Le bateau ivre



 
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 La Grenouillère

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Anne
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 6 Fév - 10:38

Je suis contente de lire la suite Aristee, hier vraiment ma petite page quotidienne m'a manqué !

Je me doutais bien qu'on reverrais Lise, elle ne manque pas d'air cette bonne femme !

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Dim 7 Fév - 8:18

Elle m’a lancé un grand regard triste. Quelle comédienne, cette femme ! On jurerait qu’elle était la victime d’une effroyable injustice.

Je commençais à composer le numéro de la gendarmerie, quand elle se retourna et partit à pas lents, vers le chemin derrière la maison. Je m’aperçus alors que je tremblais, et je mis un moment pour reprendre mon calme. Je m’étais avancée vers l’angle de la maison pour m’assurer qu’elle était bien partie, et j’eus la surprise de la voir monter dans une voiture qui démarra aussitôt. Ce n’est pas elle qui conduisait (d’ailleurs je ne l’avais jamais vue conduire, elle ne devait pas avoir son permis). Elle était donc avec quelqu’un, et cette constatation accrut ma peur. Ce qui était le plus extraordinaire c’est que lorsque j’étais passée
sur le chemin, quelques minutes avant, il n’y avait pas de voiture, alors que Lise était déjà là, puis, lorsqu’elle est repartie, une voiture l’attendait. Comment son conducteur avait–il été prévenu ? Lise n’avait jamais eu de téléphone portable qu’elle désignait, je me suis toujours demandé pourquoi : « un engin du diable ».

Je suis rentrée dans ma maison, en fermant soigneusement la porte d’entrée, puis je fis le tour de toutes les pièces pour vérifier que personne ne pouvait pénétrer chez moi.

Je m’étais jurée de m’assumer, et de ne déranger personne. Mais j’avais été trop ébranlée par la visite de Lise, et la constatation qu’elle n’était pas toute seule, me fit réellement peur.
J’ai formé le numéro de Pierre, qui me répondit aussitôt.

J’eus un peu honte de moi, car en racontant les derniers évènements, je me rendis compte que ma voix tremblait. Pierre dut s’en apercevoir aussi, car je n’avais pas fini mon récit, que Pierre me dit :

- Calmez-vous, Claudette. Je viens dès demain et nous allons aviser. Vous n’êtes pas seule, et vous avez bien fait de me téléphoner. Mon oncle, auquel je vais téléphoner,
viendra vous prendre demain matin en passant, et vous viendrez avec lui, me chercher à la gare.

Fermez bien toutes les ouvertures de la maison, et tâchez de bien dormir. Dans quelques heures, je serai auprès de vous.

La fin de mon récit le laissa perplexe. Comme moi- même, il avait toujours pensé que Lise était seule, or, lorsque je lui dis que quelqu’un l’avait amenée à la Grenouillère et qu’en tous cas, juste au moment où elle partit, une voiture était là pour la prendre, je sentis qu’il était inquiet.

Comment cette voiture était elle venue, juste au bon moment lui demandais-je?

- Ce problème est secondaire, me dit Pierre. Un signal est facile à transmettre. Il suffit d’avoir un petit appareil dans sa poche sur lequel on appuie, et une autre personne qui possède le même appareil reçoit sur la même longueur d’onde un Bip, qui lui indique que c’est le moment d’agir. Ce qui est plus curieux c’est qu’elle ait un, ou une alliée, alors que vous ne lui connaissiez aucune relation. Quoiqu’il en soit, demain, je serai près de vous. Allez dormir tranquillement.

Le lendemain vers 9 heures, j’entendis un véhicule qui arrivait dans notre chemin. Pensant qu’il s’agissait de monsieur Brugier, je sortis pour l’accueillir.

Mais ce n’était pas lui, C’était une camionnette de livraison rapide. Le chauffeur demanda si j’étais Claudette
Martin et après mon acquiescement, il me dit qu’il avait un colis pour moi, et que je devais donner une signature. Je lui donnais satisfaction et il sortit un gros carton qu’il me proposa de porter dans mon couloir.

Qui pouvait m’envoyer ce colis ? Je pensais aussitôt à Lise, évidemment, et je n’arrivais pas à me décider à l’ouvrir. Puis je vis, que sur le côté, une enveloppe à mon nom était
scotchée. Après l’avoir décollée, je lus.

Mademoiselle

J’ai pensé qu’il était de mon devoir de vous faire parvenir quelques affaires et papiers laissés par votre père.

Meilleurs sentiments.

JEANNE LACROIX

Ce petit mot apaisait mes craintes, et j’ouvris le carton.
( A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Dim 7 Fév - 13:23

Brrrrrrrrr et si ce n'était pas Jeanne Lacroix ?

