répondit qu’il n’en savait rien, que « tata, le lui avait demandé, sans lui dire pourquoi ». Nous l’avons cru, son air idiot rendait plausible le fait qu’il exécutait les ordres de « Tata » sans demander quoi que ce soit.

Après la sortie de Dufour, je dis aux autres, ce qui m’avait fait poser la question sur l’appartement occupé pas Dufour.

Je pensais, et cela semblait se confirmer, qu’après avoir crié misère auprès de mon père, Lise avait obtenu qu’il achète la moitié de la Grenouillère. Mais cet argent n’était certainement jamais allé à la communauté, il avait du servir à acheter l’appartement de son neveu. Pour confirmer cette hypothèse, il faudrait avoir les dates exactes de le vente de la moitié de la Grenouillère à mon père, et la date d’achat de l’appartement du neveu. J’avais la certitude que les deux dates devaient se suivre dans un laps de temps assez
court.

Pierre proposa de s’occuper de ces vérifications.
Tout en poursuivant ses études, il travaillait à mi-temps dans un gros cabinet d’avocat d’Aix en Provence, et il aurait beaucoup de facilités pour obtenir des renseignements auprès des notaires.

Nous nous sommes séparés très satisfaits des résultats de cette réunion, et je suis rentrée à la Grenouillère.

Les jours suivants ont été consacrés à des visites à maman dont la sortie de l’hôpital devait s’effectuer le 15 Décembre.

CHAPITRE XIV

LE 12 NOVEMBRE

Oui. Nous sommes le 12 Décembre. Cette journée a été importante et chargée. C’est, chaque soir, depuis une semaine, que j’écris l’histoire de mes derniers mois, de cette période, relativement courte, durant laquelle la petite jeune fille, couvée pas deux femmes et sans aucun problème, s’est métamorphosée en une jeune femme qui a acquis une expérience étendue, et des charges affectives et matérielles écrasantes

Ce matin, mon patron, entre deux clients, m’a dit.

- Claudette, je suis content de vous. Je vous propose un contrat à durée indéterminée, et un salaire de 1500 euros. Vous réfléchissez et me donnez une réponse demain. D’accord ? Introduisez le client suivant.

Ma réflexion était déjà faite. C’était oui, évidemment. Je me sentais bien dans ce travail. Je voyais du monde, Je discutais presque en amis avec des clients fidèles, et je crois qu’ils m’aimaient bien.

Avant de reprendre l’écriture de ce carnet, comme je l’avais décidé il y a quelques jours, puisque j’ai une situation stable, je suis allée sur internet pour commander ma barque. Je l’aurai dans une dizaine de jours. Je suis folle de joie. Les promenades sur ma rivière me manquaient.

J’avais réussi à passer le code et la conduite dès le premier essai, et Pierre m’avait trouvé une petite Skoda, que je commençais à avoir bien en mains

(A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Lun 15 Fév - 9:06

Les choses se précises de plus en plus, ils vont bientôt avoir de quoi coincer Lise.

Aristee, au chapitre XIV tu as mis comme titre le 12 Novembre, et après tu parles du 12 décembre, c'est voulu ?

Bonne journée toujours impatiente de lire la suite.

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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Lun 15 Fév - 9:32

Cette histoire va bien se terminer... Enfin je l'espère... Après toutes ces péripéties !
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aristee
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mar 16 Fév - 8:10

Exact Anne. C'est une erruer de ma part ( il doit y en avoir bien d'autres) Nous sommes donc le 12 Décembre.
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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Mar 16 Fév - 8:13

Enfin, je viens de recevoir un coup de fil de Pierre. Entre parenthèse, cet animal est toujours très amical, mais il institue entre nous des rapports frère-sœur qui ne me
plaisent qu’à moitié. Mais passons. Il s’était chargé d’obtenir des renseignements sur les dates des deux ventes : Celle de la moitié de la Grenouillère à mon père, et celle de l’achat de l’appartement de Louis Dufour.
Ces renseignements confirment tout ce que j’avais pressenti.

C’était le 3 Novembre 1990, que pour dépanner les habitantes de la Grenouillère, mon père avait acheté la moitié de la maison. Ma mère, la propriétaire, avait donné tous pouvoirs à Lise Dufour, pour accomplir les formalités, et c’est cette dernière qui avait encaissé les fonds.

C’était le 10 Janvier 1991 que l’appartement avait été acheté par Louis Dufour, qui pour cette transaction,
avait donné tous pouvoirs à sa tante Lise Dufour.

Il y avait entre les deux prix une différence de 50.000 francs, que Lise avait du ajouter de sa propre poche ainsi que les frais notariaux. Ce qui n’avait pas du lui poser de problèmes particuliers

Lise aime beaucoup son neveu qui possède à ses yeux une qualité primordiale : C’est un être falot, influençable et totalement sous sa coupe.

Ce soir, je peux faire un bilan ma foi, assez favorable.

J’ai une situation stable.

Je vais avoir une belle barque toute neuve.

J’ai mon permis de conduire et une voiture.

Je commence à avoir un dossier conséquent à l’encontre de Lise, et en particulier les aveux de son neveu qui la rendent passible de poursuites pour incitation au meurtre

Maman va beaucoup mieux. Elle va revenir dans 3 jours. Je ne serai plus seule dans cette grande maison, et j’en suis heureuse. Elle va reprendre ses traductions de livre, et
sur le plan matériel (dont je serai seule à m’occuper, car pour maman, ce côté matériel de la vie, n’a jamais existé) nous nous en sortirons très bien.

J’en ai bavé, mais je ne le cache pas, je suis assez fière de moi, pour avoir agi, malgré mon jeune âge, avec beaucoup de maturité.

Certes des problèmes subsistent.

Tout d’abord, Lise a toujours sa capacité de nuisance, et je ne sais pas encore comment lui arracher son dard qu’en guêpe furieuse, elle peut continuer à utiliser contre maman et moi.

Et puis, il y a Pierre.
Qu’est ce qu’il a dans le ventre, ou plus exactement dans le cœur cet animal ? Je suis quoi, ou qui, pour lui ?

A vrai dire, je devrais également me poser la question inverse. Il est qui pour moi ?

A la réflexion, et très objectivement, il est surtout le premier garçon à peu près de mon âge que j’ai connu, et auquel j’ai confié mes problèmes très sérieux. Ca rapproche, les confidences ! Mais est-ce que je l’aime ? Franchement, je n’en sais rien. Il faudrait que je possède un amour-étalon, pour me prononcer. Or, je n’en ai pas.

Alors comme disent les Anglais, Wait and see. Je ferai mieux de me concentrer sur le problème Lise.

Ce soir, j’en ai un peu marre. La journée a été chargée. Mais demain soir, je téléphonerai à Jeanne, puis à Pierre, et nous déciderons de la conduite à tenir.
( A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mar 16 Fév - 9:23

Bonjour Aristee, tu vas bien ?

Tout se met en place, le retour de la maman, le dossier bien solide maintenant pour coincer Lise, les questions se posent à titre sentimental... Une jeune fille qui est sortie de son cocon et qui s'éveille à la vie d'adulte.

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Mer 17 Fév - 8:03

Le 13 DECEMBRE

En rentrant du travail, je prends toujours mon courrier au passage au bout du chemin.

Tout à l’heure, au milieu des pubs habituelles, une enveloppe dont l’adresse avait été écrite à la main.
J’ai reconnu l’écriture, et mon cœur s’est mis à battre la chamade.

Qu’allait encore me dire Lise ? Je décidais d’attendre d’être dans la maison, chez moi, bien calfeutrée, pour décacheter l’enveloppe. Je me suis même demandé si je ne devais pas brûler cette lettre sans la lire, tant j’étais certaine qu’elle ne pouvait que m’apporter de nouveaux ennuis. Et puis, la curiosité l’emporta.

Ma chère Claudette

Durant plus de 18 ans, je t’ai élevée, soignée, comme si tu étais ma fille. J’avais fait la même chose pour ta mère, et je continuerai à vous protéger contre toutes les agressions de la vie. Je ne veux pas jouer à la victime, mais il est certain que je vous ai sacrifié ma vie de femme.


Te rends- tu vraiment compte de cette somme de sacrifices que j’ai du faire pour vous ? Je ne le pense pas, sinon, tu ne me poursuivrais pas de ta hargne depuis quelques mois.