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Lun 8 Fév - 8:15

Il contenait de nombreuses photos, ce qui me permis de faire la connaissance de mon père, dont je crois l’avoir dit, je ne connaissais même pas le physique. C’était un homme
de taille moyenne, aux cheveux châtains, souvent en tenue sport, et qui avait un sourire éblouissant.

Sur la plupart des photos, il était accompagné de la dame que nous avions vue chez le notaire, mais il y en avait 5 ou 6 sur lesquelles, il était en compagnie de maman, dont l’une était particulièrement touchante

Ils se regardaient, et l’on sentait qu’entre ces deux êtres, un profond amour existait. Sur une seule photo, mon père et ma mère se tenaient par le bras et souriaient, alors qu’ à côté d’eux, Lise, se tenait, raide comme un piquet avait un air sévère.

Cette photo cependant me permit de constater que Lise avait été une belle femme. Elle avait en ce temps là, un
corps splendide. Bien entendu, pour moi, elle avait toujours été ma vieille nounou, mais en voyant cette photo, je compris mieux que cette femme avait pu attirer des hommes et en particulier, mon père et monsieur Brugier.

Il y avait dans le carton, également quelques bibelots sans importance et je me demandais pourquoi, l’ancienne amie
de mon père avait jugé opportun de me les faire parvenir.

En revanche il y avait un carnet épais qui après un examen de quelques minutes me sembla beaucoup plus intéressant.

Il s’agissait d’un carnet dans lequel mon père avait noté les évènements marquants de sa vie, et, laissant le carton dans l’entrée, je suis retournée dans ma chambre pour lire le journal de mon père.

Il l’avait commencé quand il avait retrouvé la nounou, accompagnée de ma mère plusieurs années après avoir quitté Lise. Il parlait de son éblouissement devant la beauté de maman, et écrivait à plusieurs reprises que Lise lui faisait un curieux effet, comme s’il avait tout à craindre de cette femme.

Il avait vu juste, hélas ! Je n’eus pas le loisir de poursuivre ma lecture, car j’entendis une voiture qui s’engageait sur le chemin, et cette fois-ci, il s’agissait bien de monsieur Brugier qui venait me prendre pour aller chercher Pierre à la gare.

Je remis la suite de ma lecture à plus tard.

Durant le trajet, je me surpris à regarder le chauffeur à plusieurs reprises, où plus exactement, c’est lui qui me surprit à le regarder car il me demanda en souriant s’il avait le visage mâchuré.

Je lui répondis que non, et très franchement, je lui racontais, le carton reçu le matin même, et les photos qui m’avaient amenée à imaginer le passé de Lise, dont il faisait partie.

- Bien sûr me dit il on ne peut s’en rendre compte maintenant, mais cette femme avait un charme certain, et il m’a fallu beaucoup de temps pour réaliser combien elle était dangereuse.

Je le dis en pesant mes mots : elle était, et reste, diabolique.

Nous avons accueilli un Pierre à la mine soucieuse, qui se dérida très vite quand il se rendit compte que je ne faisais pas trop mauvaise figure.

Vous m’aviez fait très peur hier soir au téléphone, Claudette. Vous ne pouvez pas rester seule à la Grenouillère. Vous êtes trop jeune, et tant que cette femme
sera dans les parages….

Il ne finit pas sa phrase, mais son sens était évident.

Nous avons déjeuné chez les Brugier, et j’ai eu toutes les peines du monde pour résister aux efforts réunis des trois autres, qui voulaient absolument que je ne retourne pas à la Grenouillère.

- Vous avez une chambre, ici, et rien ne vous empêchera d’aller chez vous dans la journée.

- Rien ne m’empêchera …. de vivre chez moi.
Vous êtes extrêmement gentils, mais si je cédais par crainte de cette femme, j’aurais l’impression de lui concéder la victoire, et cela, je ne le veux à aucun prix !
(A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Lun 8 Fév - 9:55

Et voilà, encore un rebondissement avec cet inconnu qui sert de chauffeur à la nounou !!!!
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Lun 8 Fév - 12:29

Claudette est sage et courageuse car je ne suis pas certaine d'avoir eu à sa place le courage d'aller dormir dans cette maison toute seule.

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Mar 9 Fév - 8:07

Je vais vous faire une promesse qui va vous rassurer. Chaque soir, quand j’aurais fermé la porte d’entrée et vérifié les autres ouvertures, je vous passerai un coup de fil, et vous pourrez dormir tranquilles.

Ils comprirent qu’ils ne me feraient pas revenir sur ma décision.

Nous sommes allés dans l’après midi remettre Pierre au train, et, au retour, les Brugier me déposèrent chez
moi.

Comme je n’avais plus à ressortir, je leur promis de m’enfermer immédiatement, ce que je fis, avant
d’aller dans ma chambre reprendre la lecture du carnet de mon père.

CHAPITRE XII

Lise dans un premier temps, avait essayé de récupérer mon père, et quand elle s’était aperçue de l’inutilité de ses efforts, puisqu’il était tombé follement amoureux de ma mère, elle fit tout pour les séparer.

Mais ma mère était également amoureuse, et Lise ne put empêcher leur mariage.

Cependant, ce n’était pas femme à se laisser évincer et elle résolut de procéder en plusieurs temps. Lise, était une femme intéressée par l’argent, comme j’avais pu le constater, lors de ma visite dans sa chambre, quand j’avais découvert ses divers placements. Dans un premier temps, elle fit à mon père un tableau assez sombre de l’état des
finances de la communauté de la Grenouillère, et elle fit en
sorte, que ce soit mon père qui propose d’acheter la moitié de la Grenouillère, pour apporter de l’argent frais.

Je suppose qu’une bonne partie de cet argent avait été récupérée par Lise, sur ses comptes personnels.

Ayant tiré le maximum de la situation sur le plan matériel, elle passa à la seconde phase, en écrivant les fausses lettres de maitresses supposées de mon père. Ma mère n’était pas de taille, pour résister aux preuves fournies et au lavage de cerveau auquel Lise se livra.

Mon père qui se révélait comme étant un homme bon, mais peut être sans caractère marqué, ne faisait pas le poids, face à la volonté farouche de Lise, et il céda un peu vite à mon goût.
Il est vrai, que cette femme était d’une habilité exceptionnelle.

Papa (j’aime utiliser ce mot que je n’avais jamais employé jusqu’alors) n’écrivait pas tous les jours sur son carnet, loin de là, mais presque chaque fois, lorsqu’il prenait la plume pour raconter un épisode de sa vie, j’y étais mêlée. Il racontait, les lettres envoyées à maman, ses tentatives pour me voir à la sortie de l’école, et il ressortait de ses pages, l’immense crainte qu’il avait de Lise, qu’il jugeait à proprement parler comme démoniaque. C’était une peur superstitieuse dont on sentait qu’il ne pourrait jamais se libérer.

Un passage retint particulièrement mon attention, c’est celui qui concernait l’accident subi par mon père, et son importance est si grande, que je vais le reproduire ici :

« Je marchais sur le trottoir de droite pour me rendre à mon bureau. J’ai soudain entendu un bruit anormal derrière moi, je me suis retourné, et j’ai vu une voiture qui roulait sur le trottoir et me venait dessus. J’ai à peine eu le temps de voir qu’il y avait deux personnes à bord. Il y avait une personne au volant dont je ne peux rien dire, même pas si c’était un homme ou une femme. En revanche, c’était une passagère qui était de mon côté, et sans en avoir la certitude absolue, car tout s’est passé très vite, je suis à peu près certain que c’était Lise. J’ai perdu connaissance pendant un cours instant, puisque lorsque j’ai repris conscience, j’étais encore allongé sur le trottoir avec plein de gens autour de moi qui jacassaient.

La voiture qui m’avait heurté était rouge, et, après les constations faites ultérieurement, je suis sûr qu’il ne s’agissait pas d’un accident, mais d’un attentat. En effet, il a été établi que la voiture était montée sur le trottoir 15 mètres avant de me heurter (d’où le bruit anormal que j’avais entendu). S’il s’était agi d’une fausse manœuvre, le conducteur aurait eu le temps de redescendre dans la rue.
Je suis resté 2 mois à l’hôpital, et je dois dire, que maintenant encore, cela ne va pas fort. »


Un mot, particulièrement m’avait frappée dans ce récit : La voiture qui avait renversé mon papa était rouge. Or, la voiture qui attendait Lise dans mon chemin était rouge aussi. Bien sûr, les voitures rouges ne sont pas rares, mais
quand même…..


( A SUIVRE)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mar 9 Fév - 10:13

Brrrrrrrr cette femme je me doutais bien qu'elle était capable du pire. Aristee, je suis scotché tous les matins à l'ordi pour suivre la suite de l'histoire.

Bonne journée à toi.

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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mar 9 Fév - 10:25

et moi donc !
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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Mer 10 Fév - 8:23

Les derniers mots tracés dans le carnet de mon père, étaient donc : « Cela ne va pas fort » Et en effet, il mourut peu après cet attentat, sans avoir pu s’en remettre.