Réfléchis bien, ma chérie, à ce que je viens de te dire. Toutes ces années de vie heureuse, que vous avez eues,
ta maman et
toi, grâce à moi, devraient vous inciter, l’une comme l’autre, à passer sur quelques petites erreurs que j’aie pu commettre.

Je ne souhaite qu’une chose : revenir prendre ma place à la Grenouillère, pour vous servir encore jusqu’à la fin de ma vie.

Je t’embrasse affectueusement.

Ta Nounou.

Elle donnait comme adresse, la poste restante d’Orange.

J’étais stupéfaite. « Quelques petites erreurs » avait elle écrit. Elle avait privé maman d’un mari, moi, d’un père, puis elle l’avait fait tuer par son neveu. Elle a escroqué mon père pour pouvoir acheter un appartement à son neveu, et avait
détourné chaque mois 1000 euros sur les petits revenus de la maison.

Pourtant, je commençais à douter.
Les griefs que je viens d’énoncer sont ils réels après tout ? Elle s’exprimait dans sa lettre avec une certaine dignité, comme si mes accusations étaient portées à tort, et que je la faisais souffrir par mon manque de reconnaissance malgré tout ce qu’elle avait fait pour nous.

Pour avoir l’avis de quelqu’un de plus objectif que moi, parce
qu’extérieur à mes problèmes, j’ai téléphoné à Pierre pour lui lire la lettre que je venais de recevoir.

Il écouta attentivement ma lecture, puis me dit que si elle ne me faisait pas autant de mal, il aurait été fier d’avoir rencontré la femme qui, certainement était la plus pourrie que le monde ait connue. Puis il a ajouté :

- Elle est forte, très forte, il faut absolument la mettre hors d’état de nuire. Il serait bon de régler ce problème avant que votre mère ne revienne à la Grenouillère. Elle donne une adresse poste- restante à Orange, mais je suis persuadé qu’elle vit chez son neveu à Marseille. Nous allons y aller ensemble et la prendre à l’improviste. Quand doit sortir votre mère ?

Quand je lui dis que c’était après demain, il a convenu que nous ne pouvions rien faire avant cette date, et il me dit qu’il allait réfléchir.

Voilà. La communication avec Pierre n’a pas levé mes doutes. Après tout, je n’ai pas de preuves incontestables…. mais tout de même, il ne peut y avoir tant de coïncidences. Et son neveu a bien dit que c’est sa tante qui lui avait demandé de renverser mon père avec sa voiture. Peut être ne dit-il pas la vérité ?
Zut !Zut, et zut !!J’arrête pour ce soir, et je vais me coucher.
( A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mer 17 Fév - 9:06

Elle ne va pas se faire avoir quand même !!! Avec tous les éléments qu'elle a en mains ! Ha jeunesse !
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Anne
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mer 17 Fév - 11:14

Un monstre d'hypocrisie cette femme, elle est prête à tout pour retrouver son pouvoir.

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Jeu 18 Fév - 8:20

Le 15 DECEMBRE

Je n’ai pas écrit hier. Je n’avais rien à dire, sinon que mes doutes persistent, à la suite de la lettre de Lise. A la sortie du travail, je suis allée en taxi prendre maman à l’hôpital. Elle est là, à la Grenouillère, à sa place, et vraiment, j’en suis très heureuse. Nous n’avons toujours pas prononcé le nom de Lise, et je ne sais vraiment pas ce qu’elle pense. Demain soir, c’est décidé, j’aborderai moi-même le problème.

Les Brugier ont téléphoné pour souhaiter la bienvenue à maman. Ils sont vraiment chics ces gens là.
Pourtant, du fait des problèmes qu’ils ont eus avec Lise, je ne peux pas demander leur avis : ils ne peuvent être objectifs.

Quand même, indépendamment de mes propres griefs, ils en ont de sérieux, et bien établis, eux, à l’encontre de Lise. Décidemment, je crois que Pierre a raison. Elle est forte, très forte, et elle tente de me récupérer en jouant sur mes sentiments.

J’en avais oublié ce qu’elle avait fait aux Brugier. Mais en y repensant, je ne devrais plus douter : Lise est un être dépravé. C’est en tous cas ce que je pense ce soir. Mais je ne suis pas très fière de moi : Je suis une vraie girouette. J’étais certaine que Lise était un être démoniaque, et il a suffi qu’elle m’écrive une lettre, pour que je ne sois plus sûre de moi. La solution de Pierre est la bonne. Il faut que nous ayons une entrevue avec elle, et là, il faudra bien que la vérité sorte.

LE 16 DECEMBRE

Maman est encore fatiguée.
Elle ne sort guère de sa chambre. Uniquement pour aller faire sa toilette et pour les repas. En revanche, je la trouve calme, et nos conversations dénotent qu’elle a retrouvé un esprit clair.

Demain, dimanche, Pierre vient chez son oncle, et bien sûr, il viendra me voir. J’aime beaucoup Pierre. Lorsque nous nous sommes connus, nous nous sommes engueulés, mais il
s’avère que c’est un très chic type, il m’a beaucoup aidée à supporter mes épreuves.

A son sujet du moins, mon jugement n’a pas changé.

De plus, tous ses conseils se sont avérés judicieux. Mais je pourrais faire une liste de ses qualités sur plusieurs pages, cela ne permettrait pas de répondre à cette question : Aimerais-je être sa femme ? Il me semble que oui, mais je n’en suis pas sûre. Comme pour nous marier, il faudrait qu’une autre condition soit remplie : Qu’il m’aime également, avec mon caractère impulsif, impatient, j’ai décidé de lui en parler demain. Nous verrons bien.

LE 17 DECEMBRE

Dès 10 heures, ce matin, Pierre est venu, pour prendre des nouvelles de maman, a-t-il dit. Mais peut être un peu pour
moi, non ? En tous cas, je l’ai espéré, en le voyant arriver.

Nous sommes allés nous promener le long de la rivière, je lui ai parlé de ma future barque, et comme il faisait frisquet, nous sommes revenus rapidement à la Grenouillère.

Maman était dans sa chambre, et nous étions, Pierre et moi dans le salon.

J’ai décidé d’attaquer le problème que j’avais sur le cœur.

- Mon cher Pierre, avez-vous des projets d’avenir ?

- Bien sûr. Nous faisons tous des projets. Je pense ouvrir un cabinet d’avocat à Orange. Certes, je ne me fais pas d’illusion, les débuts seront durs, matériellement, mais j’aimerais exercer cette profession.

- C’est en effet une belle profession. Et, sur le plan privé,
envisagez-vous un mariage jeune, ou préférez vous d’abord asseoir votre situation matérielle ?

Il me fit un charmant sourire.

- Je ne me marierai sans doute jamais. A moins que la législation française ne soit modifiée.

Je n’avais pas compris cette réflexion, il s’en rendit compte, et fut plus précis :

- Vous n’ignorez pas, Claudette, que la législation française n’admets le mariage qu’entre un homme et une femme.

C’est moi qui me suis prise à rougir. Ainsi, Pierre, mon Pierre, préférait les hommes aux femmes !! J’en ai été vexée, comme si j’étais responsable de ne pas avoir
su me faire aimer de lui.

- Je ne vous ai pas choquée, Claudette ?

- Absolument pas, lui mentis-je, car pas un seul instant je n’avais pensé que ce garçon plein de charmes pouvait ne pas être intéressé par les femmes en général et par moi en particulier.

Mais du moins, la situation était claire. Pierre ne sera donc jamais mon mari.

Je me suis empressée de quitter ce sujet qui m’était désagréable, pour en aborder un autre, qui avait le mérite de me permettre d’être plus naturelle.

- Vous m’aviez dit qu’il faudrait aller voir Lise à l’improviste pour avoir une explication claire et approfondie. Comment
voyez-vous les choses ?

- Très simplement. Nous convenons d’un jour, vous venez à Marseille, et nous débarquons chez les Dufour.

- O.K. Comme je ne suis libre que les dimanches et lundis, pourquoi n’irions-nous pas demain, lundi ?