Je m’étais posé la question, en recevant le carton : Pourquoi cette dame m’avait-elle fait parvenir quelques bibelots sans intérêt, et je compris qu’en fait, ils servaient de prétexte. C’est ce carnet, que la compagne de mon père voulait me faire parvenir, car elle avait du examiner tout ce qu’elle m’envoyait et avait lu, bien évidemment, le carnet de mon père.
Pourquoi voulait-elle que je le lise à mon tour ? Oui, pourquoi ?
Elle seule pourrait répondre à cette question, et je pris la décision d’aller la voir. Le notaire avait donné à maman une copie du testament de papa et je retrouverai facilement l’adresse de Jeanne Lacroix.

Je constatais alors, que j’avais un travail fou devant moi.

Il fallait que j’aille voir maman à l’hôpital, que je prenne rendez vous avec Jeanne Lacroix, que je suive mes cours de code et de conduite à l’auto école, que je m’achète une nouvelle barque, car après l’avoir retirée de la rivière, j’avais constaté que ma vieille chère barque, était en partie pourrie, et trop endommagée pour être réparée. Or, j’avais besoin de reprendre mes promenades en barque. Et cet emploi du temps chargé, je ne pouvais pas le planifier, car le lendemain, j’avais rendez vous chez mon dentiste, pour un entretien d’embauche, et ma disponibilité était dépendante du résultat de cet entretien.

Bien sûr, j’aimerais être embauchée, mais l’idéal serait que le dentiste me dise : « Mademoiselle, je vous embauche, et vous commencerez dans quinze jours » Malheureusement, je ne pouvais pas me faire d’illusion : S’il m’embauchait ce serait pour commencer dès mardi, ou alors….. il ne m’embaucherait pas.

C’est fou. Il y a deux mois, j’étais une adolescente heureuse, sans responsabilité, sans souci, choyée par deux femmes. Mon père était un inconnu qui ne me manquait pas et aujourd’hui, je me retrouvais seule, ma mère était à
l’hôpital avec un pronostic réservé. Celle qui était ma nounou se révélait être une femme dangereuse, d’une méchanceté diabolique. Je devais songer à assurer ma vie matérielle. Mon père, n’était plus un inconnu. Il était plus
vivant pour moi, maintenant qu’il était mort.

Oui, en deux mois, j’étais passée de l’état d’adolescente insouciante, à celui d’une adulte, courbée sous de multiples problèmes.

Il me semblait que j’allais devoir respirer différemment.

Pour que le tableau ne soit pas uniquement négatif, je pouvais ajouter que j’avais rencontré peut être, un début de commencement d’amour… Peut être… peut être…

Finalement, je devais me l’avouer franchement, malgré tous mes problèmes, et même à cause d’eux, j’étais assez fière de moi, d’avoir pu faire face à la métamorphose ultra-rapide de ma vie.

Avant de m’endormir, je suis allée voir, par curiosité, sur mon ordinateur, quelle somme, il faudrait que je consacre à l’achat d’une nouvelle barque. Après la visite de nombreux sites, je suis arrivée à la conclusion, qu’avec environ 800 euros, je pourrais m’acheter une barque de pêche qui me
donnerait satisfaction.

Il était temps d’aller me coucher pour être en forme demain matin, à l’attaque d’une semaine qui s’annonçait chargée.
(A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mer 10 Fév - 10:09

Claudette est en pleine mutation, elle aborde sa vie d'adulte de front. J'aime cette histoire, Aristee elle me plait vraiment beaucoup, car pleine de rebondissements et aussi de fraicheur malgré le personnage sombre de la nounou.

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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Mer 10 Fév - 10:36

Que va lui apprendre la compagne de son père ? Encore un rebondissement ? Même en Bretagne je vais continuer à me plonger avec délice dans la lecture de cette histoire.
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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Jeu 11 Fév - 8:06

CHAPITRE XIII

Il pleuvait, je roulais à bicyclette vers le cabinet du dentiste, et je me disais qu’avant d’acheter la barque, il faudrait que je passe rapidement mon permis de conduire pour m’acheter, en priorité, une petite automobile.

Si j’étais très fière de faire face seule à tous mes problèmes, j’avais pris la décision, pour l’achat de ma voiture, de demander à Pierre de s’en occuper, car c’était un domaine qui m’était totalement étranger.

Entre La Grenouillère et le cabinet du dentiste, il faut parcourir 7 kilomètres, et j’étais bien trempée en arrivant à destination.

Juste devant le cabinet, il y a un marché couvert, où je me suis réfugiée pour me sécher un peu, et me rendre plus présentable.

Je n’avais pas trop eu le temps de penser à l’entrevue que j’allais avoir, et c’est à l’abri du toit du marché, que j’en réalisais toute l’importance. Encore un grand tournant dans ma vie. Le stress m’envahit peu à peu.

Le dentiste allait me trouver trop jeune ! Mes chances d’être acceptée étaient minimes. Puis l’idée qu’après tout, ce n’était que ma première entrevue sérieuse, et que, si ma candidature n’était pas retenue, ce n’était pas si grave, j‘aurais, si nécessaire, d’autres entretiens, c’est
finalement assez décontractée que je sonnais chez le docteur.

Il m’accueillit avec un grand sourire qui me redonna pleine confiance en moi.

Après m’avoir fait asseoir dans un fauteuil de son salon, il me demanda.

- Vous semblez bien jeune, mademoiselle, quel âge avez-vous ?

Et pan !!! Cela n’avait pas tardé. J’avais prévu que mon âge serait un handicap.

-Je vais avoir 19 ans dans deux mois, docteur.

- Donc, vous êtes majeure. C’est parfait.
Dites moi : Si vous deviez travailler avec moi, que pensez-vous que vous auriez à faire ?

- Il me semble que j’aurais à répondre au téléphone, à prendre des rendez-vous, selon les instructions que vous m’auriez données, que je reçoive les clients.
Il faudrait que je m’occupe des papiers de la sécurité sociale pour les patients, que j’encaisse vos honoraires. Après un certain temps, il faudrait que je sois capable de donner une idée approximative du coût de vos interventions, et que j’assure la liaison avec votre ou vos prothésistes dentaires.

- Vous avez déjà travaillé chez un confrère ?

- Non docteur. Je n’ai jamais travaillé.

- Alors, bravo. Vous avez bien résumé vos fonctions. Je vous offre de faire un stage d’un mois. Votre salaire
serait de 1000 euros bruts. Dans un mois, nous examinerions la situation. Si nous sommes satisfaits, l’un de l’autre, vous seriez embauchée à titre définitif, avec un
salaire que nous fixerions à ce moment là.
Qu’en pensez-vous ?

- Je suis d’accord, docteur. Quand faudrait-il que je commence ?

- Ah, oui ! Il y a également ce problème. Il faudrait que vous preniez vos fonctions dès demain matin. Comme je vous l’avais dit l’autre jour, sans secrétaire, je suis débordé et perdu. Il me faut quelqu’un, vite, très vite.

- Je serai là demain matin, docteur. C’est à 8 heures trente, je crois ?

- C’est ça. Essayez d’être là à 8 heures trente, mais ne vous mettez pas martel en tête si vous avez quelques minutes de retard.

Et voilà. J’avais une situation. J’entrais vraiment dans la vie active. Que je gagne ma vie était une chose importante.
Pour mes autres problèmes, je me débrouillerai pour m’en occuper pendant les deux jours de fermeture du cabinet, les Dimanches et Lundis.

En sortant du cabinet dentaire, mon Dieu !! Comme j’étais fière de moi ! J’ai profité de la proximité de l’hôpital pour aller voir maman. J’allais frapper à la porte de sa chambre,
lorsqu’une infirmière en sortit. Elle me prit par le bras, avec un grand sourire, et me dit :

« Votre maman commence à avoir des moments de lucidité. Bien sûr, il ne faut pas crier victoire trop tôt, mais c’est bon signe. Ce matin, j’accompagnais le médecin, qui m’a dit en sortant de la chambre de votre mère : « J’étais pratiquement certain qu’elle ne s’en sortirait pas. Aujourd’hui, je suis pratiquement certain du contraire. Mademoiselle, nous sommes des ânes : Malgré nos diplômes, et nos années d’expérience, nous ne savons rien. »
( A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Jeu 11 Fév - 9:35

Aïe, elle va aller travailler en bicyclette ! Et la voiture rouge ....
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Jeu 11 Fév - 10:47

Sympa ce chapitre tout se met en place, un employeur sympathique, car le coté " pas martel en tête si vous avez quelques minutes de retard ", c'est rare très rare... (sourire) les projets, la maman qui va mieux... chouette tout ça, j'attends demain moi aussi.

Passe une bonne journée Aristee, il neige chez toi aussi ?

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Ven 12 Fév - 8:10

J’ai remercié l’infirmière pour ses paroles d’espoir, et je suis entrée dans la chambre. Ma mère était immobile, les yeux fermés. Je me suis approchée d’elle et lui ai pris la main. Elle a ouvert les yeux, m’a fait un petit sourire triste, et a murmuré :

« Comment vas-tu faire ma chérie ? »

Puis elle a refermé les yeux.
J’ai essayé de lui parler, mais je me rendais bien compte qu’elle ne m’entendait pas. J’étais très émue à la pensée que durant ces quelques secondes de lucidité, c’est à moi qu’elle avait pensé.