- D’accord pour demain. Je vous attendrai à la gare Saint Charles de Marseille à 10 heures, et nous foncerons. Je sens, Claudette, que vous avez été remuée par ce que je vous ai dit tout à l’heure.
Mais songez à une chose : Notre amitié durera toujours, car il n’y aura jamais rien de trouble entre nous. Et puis, pendant cette période très pénible que vous traversez, il est préférable que votre esprit ne gambade pas dans des
sphères plus éthérées. Par ailleurs, comme vous êtes jeune et jolie, très jolie même, vous trouverez un merveilleux mari qui sera digne de vous. En ami, je donnerai mon avis. Je ne vous laisserai jamais aller avec un homme médiocre. Et il me fit un grand et tendre sourire

- Je trouvais que vous étiez très digne de moi lui répondis d’une petite voix, un peu ridicule, j’en ai peur.
( A suivre)
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Anne
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Jeu 18 Fév - 11:30

Bing la surprise je ne m'attendais pas à ça, mais c'est bien, mon meilleur ami était homo, malheureusement le sida l'a emporté, et ce fut un ami merveilleux, toujours de bon conseils. Je ne crois qu'elle ne peut pas avoir mieux comme ami. Il va falloir qu'elle accepte, car la normalement c'est sans espoir. Dans la vrai vie en tout cas, dans les histoires on peut rêver autrement.

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Ven 19 Fév - 7:51

- C’est parce que je craignais un peu votre déception que je ne vous en avais pas parlé plus tôt. Mais croyez-moi, vous
devez consacrer vos efforts au règlement des vos comptes avec Lise. Ne vous dispersez pas !!

Grace à notre amitié, nous parviendrons à la démasquer et à lui faire payer ses crimes.

Ouais ! Notre amitié, notre amitié, c’est un beau sentiment, mais pour moi ce n’était qu’une étape vers un sentiment encore plus beau. Je me suis sentie triste toute la soirée.

CHAPITRE XV

18 DÉCEMBRE

Je me suis levée de mauvais poil, mal à l’aise, sans en réaliser la raison. Et puis, la mémoire est vite revenue. Pierre m’avait avoué son homosexualité et par ailleurs, malgré mon humeur généralement combative, j’avais la frousse d’aller affronter Lise chez elle.

C’est vrai que lorsque je suis à la Grenouillère, je suis chez moi, dans mon élément, je sens que je dispose de tous mes moyens, mais là, je vais me trouver en territoire ennemi.
Malgré la présence de Pierre à mes côtés, j’avais bien envie d’annuler notre projet de visite.

J’en fis part à Pierre, mais il me dit qu’au fond de moi, je voulais absolument que les choses soient tirées au clair, dans ces conditions, mieux valait ne pas remettre, et se débarrasser rapidement de cette démarche désagréable.

- Pas de procrastination, me dit-il en riant, persuadé que je ne connaissais pas la signification de ce mot.

Par un hasard extraordinaire, je l’avais rencontré dans un livre quelques jours plus tôt, et j’étais allée me renseigner dans un dictionnaire.
De plus, le même jour, j’avais appris un autre mot un peu calé, ce qui me permit de lui répondre du tac au tac :

- Je crains d’aller encore plus loin et de souffrir de catatonie.

Oh la tête de Pierre !! Je frétillais intérieurement de plaisir, en voyant son air ahuri. Mais il s’est montré beau joueur, et a mis fin à notre match, en proclamant :

- Jeu, set et match pour vous, Claudette !!

Cependant, j’étais toujours réticente, quand, me prenant
par le bras, il me fit monter dans un taxi. Mais en me trouvant devant la maison où était l’appartement acheté par Lise, avec l’argent escroqué à mon père, la colère prit le dessus sur la peur, et c’est avec décision que Pierre et moi, avons grimpé les deux étages qui menaient chez Lise et son neveu.

C’est moi qui ai appuyé sur le bouton de la sonnette. C’est Louis Dufour qui vint nous ouvrir.

Pierre passa devant moi, puis écarta Louis, en lui disant :

- Nous voulons parler à votre tante. Dites-lui que nous sommes là.

Ce fut inutile, car alertée par la sonnette, Lise était entrée dans le hall. Elle eut d’abord un mouvement de recul en nous voyant, puis se composant un visage avenant, elle me dit :

- Ah ! Ma petite chérie ! Comme je suis heureuse que tu viennes me voir ! Mais comment as-tu su que j’étais
ici ?

- C’est une trop longue histoire pour que nous en parlions dans une entrée.