Durant la semaine, j’avais une petite fenêtre dans ma journée de travail, puisque le cabinet fermait à 12 heures et ouvrait de 15 heures jusqu’à 19 heures.

Je pouvais donc rentrer à la Grenouillère pour déjeuner, puis, avant de retourner au travail, je pouvais, soit, aller voir maman, soit prendre mes cours à l’auto école.

Après une quinzaine de jours de travail, je commençais à être bien organisée.

J’allais voir maman un jour sur deux. Et l’autre jour, je le consacrais à l’auto-école. Chaque soir, j’avais une communication téléphonique avec Pierre. Un soir c’était lui qui m’appelait, le lendemain, c’était moi.

Pour la barque, j’avais pris la décision de ne la commander que si, après un mois de travail, j’étais embauchée à titre définitif. Ce qui me semblait pratiquement acquis, car
j’aimais ce travail, et mon patron semblait content de
moi. D’ailleurs il me l’avait l’a dit expressément à deux reprises.

Lors de ma dernière visite à l’hôpital, j’ai pu avoir une conversation presque normale avec maman. Certes, elle
s’exprimait lentement, mais ses idées étaient claires. Je jugeais qu’il était encore trot tôt pour lui dire tout ce que j’avais appris sur Lise.

D’ailleurs, à aucun moment, nous n’avons parlé d’elle.

J’avais téléphoné à Jeanne Lacroix. Rendez-vous avait été pris pour le lendemain. Je ne m’étais pas trompée.
C’était bien pour le carnet de papa, qu’elle m’avait envoyé le carton, car elle me dit : « J’attendais votre coup de fil ».

Je me demande ce qu’elle va m’apprendre. Elle va me parler de mon père, c’est probable, mais je suis presque certaine qu’il sera aussi question de Lise.

J’avais rendez vous avec Jeanne, à Marseille, le dimanche, à 14 heures.
Il avait été entendu avec Pierre qu’il viendrait m’attendre à la gare Saint Charles, puis que nous irions déjeuner
ensemble.

Je ne le cache pas, ce fut pour moi un très grand plaisir de revoir Pierre, qui m’avoua se faire constamment du mauvais sang pour moi, et me dit qu’il m’admirait pour avoir su très rapidement me transformer d’une adolescente sans responsabilité ni souci, en une jeune fille maitrisant de nombreux problèmes.

- Maitrisant, c’est vite dit, lui répondis-je, je me sens souvent dépassée. Où est Lise ? Est –ce elle qui a tenté de
tuer mon père ? A-t-elle un, ou une associée ? Me veut-elle vraiment du mal ? Je ne maitrise rien de tout cela, et je voudrais pourtant bien pouvoir éclaircir tous ces points.

- Vous y parviendrez, j’en ai la conviction, et si je peux vous aider, surtout, n’hésitez pas à demander mon aide.

- Je n’hésiterai pas Pierre. Pour commencer, je vais passer le code la semaine prochaine, l’examen de conduite, dans une quinzaine de jours je crois, et pour m’acheter une voiture, je vais vous demander de m’aider à en trouver une.

- Ce sera avec un grand plaisir que je le ferai. Vous me direz la somme que vous entendez consacrer à cet achat, et je
vous promets de vous trouver une très bonne occasion. Pour une première voiture, mieux vaudra commencer par une voiture d’occasion.

- D’accord, Pierre, et merci. Vous me retirerez une belle épine du pied.
( A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Ven 12 Fév - 10:03

Beaucoup d'espoir et toujours des projets...

Merci Aristee, passe une bonne journée et à demain.

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Sam 13 Fév - 10:53

J’avais pris un taxi pour me rendre à l’adresse de Jeanne Lacroix. Elle habitait une villa en banlieue, et m’accueillit avec un grand sourire, ce qui m’étonna tout de même un peu, car je me souvenais que chez le notaire, elle n’avait pas été très sympathique, et en tous cas très distante.

Elle me donna elle-même l’explication dès le début de notre entretien.
Elle m’expliqua qu’elle était allée chez le notaire avec une rage de dents encore douloureuse malgré les analgésiques absorbés, et qu’elle avait été impatiente de retourner chez elle.

Je la remerciais de m’avoir fait parvenir quelques souvenirs de mon père, et elle me répondit, ce que je savais déjà, qu’elle voulait surtout que je lise son carnet.

- Je pensais bien que vous voudriez venir me voir, et je suis heureuse de ne pas m’être trompée.