- Mais bien entendu, entrez, entrez !
Nous sommes chez mon neveu, il y a un peu de désordre, n’y faites pas attention.

Nous sommes entrés dans un salon banal. Lise, Pierre et moi nous nous sommes assis, quand à Louis, mal à l’aise, gauche, il était resté debout, ne sachant ce qu’il devait faire. Je le libérais d’un :

- Votre présence, monsieur n’est pas indispensable, du moins pour l’instant.

Avec un soulagement évident, il sortit de la pièce.

Je ne laissais pas Lise prendre l’initiative, et j’attaquais la première.

- Toute ma vie j’ai vécu à vos côtés et ce n’est que depuis peu que j’ai ouvert les yeux sur tous vos agissements.

Sans parler de ce que vous avez fait à d’autres, vous avez abusé de la confiance, que maman et moi, avions en vous.

Vous avez soutiré de l’argent à mon père, pour acheter l’appartement dans lequel nous sommes, vous avez évincé papa, en écrivant des lettres aux noms de maitresses de mon père, inventées par vous. Vous avez contraint mon père à se séparer de sa femme et de sa fille. A cause de vous, je
n’ai pas eu de père. Vous avez demandé à votre neveu, cette loque que nous venons de voir, de tuer papa avec son automobile, et je passe sur de petites saletés comme de couler ma barque.

Vous ne pouvez nier aucun des faits que je viens de retracer. Aurez-vous le courage de l’admettre ?
(A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Ven 19 Fév - 8:42

Va t elle tout nier en bloc ?

Il va falloir attendre encore 24 heures...
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Ven 19 Fév - 9:12

Oui la suite pour demain, je suis intrigué que dira Lise, va t-elle jouer la carte de la repentie ou va t-elle s'indigner ?

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Sam 20 Fév - 8:18

Un silence de plusieurs secondes plana dans la pièce, puis Lise répondit :

- Je suis stupéfaite, oui, stupéfaite de toutes ces accusations, lesquelles, restent sans fondement et sans preuves.

- Donc, vous niez en bloc ?

- Bien entendu.

- L’ennui, c’est que, curieusement ; c’est votre neveu qui a renversé mon père. De plus, il a avoué, par écrit, que c’est sur votre ordre, qu’il est volontairement monté sur le
trottoir, pour heurter mon père, et le blesser mortellement

L’ennui, c’est que maman, la seule propriétaire de la Grenouillère, ne savait pas que vous lui aviez escroqué un pouvoir, pour vendre la moitié de la maison à mon père, auquel vous aviez fait croire que nous avions des problèmes financiers.

L’ennui, c’est que vous avez gardé l’argent, avec lequel très peu de temps plus tard, vous avez acheté au nom de votre neveu, l’appartement dans lequel nous nous trouvons.

L’ennui, c’est que vous avez à coups de hache, démoli le fond de ma barque, pour qu’elle coule dans la rivière.

L’ennui, cela je l’ai déjà dit, c’est que vous avez fait de fausses lettres, pour faire croire à maman que mon père avait des maitresses, et que vous avez réussi à faire partir mon père.

Cela fait beaucoup, non ?

- Pour la barque, tu n’as pas de preuve !!

Je suis restée sidérée pendant de nombreuses secondes avant d’éclater d’un rire nerveux.

- Je t’accuse de meurtre, de détournement de fonds, d’accusations mensongères, et tout ce que tu trouves à dire, c’est qu’il n’y a pas de preuve pour la barque ? Quand je pense que j’ai eu peur de toi !

Pierre qui avait également ri en entendant la réponse de Lise, me dit :

- Sa bêtise est aussi incommensurable que sa méchanceté, et ce n’est pas peu dire.

Puis, se tournant vers elle, il continua :

- Vous avez le choix, madame. Ou vous nous accompagnez au commissariat. J’en ai repéré un, à 3 ou 400 mètres d’ici, ou vous préférez que je téléphone au Commissariat Central, pour que l’on vienne vous chercher manu militari, et que l’on vous embarque, menottes aux poignets dans un fourgon cellulaire. Ce serait un beau spectacle pour tous vos voisins !

Lise était statufiée. Je crois que ce qui lui avait fait le plus mal, était mon rire, et celui de Pierre.

Elle semblait ne plus rien voir, ne plus rien entendre, et Pierre dut insister plusieurs fois pour qu’elle finisse par dire.

- Je vous suis.

Nous sommes allés à pied au commissariat, où Pierre et moi, avons fait de longues dépositions. Nous avons laissé tous les documents que nous avions apportés. Les fausses lettres des maitresses de mon père, les relevés de banque, les dates des ventes de la moitié de La Grenouillère et de l’achat de l’appartement, les aveux du neveu, le dossier me concernant, dans lequel, Lise prévoyait de rééditer la manœuvre qu’elle avait inventée pour les Brugier.

Lise, en dehors de sa demande d’un avocat, n’ouvrit pas la bouche.

Lorsque nous sommes sortis du commissariat, je me rendis compte que je tremblais de tout mon corps. La tension avait
été énorme, et je me sentais fatiguée, fatiguée…..

Pierre m’emmena dans un café, où nous avons bu un Whisky, après quoi, il me ramena à la gare Saint Charles.

J’ai pu, en entrant, écrire le compte rendu de cette journée épuisante, et bien qu’il ne soit que 20 heures trente, je vais me coucher.
( DEMAIN SUITE ET FIN)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 20 Fév - 9:08

Belle histoire que cette histoire ! Tu nous auras tenu(e)s suspendu(e)s à ta plume du début jusqu'à la fin ! Enfin la fin est pour demain ;)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 20 Fév - 11:15

Oui une histoire prenante, tout s'arrange Lise ne fera plus de mal, mais comment finira l'histoire ???

J'attends demain avec impatience.

Bonne journée Aristee.

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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Dim 21 Fév - 8:02

CHAPITRE XVI

LE 20 JANVIER

Je n’avais plus ouvert ce carnet depuis le 18 DÉCEMBRE.

D’ailleurs, il ne s’est pas passé grand-chose depuis cette dernière date.

Le lendemain, j’avais décidé de terminer auprès de ma mère la liste des méfaits de Lise, et en particulier que mon père avait en fait été tué par Lise.
J’avais un peu peur de ses réactions en connaissant la totalité des agissements de Lise. Aussi ai-je essayé d’utiliser les mots les moins crus, les plus édulcorés possibles.

J’avais été extrêmement surprise, et rassurée bien sûr, qu’elle n’ait pas de réactions visibles, et comme je m’en étonnais, elle me répondit.

- J’ai été aveugle très longtemps, mais à l’hôpital, j’ai eu tout le temps de réfléchir.

Je savais déjà, qu’à cause d’elle, j’avais chassé mon mari, alors qu’il n’avait rien à se reprocher, ce qui eut pour résultat que ma fille n’avait pas connu son père. Alors, tout ce qu’elle a pu faire en plus, ne pouvait pas me la faire détester d’avantage.

Certes le meurtre de mon mari est une chose infâme, mais il arrive un moment où l’écoeurement, ayant atteint ses limites, ne peut aller au-delà.

Pardon, ma chérie, pour ne pas avoir eu la force de caractère nécessaire. Elle a brisé ma vie, mais toi, heureusement, tu es jeune et j’espère de tout mon cœur qu’après ces épreuves, peu communes pour une jeune fille, tu auras un avenir heureux.

Je suis devenue (un peu tard hélas !) beaucoup plus lucide, et, la preuve, c’est que si j’en crois mon petit doigt, tu ne serais pas indifférente au très gentil Pierre…..

Non, ma chère maman, pensais-je, Pierre ne m’est pas indifférent, mais, lui, malheureusement, connait d’autres amours. Cependant, je ne voulais pas lui infliger en sus une déception, et je ne lui ai rien répondu.

Depuis cette longue conversation, maman a été complètement transformée.
Elle a pris en main, progressivement tous les problèmes de la maison, et il n’y a aujourd’hui plus trace de cette femme apathique, soumise à sa nounou qu’elle avait été durant tant d’années.

On dit que les peuples heureux n’ont pas d’histoire, et c’est également vrai pour les personnes. Si j’ai dit en commençant ce chapitre qu’il ne s’était pas passé grand-chose, c’est parce que je n’avais pas de malheurs à raconter.