Votre père et moi, étions très attachés l’un à l’autre. Je ne suis pas encore remise de ce drame affreux.

- Avez-vous des éléments nouveaux à m’apporter sur
l’accident de mon père ?

- Votre père était certain que votre nourrice, Lise, était assise aux côtés du chauffeur de la voiture qui l’avait renversé, et pour lui, il s’agissait d’un attentat, et non d’un accident.

- C’est en effet ce que papa écrivait dans son carnet. Mais avez-vous d’autres renseignements.

- Je le pense. La voiture qui l’avait renversée était rouge. Or durant plusieurs jours, une voiture rouge est venue se garer tout près de ma villa. Le conducteur, était un homme d’une cinquantaine d’années, qui restait à son volant, comme s’il se contentait d’examiner les lieux pour noter les faits et gestes d’une personne. J’ai eu confirmation que mon hypothèse était la bonne. J’avais demandé à une amie de
venir chez moi, et de bien surveiller l’automobile rouge, puis je suis sortie de chez moi avec ma voiture pour aller faire quelques courses. Il m’a semblé avoir vu, à plusieurs reprises, une voiture rouge derrière moi, et lorsque je suis rentrée chez moi, mon amie m’a confirmé que dès mon départ, la voiture rouge était partie comme pour effectuer une filature.

Je me demande quel intérêt je peux représenter pour ces gens là.

- Je l’ignore également, lui dis-je, mais un fait est certain, cette Lise est très intéressée par l’argent de mon père. Cela
l’avait amenée à acheter la moitié de la Grenouillère, prétextant que nous avions des ennuis financiers, et je suis persuadée qu’une partie au moins de l’argent versé par mon père est allée sur les propres comptes de Lise. Or, vous aussi, vous avez reçu une partie des capitaux de mon père….. d’ici à penser que vos capitaux l’intéressent..

Jeanne poussa un cri

- Attendez, attendez !!! Vous m’ouvrez des horizons. Il y a peut être un lien avec la société dont votre père m’a donné la direction.

Il me semblait que le visage du conducteur de la voiture rouge me disait quelque chose. J’en suis maintenant pratiquement certaine.

C’est quelqu’un qui travaille dans ma société

Je vais étudier ce problème.
Mais je me demande ce qu’ils pourraient faire contre moi. Votre père m’a légué ses actions qui font que je suis majoritaire, et donc en fait propriétaire de cette société. Je ne vois pas quels ennuis ils pourraient me susciter ?

Moi non plus, je ne voyais pas, mais Lise m’inspirait une telle terreur que je ne pouvais fixer aucune limite à ses pouvoirs.

Bien entendu, madame Lacroix et moi-même avons pris l’engagement de nous tenir mutuellement au courant, de tous faits nouveaux concernant Lise.

Après avoir quitté Jeanne, j’avais pris rendez vous avec Pierre auquel je racontais la conversation que je venais d’avoir. Lui non plus ne voyait pas ce que Lise pourrait faire, pour récupérer les actions que mon père avait léguées à madame Lacroix.

( A suivre)
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 13 Fév - 12:04

476 lectures, pas mal du tout Aristee, tu as vu ?

Je crois que beaucoup de lecteurs ne sont pas inscrits sur le navire !

Cette fameuse Lise est vraiment inquiétante et ne semble avoir peur de rien.

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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 13 Fév - 14:14

Anne a écrit:
476 lectures, pas mal du tout Aristee, tu as vu ?

Je crois que beaucoup de lecteurs ne sont pas inscrits sur le navire !

Cette fameuse Lise est vraiment inquiétante et ne semble avoir peur de rien.

Soyons objectifs! Lorsque je passe un épisode, le matin, cela compte pour 2 ou 3 visites. Alors compte tenu du nombre d'épisodes, s'il en est de même pour les vrais visiteurs, il doit y en avoir réellement 3 ou 4 par jour. Mais la qualité de l'auditoire vient suppléer au nombre.
Bonne journée. Ici il fait toujours froid.Comme le demandait l'autre jour un garçonnet en pleurnichant et trépignant: " Dis maman, c'est quand le printemps"?
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 13 Fév - 14:52

Aristee, je ne vais pas poliméquer sur le nombre de visiteurs mais il me semble quand même que le nombre est en augmentation... bea
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Sam 13 Fév - 18:11

Sérieux, c'est vrai ce que tu dis Aristee, mais regarde les autres écrits, ils me semblent qu'ils n'avaient pas autant de lecteurs. Puis je vois de plus en plus d'invités, et quand je jette un œil sur mon panneau ou je peux voir si c'est une personne véritable ou un robot (google yahoo etc) il y a beaucoup de vraies personnes sur la page du forum... tu sais je vérifie de temps en temps pour voir comment évolue le forum, savoir si c'est des robots et ou bel et bien des lecteurs. Ça me permet aussi de vérifier le positionnement du forum sur le net.