Après une période tourmentée, je vis enfin normalement….

Je suis très heureuse de ma nouvelle barque. Elle m’a été livrée en retard, mais peu importe, car Décembre et Janvier n’ont pas été propices à de longues promenades sur la
rivière. Tout en étant très stable, elle est beaucoup plus légère, beaucoup plus maniable, que ma vieille barque en
bois, et de plus, elle est imputrescible.

Mon travail chez le dentiste me plait beaucoup, et je me sens parfaitement à l’aise dans mes fonctions.

Si tout est redevenu normal et que je n’ai rien d’intéressant à raconter, pourquoi ai-je repris néanmoins ce journal ?

C’est parce que je viens de recevoir un coup de fil de Pierre,
et je pense (peut être ai-je une propension à prendre mes rêves pour des réalités) que ce coup de fil aura des conséquences importantes dans ma vie.

Tout d’abord, il m’annonçait que Lise ne passerait pas aux Assises, comme les autorités judiciaires l’avaient prévu, car, la nuit dernière elle s’est pendue dans sa cellule. Je ne peux pas dire que cette nouvelle m’ait laissée indifférente. Je haïssais cette femme, mais cette fin prématurée est quand même bien triste.

Il est évident que ce n’est pas cette dernière nouvelle qui peut cependant bouleverser ma vie. Je ne peux aller jusqu’à la regretter.

Pierre m’a dit par ailleurs, qu’il viendrait demain chez son oncle, et qu’il fallait absolument qu’il me voie, car mes gros
problèmes étant définitivement réglés, il avait un aveu très important à me faire.

Il m’expliqua qu’il avait dû, pour ne pas compliquer ma vie alors que j’étais très perturbée, travestir la vérité à son sujet. La disparition de Lise, lui permettait maintenant, de
rétablir la vérité.

Je lui ai demandé d’être plus explicite, mais il m’a répondu qu’il préférait me parler de vive voix.

Un aveu ? Je me prends à espérer qu’il m’a fait un mensonge, un seul, un énorme mensonge, mais dont
l’aveu, loin de me déplaire, me remplirait de joie. Oui, mon amour, fais moi l’aveu d’un très vilain mensonge, que je te pardonnerai aussitôt. Cela ne peut être que cela, et lorsque l’on parle d’avoir le cœur dilaté de bonheur, c’est exactement l’impression que je ressens.

Vivement demain. Mais je suis certaine que cette journée marquera le début d’une histoire plus agréable que celle que je viens d’écrire. Une histoire qui ne méritera plus d’être racontée….. ou alors, faire l’objet d’un livre qui pourrait paraitre dans la collection Harlequin.

FIN
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Dim 21 Fév - 8:09

J'ai eu du mal pour passer le dernier épisode dans "REPONDRE", qu'en définitive, je passe dans "réponse rapide"
Par ailleurs quatre mots ne sont pas passés en début d'épisode: "auprès de ma mère"
Il faut lire:
De terminer, auprès de ma mère la liste des méfaits
Curieux, non?
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Dim 21 Fév - 13:05

J'ai rajouté les mots "auprès de ma mère", c'est bizarre quand même en effet que ça ait sauté ainsi.

J'ai remarqué que de copier du traitement de texte et le coller sur le forum qui est en Html fait parfois des trucs étranges, comme ces grands espaces, alors j'édite le texte et je remet tout en place.

Pour en revenir à l'histoire, tu nous laisses sur notre faim, mais nous devinons que son aveux était faux et qu'il est amoureux de Claudette, que maintenant que tout est fini ils vont pouvoir envisager une vie belle d'échange et d'amour, car c'est bien, je crois une histoire d'amour qui commence.

Triste fin pour Lise, un peu comme celle dont parlent les journaux en ce moment....

Je te remercie Aristee, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette histoire, comme une fenêtre journalière qui s'ouvrait sur mes journées pas toujours faciles ces derniers temps.

Je te souhaite un beau dimanche....

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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mer 24 Fév - 10:10

Tout est bien qui finit bien, mais que de péripéties !
Merci Aristée.
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mer 24 Mar - 11:38

je venais lire mais voila je suis inscrite aussi pour te dire que tes histoires me plaisent beaucoup
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   

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