Tu as raison, à quand le printemps, je crois que tout le monde en as un peu marre maintenant de ce froid. Ici ciel toujours gris blanc, toujours des petits flocons de neige et ce froid qui pénètre.

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MessageSujet: LA GRENOUILLERE   Dim 14 Fév - 7:39

Dans la soirée, je suis rentrée à la Grenouillère, assez satisfaite de mon voyage, car madame Lacroix semblait être pour moi une alliée, mais un peu dépitée, que Pierre se soit montré toujours aussi amical, sans se départir d’une certaine réserve. Enfin, c’est moi qui considérait qu’il s’agissait d’une certaine réserve, mais peut être suis-je trop pressée de vivre quelque chose à deux ?

Le lendemain de mon voyage à Marseille, Jeanne me passa un coup de fil.

Elle avait cru reconnaitre dans le conducteur de la voiture rouge, l’un de ses employés. Elle était allée dans le service comptabilité, et avait formellement identifié le bonhomme.

Renseignements pris auprès de son service du personnel, elle sut qu’il s’appelait Louis Dufour.
Elle ignorait le nom de famille de Lise, et je lui appris que son patronyme était également Dufour… Les choses se précisaient.

Le conducteur de la voiture rouge, l’allié de Lise, était donc quelqu’un de sa famille.

Jeanne se proposait de trouver un motif professionnel pour faire venir Louis Dufour dans son bureau, afin qu’il ne soit pas mis en alerte, et elle me proposait d’assister à l’entretien, pour le cuisiner.

En fin de compte, c’est le lundi suivant que nous avons fixé la convocation de Louis Dufour dans le bureau de sa patronne, et Pierre et moi, serions également dans le bureau pour essayer de déstabiliser le bonhomme et lui tirer le maximum de renseignements.

Nous étions donc ce lundi, Pierre, Jeanne et moi dans le bureau directorial quand Louis Dufour, convoqué, frappa à la porte. Lorsqu’il entra, à son air apeuré, nous savions déjà que nous arriverions à le faire craquer.

C’était un homme d’une cinquantaine d’années, une peu courbé, le front bas, les yeux très enfoncés, visiblement mal à l’aise dans sa peau, et encore plus mal dans le bureau de la Directrice.

Jeanne lui posa la première question :

- Vous vous appelez Louis Dufour. Avez-vous une parente qui s’appelle Lise Dufour ?

Il ne bougea pas, ne répondit pas, et c’est Pierre qui décida de prendre le relai d’une voix forte et menaçante.

- Madame la Directrice, vous demande si vous êtes apparenté à Lise Dufour. Refusez- vous de répondre ?

Il fit un geste de la tête de dénégation.

- Alors ? Qui est-elle pour vous.

D’une petite voix, il murmura : C’est Tata.

- Bien. C’est votre tante. Comme vous portez le même nom, je suppose que le frère de Lise est votre père ?

Il acquiesça de la tête

- Vous n’êtes pas très bavard ! Actuellement votre tante vit chez vous ?

- Oui.

- Vous possédez une voiture rouge, n’est ce pas ?

- Oui.

- Et vous avez essayé de tuer votre patron ?

Complètement affolé, il se mit à trembler, et devint plus loquace.

- Non, non, ce n’est pas moi, moi, je ne voulais pas. C’est ma tante qui m’a obligé….

- Ce n’est pas votre tante qui tenait le volant, quand même !!!

- Non, mais elle voulait que je le fasse, et quand tata veut quelque chose….

Une idée me traversa l’esprit, et à mon tour je m’adressais au neveu de Lise.

- Etes- vous locataire de votre appartement ?

- Non. Je suis propriétaire.

- Depuis quand ?

- Je ne sais pas, à peu près 16 ou 17 ans.

- Il y a seize ou dix sept ans, vous aviez assez d’argent pour acheter un appartement ?

- Non. C’est ma tata qui m’a donné l’argent.

Je n’ai pas voulu prolonger l’interrogatoire plus loin, dans ce domaine, car des vérifications étaient nécessaires.

Je lui dis seulement.
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Dim 14 Fév - 9:33

Encore une victime enfin une marionnette de Lise. Cette femme est vraiment monstrueuse.
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MessageSujet: Re: La Grenouillère   Dim 14 Fév - 12:33

Oui tout à fait, et la coupure nous garde en suspend, qui lui as-t-elle dit Claudette ?

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